Petition updateCNRS: nouveau système de gestion des missions, on n'en peut plus!Lettre ouverte au PDG du CNRS
Pierre LIVINGSTONEFrance
Oct 17, 2023

Bonjour à tous

Une semaine après le lancement véritable de cette pétition son succès appelle une suite. C’est pourquoi j’ai rédigé au nom des signataires une lettre ouverte au PDG du CNRS, reprenant les éléments de la pétition et vos commentaires. Cette lettre sera transmise à la direction du CNRS et à des journalistes. Vous pouvez la diffuser à qui vous voulez si vous y adhérez; j’espère avoir rendu correctement le sentiment général :

Aix en Provence le 17/10/23

 

Lettre ouverte au PDG du CNRS, Antoine Petit

 

Cher Collègue

 

En tant qu’animateur de la pétition intitulée « CNRS: nouveau système de gestion des missions, on n'en peut plus! » et que vous pouvez découvrir ici - https://chng.it/ZCL8TKTKcv - je vous demande au nom de tous les signataires de prendre la mesure de ce mouvement de ras le bol généralisé, qui en dix jours seulement a réuni plus de mille deux cents signatures provenant de toute la France, des doctorants, post-doc et contractuels, jeunes chercheurs aux directeurs d’unité, en passant par les gestionnaires et ITA. Parmi ces signataires au moins* 12 Médaillés d’Argent, 28 de Bronze, 2 de Cristal, une académicienne, des titulaires d’ERC, des membres de l’IUF, etc.. 

Les commentaires postés sont particulièrement édifiants (un florilège joint à la fin de cette lettre), et il ne suffira pas de paroles rassurantes du style « ça ira mieux demain » pour rasséréner le personnel de la recherche.

 La direction du CNRS doit envoyer un signal fort pour empêcher la recherche française de se démobiliser complètement face au harcèlement administratif. 

Que faire avec ces logiciels maudits ? C’est à ceux qui ont conçu cette agression caractérisée contre la recherche française de trouver une solution, mais il ne faut pas espérer que les personnels baisseront la tête face à cette énorme goutte d’eau qui a fait déborder le vase déjà bien plein des entraves administratives à la Recherche.

 

Avec mes salutations respectueuses

 

 

 

Pierre Rochette, Professeur Aix-Marseille Université, Médaille d’Argent du CNRS.

 

*j’ai arrêté le décompte après 600 signatures


 

 

Commentaires (à partir du plus récent, au 15/10/23):

Je signe parce que :

Pierre C. : Le nouveau système de gestion des missions est pour l'instant catastrophique et chronophage tant pour le personnel de l'administration que pour les chercheurs. Il est tout simplement incroyable et scandaleux qu'un outil si peu testé et immature ait pu être imposé à l'ensemble de la communauté alors que cette plateforme, qui touche à une part essentielle de l'activité de la recherche, devrait être simple, efficace et ne pas poser de problèmes à chaque étapes comme c'est le case aujourd'hui. 

Antoine B. : Les démarches sont inutilement compliquées, et finissent par être bien plus coûteuses (en temps et donc en argent) que les économies que ces démarches sont censées procurer. 

Nadine H. : J'ai déjà perdu beaucoup de temps à essuyer les plâtres pour une mission toute simple cet été. Et en ce moment je vois les administratives qui s'épuisent à essayer de faire passer des missions où chaque fois, il y a un point qui coince. C'est un logiciel qui est mal conçu dès le départ, en tous cas pour nos besoins. Il vaut mieux l'abandonner. 

LYDIE S. :

... parce que j'aimerais pouvoir faire mon métier de chercheuse 

Sébastien D. :DR CNRS, je suis témoin de la détresse quotidienne du personnel administratif, qui met parfois une journée entière ou plus à valider une seule mission, sans même parler du déplacement des charges administratives sur les chercheurs, ou des problèmes pour partir en mission. Si la plate-forme simplifie le travail de personnes au sein de l’institution (?), ce n'est ni celui des personnels de laboratoire, ni celui des chercheurs. Je ne suis pas contre la mise en place de nouveau outils d’automatisation (même si on peut s’interroger sur l’impact de ces derniers sur l’emploi au CNRS), mais celui-ci me semble avoir été mis en place sans prendre en compte les besoins et les avis de ses utilisateurs quotidiens qui sont les chercheurs et le personnel administratif des laboratoires.

