Contre la maltraitance des jeunes sourds

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PÉTITION CONTRE LA MALTRAITANCE DES JEUNES SOURDS !

Peut-on accepter qu’un élève sourd ayant un niveau scolaire de CE1 et des difficultés de compréhension de la langue orale soit du jour au lendemain inclus dans une classe de 3e ?

Le droit à l'éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental !

Dans la circulaire de février 2017 du bulletin officiel de l’Education Nationale, il est rappelé que :

« Les élèves sourds, comme les autres élèves, ont un droit fondamental à l'éducation. Ce droit impose au système éducatif de s'adapter aux besoins particuliers de ces jeunes afin de leur offrir les meilleures chances de réussite scolaire à partir d'une diversité de parcours : la scolarisation en classe ordinaire ; la scolarisation en Ulis ; la scolarisation en PEJS (Pôle d’enseignement des jeunes sourds), la scolarisation en unité d'enseignement (UE). »

Dans le Val d’Oise , des inspecteurs Education Nationale ont décidé de fermer un mois après la rentrée scolaire 2018 la seule structure du département « de type » UE qui accueillait deux groupes de collégiens sourds dont certains en très grande difficulté d’apprentissage avec ou sans troubles cognitifs.

Cette fermeture est intervenue de façon abrupte, l’éducation nationale n’a pas respecté le travail des équipes pluridisciplinaires en les prenant de court et en ne les informant qu’au minimum quant aux réorientations des jeunes, de même que les parents et les enfants. Ils ont fait preuve d’irrespect vis-à-vis du cadre de scolarisation :

Aucune précaution n’a été prise pour que cette orientation se passe le moins mal possible :

-  Les parents ont été prévenus la veille pour le lendemain du changement de collège.

-  Leur arrivée n’a pas été préparée dans l’ULIS par l’Education Nationale, et les jeunes se trouvent dans des situations où il leur est impossible de comprendre les cours dans lesquels ils se trouvent.

-  Les professionnels de l’EIDC travaillant au collège Claude Monet ou à l’ULIS n’ont pas été informés de ce départ précipité et n’ont pu préparer les jeunes.

 

Ces bouleversements sont intervenus suite à une réunion scandaleuse tenue le vendredi 28 septembre, lors de laquelle des décisions d’orientation de jeunes sourds se sont faites sur demande de l’Education Nationale et où les inspecteurs ont eu un comportement irrespectueux envers les jeunes, leurs familles et l’EIDC (Ecole Intégrée D. Casanova).

-    Dénigrant devant les parents le travail fait par l’EIDC en général, et en particulier les qualifications de ses professeurs CAPEJS (diplôme de niveau I reconnu par ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche), qui ne seraient pas de même niveau que les enseignants EN.

-   Certains jeunes étant présents, Ils n’avaient pas prévu d’interprète en langue des signes.

-    Ne prévoyant pas d’interprète pour les parents non francophones.

-   Ils n’ont par exemple pas voulu se soumettre à l’interdiction de vapoter au sein de l’établissement malgré le rappel de la directrice adjointe de l’EIDC !

·   La raison invoquée est la non-conformité des inscriptions des jeunes. En effet, selon le bulletin officiel 17 du 23 avril 2009, les élèves n’avaient pas d’établissement scolaire de référence ni de projet personnalisé de scolarisation. Cette situation était connue de l’Education Nationale depuis plusieurs années et était en cours de régularisation auprès de l’Agence Régionale de Santé. Cette dernière est en voie de délivrer un agrément à l’EIDC, afin d’officialiser la prise en charge de ces élèves. Nonobstant cette structure  était en conformité avec le bulletin officiel 17 du 23 avril 2009 car son projet pédagogique apparaît dans le projet d’établissement de l’EIDC (Ecole Intégrée D. Casanova). Un coordinateur pédagogique de l’Education Nationale était présent en la personne de la directrice de l’EIDC, organisant et animant les actions de l’UE. Conformément à l’article 8 du même bulletin, jusqu’au … ? une convention avait été signée entre le chef d’établissement du collège Claude Monet et l’EIDC concernant l’utilisation des locaux. Des enseignements dispensés par des professeurs CAPEJS permettaient aux jeunes de bénéficier d’enseignements adaptés à leurs besoins spécifiques tout en suivant les programmes de l’Education Nationale.Certains professeurs de l’ULIS ont déjà remarqué les énormes difficultés voire l'impossibilité qu’ils auraient à adapter leurs cours pour certains de ces  élèves.

Des jeunes orientés sur l’ULIS sont angoissés, pleurent et n’ont que pour seule réponse  « on a confiance en toi, ça va aller, tu vas faire des efforts, tu vas mieux articuler ». Par ailleurs, les parents se sentent trahis. Lors de la réunion où il a été décidé de son orientation vers l’Ulis, un jeune élève a exprimé ses difficultés à s’exprimer à l’oral en raison de sa surdité.  On lui a répondu qu’il faudra dorénavant qu’il fasse des efforts quand il sera en classe ordinaire.

Les jeunes restés alors à Claude Monet sont sous le choc en découvrant l’absence de leurs amis au collège, ils n’ont même pas pu leur dire au revoir. Ils vivent avec l’angoisse de ne pas savoir où ils vont être orientés.

Nous, collectif CASA Jeune Sourds, sommes très inquiets pour l’avenir des jeunes. Depuis sa création l’EIDC travaille avec l’Education Nationale, et l’Education Nationale, par le biais de ces inspecteurs, fait dysfonctionner de manière extrêmement grave les prises en charge des enfants que la Maison Départementale des Personnes Handicapées a orienté vers les établissements médico-sociaux. Ce qui représentait une richesse plurielle est en voie de démantèlement au profit d’une inclusion qui met en réalité les élèves en exclusion sociale, éducative et scolaire. Agissons ensemble, plus fort, pour que la souffrance cesse. Chaque enfant dans son département a droit à une adaptation que ce soit en PEJS (Le pôle d'enseignement des jeunes sourds), en Ulis, en établissement ordinaire ou en Unité d’Enseignement Externalisée, en fonction des besoins et compétences réelles de chaque jeune.  

Nous demandons que l’agrément demandé pour l’EIDC de classes spécialisées (SEES - COLLEGE) soit accepté au plus vite par l’ARS afin de permettre que les jeunes collégiens sourds du Val d’Oise aient la possibilité d’un enseignement adapté à leurs besoins spécifiques.



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