Petition updateNon à l'expulsion des femmes et enfants de la maison des Trois paroissesUn courrier au Préfet, et une attente !
DAL 49, en alliance avec PSN49 et l'Assemblée de lutte pour le logement initiée par la Grande Ourse
Aug 10, 2016
Angers, le 13 juillet 2016 M. Blanchard Daniel Siège social de l’Association des jeunes de la Roseraie 23, Bd Robert D’Arbrissel – 49000 Angers À l’attention de Madame Abollivier, Préfet de Maine et Loire Place Michel Debré 49934 Angers Madame le Préfet, Par la présente, nous sollicitons une entrevue urgente sur la condition des familles Rromani occupant depuis octobre 2015, la maison des Trois paroisses située au 82, chemin des 3 paroisses, 49130 les Ponts de Cé. Dans moins d’1 mois, la date limite permettra juridiquement l’expulsion des occupants de l’habitation. Il s’agit de familles avec jeunes enfants, bébés, et jeunes femmes. Nous ne pouvons accepter qu’en France, des femmes et des enfants puissent être menacés d’être jetés à la rue par le Conseil départemental en charge de la protection de la famille et particulièrement des enfants. Tous les enfants en âge de l’être sont scolarisés au quartier de la Roseraie et découvrent un univers stable ; les rejeter à la rue relève de la mise en danger de personnes vulnérables et constitue de la part du Conseil départemental un manquement à une de ses obligations les plus essentielles. Cette maison avait été préemptée par le Conseil départemental dans le cadre du projet de Rocade sud ; projet qui a été abandonné par la suite ; une expulsion de ces familles ne présente donc plus ni un caractère d’urgence, ni un caractère d’utilité publique si ce n’est de mettre en danger des personnes vulnérables. Il n’est pas inutile de rappeler qu’un de vos prédécesseurs, Monsieur Cabane avait refusé l’usage de la force publique pour expulser des réfugiés d’une maison, rue de La Röe, à Mr Antonini, alors maire d’Angers, tant qu’une solution de relogement n’avait pas été trouvée, au motif que leur expulsion serait un plus grand trouble à l’ordre public que leur maintien dans les lieux. Quinze jours plus tard, la situation était débloquée par le relogement de tous les habitants. Les discriminations, l’exclusion et la précarité sociale de cette population spécifique est une des préoccupations de la Commission européenne car elle concerne de nombreux états membres. L’absence de logement est une atteinte à la dignité humaine au sens de l’article 1er de la Convention européenne des droits de l’Homme. Le maintien dans leur habitation actuelle apparaît comme une condition du succès de leur accompagnement et de leur insertion. Nous avons besoin de temps supplémentaire pour aboutir car un logement est un pas essentiel vers la stabilité sociale. Nous avons le soutien de 1029 personnes et associations. Celles-ci sont informées de l’évolution de la situation à travers les mises à jour d’une pétition intitulée « Non à l’expulsion des femmes et enfants de la maison des trois paroisses ». Suspendre l’expulsion serait un devoir du Conseil départemental et répondrait à ses obligations d’aide aux familles en difficulté, de solidarité, et de protection de l’enfance. Au cas où ce Conseil départemental ne serait pas sensible à la cohérence de sa mission de service public, il serait à votre honneur d’y répondre défavorablement pour assurer la sécurité de personnes vulnérables et le maintien de l’ordre public. Dans l’attente d’une convocation de votre part, nous vous prions d’agréer, Madame le Préfet, l’expression de nos sentiments respectueux. D Blanchard de l’AJR Pierre-Jean Bourdon du CSSP49
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