Damien G. : on a dépassé la limite de l'acceptable!

Jerome G. : Il est devenu impossible de faire le métier que j'ai choisi. Pour ceux qui le remplissent, je suggère d'utiliser le CRAC comme canal de protestation.

William G.: Une bonne âme pour créer une pétition demandant simplement à prendre au sérieux le rapport du conseil scientifique du CNRS sur les entraves administratives, et à suivre ses recommandations ? Le diagnostique a été déjà fait et est largement partagé...

Marine B. : Responsable administrative d'unité, je suis d'accord sur le principe de mettre en place un outils de type Etamine, notilus qui a vocation à améliorer et fluidifier la gestion des missions mais … Il faut faire ça bien!

 1) d'abord construire l'outils avec les utilisateurs et là c'est sure que ce sont des gens qui ne connaissent pas le quotidien des unités de recherche qui ont fait ces logiciels. Ex : "Voulez-vous émettre cet élément ?". Quel élément? Emettre à qui?. Autre ex: "Emettre" à la fin (3carrés vert et 1 carré gris) = clôturer la mission avec impossibilité de revenir en arrière. Si vous n'avez pas créer un état de frais, vous pouvez tout recommencer à zéro! Le nombre d'étape de validation est dingue avec un nombre d'acteurs important. On ne sais jamais quand c'est à nous ou à qqn d'autres d'agir. 2) Il faut de l'accompagnement et une période de transition. Alors oui une version beta de Etamine était en test depuis quelques temps mais clairement le problème n'est pas dans Etamine mais dans Notilus qui a été mis en production au niveau national en bloquant tous les anciens systèmes de gestion des missions et c'est la que la catastrophe arrive. En plus des bugs systèmes, l'outils est tout sauf intuitif, les mode opératoire fourni incomplet, les formations faites avant même d'avoir l'outils pour le tester et sur des supports de formations donnés le matin même aux formateurs qui ne connaissent pas l'outils… Quel dénis de la charge administrative qui était déjà considérable pour tout le monde que de penser que d'apprendre et de comprendre un nouveau système (même sans bug) allez se faire sans douleur! 3) mais c'est un autre sujet presque- il faut revoir tous les marchés missions qui ne sont pas compétents!!!! Impossible de trouver des hôtels convenables dans les grandes villes.

Donc je signe la pétition non pas contre l'outils mais contre la méthode de mise en place forcée et en niant l'impact désastreux que cela pouvait avoir sur les personnels administratifs et des chercheurs, on est loin de la prise en compte de la QVT qu'on exige de mettre en place à notre niveau.

Meghyn B. : DR CNRS, fatiguée et frustrée par la lourdeur des procédures administratives qui ne cesse de s'accroitre et qui me fait perdre de temps pour mon vrai métier (la recherche!), solidaire avec nos personnels administratifs qui sont en grande souffrance à cause des outils et règles complètement inadaptés.

Marc M. : Cet été, les bugs du trio des applis pour les missions m'a particulièrement éprouvé (et je n'ai pas encore eu le courage de m'attaquer au retour de mission). 3 jours à s'arracher les cheveux pour un simple billet d'avion. Sur les missions d’ailleurs, la demande systématique de factures provoque aussi un stress supplémentaire en mission dans des pays où les hôteliers et restaurateurs ne sont pas très coopératifs et ont commencé à abandonner le papier. Les factures par email n'arrivent pas, probablement à cause des pare-feux des serveurs du CNRS.

Paul C. : j'ai de trop nombreux collègues CR et DR, excellents chercheurs, qui ne peuvent exercer leur métier correctement et souffrent de plus en plus de cette inflation administrative.

Bruno G. : Il faut simplifier les démarches administratives…. On en peut plus!

Stanislas R. : L'administration ralenti la recherche au lieu de l'accompagner. Les rôles sont inversés, les chercheurs doivent rendre des comptes aux administrations en continu.

