Au CSA, respectez et faites respecter notre DROIT au pluralisme politique.

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« Le Conseil constitutionnel a estimé en 1986 puis en 1989 que « le respect du pluralisme est une des conditions de la démocratie » et que, plus largement, le pluralisme « constitue le fondement de la démocratie ». ( Site du CSA )

« Le principe de pluralisme désigne un objectif constitutionnel tendant à assurer une représentation des différents courants d'expression socioculturels ».

Hors, chaque citoyen peut constater qu’entre les « affaires », les manœuvres politiciennes, le quasi monopole dans les médias audio-visuels du temps de parole et d’antenne réservé à cinq candidats, notre DROIT au pluralisme politique nous est littéralement confisqué dans cette campagne électorale présidentielle de 2017.

Selon les sources du CSA, entre le 1er février et le 26 février 2017, les médias audio-visuels  – 10 chaînes généralistes, 4 chaînes d’info et 10 radios - ont octroyé 774 heures de temps d’antenne à la trentaine de candidats à l’élection présidentielle.

Sur ces 774 heures, 708 heures – soit 92 % - ont bénéficié à seulement cinq candidats :

François Fillon :                267 heures   soit  35%

Emmanuel Macron :        159  heures   soit  21%

Marine Le Pen :               118  heures   soit  15%

Benoît Hamon :                110  heures   soit  14%

Jean – Luc Mélenchon :   53  heures    soit    7% 

L’ensemble des autres candidats a dû se contenter de 66 heures de temps d’antenne, ce temps se réduisant, pour nombre d’entre eux, à seulement quelques minutes voire à aucun temps d’antenne.

« Concernant l’élection présidentielle, le principe d’équité remplace désormais celui d’égalité du temps de parole durant la période allant de la publication de la liste des candidats jusqu’à la veille de la campagne « officielle » ».

Comment le CSA peut-il justifier « l’équité » du temps d’antenne lorsque 5 candidats monopolisent 92 % de ce temps et que même ces 92% sont répartis sans la moindre « équité » ?

De fait, cette « équité » n’en a que le nom et ce d’autant plus que la prise en compte, par le CSA, des éléments permettant son appréciation semblent être à géométrie variable. 

« Ainsi, l'appréciation de la notion d'équité se fonde sur deux séries d’éléments :

1) la représentativité des candidats qui prend en compte, en particulier, les résultats du candidat ou de la formation politique aux plus récentes élections

2) la capacité à manifester concrètement leur implication dans la campagne : organisation de réunions publiques, participation à des débats, désignation d'un mandataire financier et, plus généralement, toute initiative permettant de porter à la connaissance du public les éléments du programme du candidat ».

Sur la deuxième série d’éléments d’appréciation, plusieurs candidats répondent aux critères indiqués. En plus des cinq candidats des « grands partis traditionnels », peuvent notamment être cités, Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Philppe Poutou…

Sur la première série d’éléments, tous les candidats ne représentant pas « les grands partis traditionnels » sont donc de facto lourdement pénalisés par les critères indiqués… enfin tous sauf un : le candidat Emmanuel Macron.

En effet, Emmanuel Macron ne représente aucun « grand parti traditionnel » car il ne peut se prévaloir d’aucune élection à titre personnel ni d’aucun résultat à aucune élection puisque son mouvement En Marche n’a présenté aucun candidat à une quelconque élection avant celle-ci.

De plus, d’après un article du Monde du 7 mars, Nathalie Arthaud, François Asselineau, Philippe Poutou ou encore Charlotte Marchandise ont fait plus de meetings qu’Emmanuel Macron.

Dans ces conditions, comment Emmanuel Macron a-t-il pu bénéficier de 159 heures de temps d’antenne, alors que par exemple, les quatre candidats cités ci-dessus peinent à totaliser le 100ème du temps de celui-ci, sans que le CSA ne soit intervenu ?

Sur la période considérée, la répartition des temps de parole et d’antenne entre les candidats est injuste, injustifiée et injustifiable. Elle nous prive d’un droit démocratique fondamental qui est celui du droit au pluralisme politique.

Aussi, nous demandons instamment au CSA de respecter notre DROIT au pluralisme politique et de le faire respecter aux médias audio-visuels en exigeant une véritable équité de temps de parole et d’antenne entre TOUS les candidats qui mènent une réelle campagne électorale présidentielle, mesurable par leurs actions et notamment par leur quête indispensable des 500 parrainages.

 



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