bernard PHILIPPEFrance

Jun 18, 2023
SNU. LES SYNDICATS ENSEIGNANTS SONT CONTRE
Article du Monde du 15/06/2023: « SNU : le gouvernement acte l’organisation de séjours sur le temps scolaire, en dépit de l’opposition de tous les syndicats enseignants »
Eléa Pommiers écrit:
La secrétaire d’Etat à la jeunesse, Sarah El Haïry, a annoncé que les établissements volontaires pourraient engager une ou plusieurs classes de seconde dans des « projets » qui impliqueront la participation au séjour de cohésion de douze jours du service national universel.
Opposition unanime des syndicats enseignants
- D’engouement, il n’est toutefois pas question au sein de la communauté éducative, qui a très largement exprimé son rejet de ce projet. « Retirer douze jours d’école à des élèves à l’heure où Emmanuel Macron fait la chasse aux heures de cours perdues ne manque pas de contradiction », dénonce Sophie Vénétitay, du SNES-FSU, pour qui cette mesure est « très loin de ce dont ont besoin nos jeunes, et de ce dont a besoin l’école ». Parmi les organisations syndicales enseignantes, la colère et la lassitude sont prégnantes après cette nouvelle décision prise en dépit de leur opposition unanime. « Comme pour le pacte enseignant, il y a une commande politique qu’il faut à tout prix respecter, peu importe que tout le monde estime que ce n’est pas la solution », déplore la syndicaliste.
- « L’éducation nationale n’a pas à être le dépotoir des lubies du président de la République », cingle le Syndicat national des lycées et collèges dans un communiqué. « Quoi qu’en pense le président, l’école a encore sa raison d’être. (...) Elle ne doit pas se transformer en agence de voyages pour colonies pseudo-intégratrices qui viendrait compenser ce que l’école ferait mal », déclarait aussi l’UNSA, fin mai.
- Même franc refus du côté des parents d’élèves de la FCPE, dont le président, Grégoire Ensel, dénonce cette nouvelle mesure pour un lycée « déjà sous forte tension en raison de la réforme du baccalauréat ». L’association critique également la « distorsion des moyens » entre les futures « classes d’engagement », dont les séjours seront intégralement financés, alors que « les autres professeurs sont à la peine pour financer leurs voyages et leurs projets ». « L’école publique manque cruellement de moyens et d’enseignants, nous réclamons que tous les fonds du SNU reviennent aux politiques de jeunesse et à l’éducation nationale », revendique M. Ensel.
Mais le gouvernement s’accroche !
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