Jean-Philippe B. : DR CNRS, je suis sidéré par la nullité absolue de ces nouveaux systèmes qui nous sont imposés. Jamais on avait envisager d'atteindre un tel niveau de bureaucratie qui ferait meme s'arracher les cheveux les staliniens les plus endurcis.

1/ Cauchemar pour les chercheurs 2/ Cauchemar pour la direction qui doit passer son temps à valider chaque fait et geste de chercheur 3/ Cauchemar pour l'administration qui se trouve dans une situation totalement delirante. La pression mise sur les personnels ITAs est une honte absolue.

On nous impose un systeme au dela de bancal, non testé, non validé.Au final, ce systeme est une charge lourde supplementaire pour tous les acteurs des laboratoires.

Honte à ceux qui nous n'ont imposé. Revenons à la situation de Juin 2023.

Pascal R. : j'en ai marre de la bureaucratisation stérile de l'ESR en général.

Christophe D. : un excellent outil pour nous dégoûter de faire des missions, surcharger et démotiver les personnels administratifs et la direction, qui doit valider 3 ou 4 fois une mission !

Stéphane G. : je souhaite une simplification et non une bureaucratisation outrancière des taches administratives.

Frederic C. : On n'en peut plus de passer tout notre temps à faire un boulot de gestionnaire qui n'est pas le notre. Les outils informatiques sensés nous aidés, mais pensés par des personnes déconnectées du travail dans les laboratoires (et probablement du travail productif et intellectuel tout simplement), nous font perdre encore plus de temps. Pour quel résultat in fine: trouver des tarifs (nuits d'hôtel et billets avion/train) plus élevés que ceux accessible sur Internet en quelques clicks. Cela pourrait être profondément risible, mais c'est insupportable et un beau fiasco de notre administration.

Bruno G. : Ce nouveau système est une aberration, totalement contre-productif

Marianne I. : Nos gestionnaires sont proches du burn out!

Et nous devons faire encore plus de tâches administratives (perte de temps sur notre réel métier : la recherche!)

SACHA M. : Le système de mission une vrai usine à gaz, depuis trois jours je n'arrive pas à remplir le document, une fois que j'y arrive impossible de le transmettre pour validation.

Gaël E. : J'attends depuis un an le remboursement de mes frais d'une mission à l'étranger pour laquelle j'ai avancer sur mes deniers personnels environs 1500 €. Après de multiple relance de notre gestionnaire auprès du service financier de notre délégation, leur response est qu'il faut ressaisir la mission sur le nouvel outil Etamine. C'est kafkaien ou ubuesque, ou plus prosaiquement un grand foutage de gueule. Donc oui y en a marre de leur suffisance et leur mépris a écouter les usagers.

Francesca F. : Cela ne laisse pas "plus de temps pour le recherche" c est juste une usine à gaz que le CNRS paye bien chère en plus...

Thierry A. : Même si ce système fonctionne un jour, on va tous perdre beaucoup de temps. Face à l'accroissement de la charge, il faudra alors embaucher de nouveaux administratifs qui auront a coeur de pondre un système plus compliqué encore, etc, jusqu'a la mort thermodynamique du CNRS.

Catherine C. : quand ce qui pouvait en principe être une bonne idée (dematérialisation des missions) se transforme en calvaire! et personne à contacter sur ces sites pour signaler les dysfonctionnements et poser des questions!

Christophe K. : Nous avons perdu énormément de temps à faire valider nos billets de train, avion. Cela représente un évènement de non qualité, ainsi qu'une source de stress supplémentaire.

Charles P. : On voit ici malheureusement le pire de l'administration française, où l'administratif nourrit l'administratif dans un cercle vicieux qui étouffe tout le reste. On sait aussi que toutes ces règles font passer le message très clair qu'on ne fait en fait pas confiance à nos chercheurs et qu'on veut surveiller à tout instant ce qu'ils font, dans une quête illusoire de contrôle total des activités de chacun d'entre eux.

Thierry G. : Au delà du problème actuel des missions, depuis plus de vingt ans, nous observons et subissons une inflation administrative et procédurale de plus en plus insupportable, qui nous entrave toujours plus dans notre travail de recherche. Certains personnels administratifs des laboratoires et délégations régionales sont dans un état de stress et de démoralisation qu'il est indigne de nier et auxquels il faut absolument remédier.

