Collectif AED/AESH tous unis pour nos revendications !

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Actuellement, le Ministre de l’EDUCATION NATIONALE, Monsieur Blanquer, ne s’est toujours pas penché sur la situation des AESH et des AED.

En effet, depuis des années, ce sont les personnes en bas de l’échelle sociale qui trinquent en subissant la pression de leur hiérarchie ainsi qu’une surcharge de travail dû au manque de personnel. Il faut savoir que des AED ont un contrat sur 39 semaines, pendant maximum six ans, après cela, ils doivent se reconvertir ou se diriger dans des établissements privés car des cdi y sont envisageables.

Le Ministère ou le Rectorat n’hésitent pas à utiliser des contractuels AED, AESH pour combler les manques dans les établissements scolaires. Malheureusement, beaucoup d’AED et d’AESH doivent cumuler un deuxième emploi pour subvenir à leurs dépenses, garde d’enfants, frais d’essence etc.
D’autant plus que certains AESH se retrouvent sur deux établissements, la plupart ont une quotité de 20h par semaine ce qui engendre d’énormes frais.

Pour cette rentrée 2018, les professeurs des les établissements prioritaires bénéficient d’une augmentation de la prime Rép+ au mérite jusqu’à hauteur de 3000 euros par an. Mais est-ce que le Ministère a pensé aux AED et aux AESH exerçants dans les zones difficiles ? Et bien non, encore une fois, nous sommes oubliés du système ; Pourtant le salaire n’est que de 1204€ et environ 600€ pour les AED/AESH à mi-temps.

Bénéficier de la prime nous permettrait d’obtenir une certaine reconnaissance morale et financière.
La plupart des d’AESH/AED aiment leur emploi et y investissent toute leur énergie mais malheureusement, ils finissent par lâcher prise allant jusqu’à démissionner pour des raisons financières et morales. Le Ministère veut faire des économies mais il ne se rend pas compte qu’il appauvrit les pauvres et enrichit les riches.

Qui est-ce qui trinque ?
C’est encore une fois la « classe populaire » qui subit.

Des milliers d’enfants handicapés se retrouvent sans AESH et doivent faire face aux difficultés sociales et scolaires malgré un énorme budget alloué à l’Education nationale.
Tout en sachant que beaucoup d’AESH sont à mi-temps, sous-payés pour les compétences attendues, le Ministre privilégie les économies au détriment de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Depuis de nombreuses années, la situation est critique, la quotité des postes est pour la plupart des mi-temps avec un salaire ne dépassant pas les 700€.

L’expérience et l’ancienneté des AESH n’est jamais prise en compte, en effet, en cas de changement d’Académie l'AESH doit recommencer un CDD de 6 ans avant de prétendre à nouveau au CDI.

Le salaire ne peut pas augmenter si l’expérience n’est pas prise en compte. Ils n'ont pas non plus, le privilège de choisir leurs secteurs géographiques, ce qui les oblige à des trajets coûteux au vu de leur rémunération.

Pour les AESH chanceux, ils arrivent à signer un Cdi mais c’est un contrat empoisonné car la plupart sont des temps partiels imposés de 24h hebdomadaire ce qui ne leurs permet pas de souscrire un prêt bancaire et de vivre correctement. De plus, les AESH ne sont pas formés aux divers handicaps ce qui ne permet pas d’accompagner l’élève de manière satisfaisante et sécurisante pour les deux parties.

Avec un statut précaire les AED sont confrontés aux violences des élèves, physiques ou verbales, et nous observons une suppression du nombre de postes donc une réduction d'effectifs ce qui engendre une surcharge de travail. Malheureusement, une démotivation se fait ressentir au sein de la vie scolaire qui subit la pression des absences de professeurs ou de collègues. « Les devoirs faits » sont une arnaque à proprement dit, en effet, dans de nombreux établissements, les assistants d'éducation et les Aides Pédagogiques se retrouvent à participer au dispositif « devoirs faits » sur leurs temps de services.

Un budget est pourtant prévu à cet effet et aurait permis de les rémunérer en heures supplémentaires. Aucune prime Rép/Rép+ en vue pour le personnel précaire (Aed,Aesh) en établissement prioritaire, le problème n’est même pas énoncé au Ministère c'est une honte, qu'il y ait autant d'inégalité sociale. Les emplois précaires ont malheureusement toujours existé mais c'est un avantage pour l'Etat qui fait de fort belles économies, il nous recrute et nous lâche sans aucun remords.

Le Collectif AED/AESH



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