Nous sommes quelques milliards sur la même planète, quelques dizaines dans cette rue.
Nous sommes condamnés à vivre ensemble diraient certains, je préfère me dire que nous avons la chance de vivre ensemble. En plus, nous avons la chance de vivre dans un lieu privilégié, à Cimiez à Nice, je ne suis pas sûr que tout le monde vive dans de telles conditions.
Comme la communication entre voisins semble se faire principalement via des mots affichés du style “Stop incivilités avenue du Puits”, je me permets de prendre ma plume (électronique) en développant un peu plus. Hier soir, en rentrant du travail, je me suis retrouvé enfermé en dehors de chez moi. Parce que je suis étourdi et que j’ai oublié ma clef? Non, parce que j’ai trouvé une rue fermée à clefs, et qu’on ne m’avait ni prévenu, ni fourni une clef.
En ce jour c’est encore le cas, et je ne suis pas le seul à ne pas avoir de clef. Est-ce un concept décent de vivre-ensemble? Personnellement, je ne pense pas. Si c’est votre concept, au lieu d’être en colère, je préfère être triste pour vous.
Vous avez voté la fermeture de la rue, la fermeture sur soi diraient sans doute les quelques 600 personnes qui ont voté la pétition contre cette fermeture. En fervent démocrate, je ne peux que suivre la majorité, même si je doute que ce soit un vote parfaitement éclairé. Car une démocratie ne peut fonctionner correctement que si elle est éclairée. Par contre, pourrions-nous éviter l’idiocratie et ne fermer la rue qu’à partir du moment où la totalité des résident.e.s (désolé si l’écriture inclusive vous gêne, c’est juste pour n’exclure personne) ont une clé?
Cordialement