La direction du CNRS doit être vent debout contre cette évolution. Au lieu de la minimiser, elle doit la dénoncer clairement, quitte à déplaire à nos gouvernants et tutelles.

Frederic D. : une journée entière pour préparer et finaliser une mission......

Laurent R. : je suis personnel CNRS et j'en peux plus des entraves administratives

Angelos C. : L'objectif du travail des chercheurs n'est pas de justifier une activité de gestion de la recherche, qui, étapes par étapes, se construit en entravant la mission affichée du CNRS, à savoir repousser les frontières de la connaissance.

aude B. : C'est un cirque sans nom et une aberration totale ! Mon voyage via ce biais coûte au minimum 400€...250€ quand je passe directement par la SNCF ! Et en plus les horaires sont beaucoup mieux pour moi....

Célia P. : ce nouveau système n'est pas fonctionnel, c'est une perte de temps et une infantilisation des chercheurs, et, à terme, la fin des fonctions support dans les laboratoires.

Xavier B. : Je subis le calvaire depuis des mois.

Xavier V. : Un navrant exemple de la Reine Rouge, pour continuer à faire quelque chose de simple (commander des billets pour une mission, s'arranger avec son/sa gestionnaire pour l'OM et les états de frais) on est confronté à une usine à gaz, trois logiciels qui communiquent mal entre eux, un sacré mal de tete au bout du compte, et au final c'est le temps dédié à la science qui recule...

Nelly M. : Sous couvert de simplification administrative, nous sommes en réalité de plus en plus submergés par des lourdeurs administratives depuis plusieurs années telles que je me demande toujours qu'elle sera la nouvelle couche ajoutée l'année suivante dans cet empilement qui étouffe la recherche et nos personnels administratifs. Loin de simplification, l'impression est plutôt à une volonté de contrôle de plus en plus étriqué de actions de recherche et des chercheurs. Les départs en mission en sont l'exemple mais pas que. Le ressenti est un climat de défiance vis à vis des chercheurs qui se traduit par une manque général de souplesse dans l'exercice de notre métier. La non prise en compte de cet état général par la direction du CNRS est inquiétante et absolument inappropriée à la situation.

Sophie A. : quoique non CNRS je voyage aussi pour le CNRS et que l'explosion récente de ces procédures administratives aussi défiantes que mal pensées est un gâchis humain et un gaspillage colossal de temps agent (et d'argent public)

Daniel F. : Nos conditions pour partir en mission sont honteuses - des hôtels en ZA/ZI ou bas de gamme, des remboursements totalement insuffisants pour manger autre que dans des fast-foods. Comme si c'était un privilège et des vacances payés, et non des missions parmi les plus importantes de notre travail. Et désormais une charge administrative délirante.

Mathieu G. : Ces nouveaux « outils » entrave notre travail de recherche…

Le conseil scientifique du CNRS a fait un magnifique travail de synthèse ici:

https://www.cnrs.fr/comitenational/cs/recommandations/Rapport_Entraves_vf.pdf

Nos dirigeants sont bien trop déconnectés pour entendre leur personnel… On ne sait plus comment avancer…

Ce nouvel épisode (Notilus+Etamine+ goélette+…) ressemble à une provocation après ce rapport du CS… et les messages de PDG ou de Coudroy (administrateur général et DGDR) ressemblent eux à des insultes à tout le personnel du CNRS.

Comment sortir de cette dégradation continue de nos conditions de travail…?

Thierry G. : Notre direction doit prendre conscience que la simplification administrative qu'elle affiche est très loin du compte. Transférer aux chercheurs les tâches administratives tout en les alourdissant n'est pas une simplification.

Nathalie C. : Aujourd'hui en mission, je suis partie finalement grâce à booking et sncf connect... après des semaines de demandes rejetées par le système mis en place. L'impact sur les agents, et en 1er lieu les services administratifs, est catastrophique.

henri S. : Je suis 100% d’accord avec ce texte de petition. Contrairement à ce que le pdg du cnrs a récemment affirmé aucune simplification administrative n’est constatée ou prévue à l’horizon. Au contraire les complexités administratives se sont très sensiblement accrues depuis ces 5 dernières années. Partir en mission notamment est devenu un vrai parcours du combattant.Il est grand temps que la direction du cnrs entende cela.

Carole P. :je pense que quitte à passer du temps à tout faire et refaire sans cesse, on pourrait nous laisser réserver nos billets et hébergements sur les plateformes commerciales existantes qui sont, pour la plupart, bien faites et performantes.

Magali A. :Je valide et contre valide tout ce qui est dit pas mes co-signataires. C'est au point que j'en deviens complotiste, et oui c'est dire. Et si ces plateformes et la politique de la recherche en France depuis des années ne reflétait qu'un choix délibéré de nous empêcher de faire notre metier. Objectif : étouffer en douce les laboratoires, puis les accuser de ne pas être excellents ou performants et enfin les fermer sans histoires?

Yannick K. : Je signe parce que j'en suis au point où je me demande avant de partir en mission si ça vaut le coût, tellement les formalités administratives sont fastidieuses. Simplification: un mot que nos dirigeants ne semble pas comprendre.          

jean-louis M. :je souhaite que les conditions de travail au CNRS ne continuent pas à se détériorer et que le chercheur n'ai pas à passer un temps fou pour pouvoir partir en mission!

Olivier T. : Cette bureaucratisation absurde et ces complications administratives incessantes (et parfaitement in utiles) vont à l'encontre même de ce doit être un travail de recherche.

Olivier S. : Contrairement à ce que dit la présidence de l'organisme, il ne s'agit pas d'une simple série de bugs des applications informatiques, mais c'est l'ensemble du système qui est mauvais, car non seulement il fait perdre un temps précieux à tout le monde (chercheurs et agents administratifs) mais aussi il instaure un 'workflow' qui déshumanise le travail de tous! Lire aussi cet article:

https://www.nextinpact.com/article/72455/cnrs-gestion-missions-completement-buguee

Pierdavide C. : l'application mobile Notilus est inutilisable, les "Guide missionnaires" ne contiennent pas d'information utile pour résoudre les problèmes, il est impossible de réserver un train couchette en France etc.

Henri-Claude N. : dématérialisation, sublimation, évaporation, annihilation, capitulation, exaspération...

Sylvie B. : Je signe parce que ce système est insupportable, fait sans concertation, chronophage pour chercheur.e.s et gestionnaires.

J'aimerai d'ailleurs connaitre le coût de la mise en place de ce système infernal de gestion des missions!

Julien A. : chercheur CNRS, membre élu section 18, en accord total avec le texte. Le fossé de compréhension entre les chercheurs et leur administration doit être comblé au plus vite!!!

mélanie D. : cela devient impossible de faire notre travail ! Je passe plus de temps à réfléchir comment appréhender ces volets logistiques qu'à faire mon travail de chercheuse !!! C'est ubuesque et c'est à se demander si le CNRS ne veut pas mettre fin à la recherche de terrain.

Anne S. :Nous sommes submergés par les tâches administratives et avons de moins en moins de temps pour la recherche. Nous subissions des délais absurdes imposés par les marchés publics et des procédures chronophages, qui coûtent très cher en temps chercheur aux organismes de recherche. Cela relève de la maltraitance administrative. Et si le travail des chercheurs et enseignants chercheurs conserve un sens, celui des gestionnaires est tellement entravé et laborieux que ces personnels perdent peu à peu le sens de leur activité.

Francoise C. :Je signe parce que ce système est insupportable, aussi bien pour les gestionnaires que les chercheur.e.s. Je signe parce que la lettre de M.Antoine Petit dit combien les dirigeants du CNRS ont une vision hors-sol des réalités. Je signe parce que rien n'a été pensé correctement... ex.: impossible de faire une mission sans frais à présent :-/

Je signe parce que j'ignore quel est le sens de cette monstruosité logicielle administrative, mais je ne pressens rien de bon ! Je signe, parce que je suis indignée !

Christine P. : Etamine-Notilus-Goelet c'est une usine a gaz destinée à faire craquer les gestionnaires et les missionnaires

Pierre R. : je signe parce que je refuse de baisser les bras face à tout ce qui nous pousse de l'intérieur du système à ne plus faire notre beau métier de chercheur

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