URGENT: contre les quotas ministériels des oiseaux à tuer cet automne

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 Bonjour amis des oiseaux, 

Nous avons été alertés par un article du site Humanité et Biodiversité  dont Monsieur Hubert REEVES est Président d’honneur.Ce site engage les internautes à commenter négativement la consultation publique du ministère de l’Ecologie, consultation obligatoire selon l’article L. 424-4 du code de l’Environnement. DATE LIMITE de ces consultations : le 14 août 2018.

Cependant, cette démarche est insuffisante. C’est pourquoi, même si le temps nous est compté pour la consultation publique, (une semaine) nous pensons qu’il faut AUSSI mettre une pétition facile d’accès sur Change.org, qui, elle, ne sera pas limitée dans le temps car les mesures doivent être prises courant septembre.

Quand vous aurez signé la pétition de Change.org adressée à Monsieur HULOT, pensez bien à donner votre avis sur le site du ministère.

Vous pouvez copier cette pétition ou la personnaliser sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/chasses-traditionnelles-et-determination-des-a1850.html?id_rubrique=2

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PETITION au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire qui veut  augmenter les quotas déjà très élevés des  captures cruelles de centaines de milliers d’oiseaux « de passage » dès cet automne 2018


 Monsieur le MINISTRE,

Ces pratiques de chasses sont dites « traditionnelles »… car elles dérogent aux directives européennes. Elles datent d’une période où les populations rurales ont pu avoir besoin de se nourrir de protéines animales à bon compte.

Ce n’est plus justifié aujourd’hui. D’autant que la capture est difficilement contrôlable, et cruelle :

 1°/ Difficilement contrôlable :

Lorsque la police de la nature arrive sur place, si jamais elle arrive, il est souvent trop tard. Et quand bien même, lorsqu’un pinson ou un chardonneret est pris et que le garde arrive, le piégeur a beau jeu de dire qu’il allait le relâcher.


2°/ Cruelle :

Lors de leurs opérations de contrôle, les associations ont souvent trouvé des oiseaux blessés voire même morts dans les pièges. Au stress s’ajoutent les heurts
physiques contre les pièges, la violence des lacets et collets, la souffrance des oiseaux collés par les pattes ou les plumes des ailes…

LES ARRETES MINISTERIELS PREVUS

 1°/ Arrêté ministériel prévoyant la capture de l’alouette des champs aux « pantes » et « matoles » dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et- Garonne et des Pyrénées-Atlantiques :

·        La chasse aux pantes dans ces 4 départements du Sud-Ouest consiste à capturer des alouettes des champs à l’aide de grands filets horizontaux (pantes) disposés au sol et déclenchés au moment opportun par un chasseur qui attire les oiseaux grâce à un appelant maintenu « au noir » pendant plusieurs jours. Pour mémoire, un « appelant » est un oiseau qu'on retient dans une volière, et dont les cris doivent attirer les autres oiseaux. Il a souvent été capturé dans des conditions qui sont décrites ci-dessous.

·        La chasse à la matole consiste à capturer l’alouette à l’aide de petites cages  (matoles) disposées au sol, technique utilisée pour le braconnage des ortolans et des pinsons.

·       Les chasseurs ont déclaré n’avoir capturé « que » 106.285 alouettes l’an dernier grâce à ces techniques. Pourtant, cette année encore, le quota fixé par le ministère porte sur 370.000 alouettes, qui s’ajoutent aux 180.000 déjà chassées au fusil chaque année.

·       Pourquoi autoriser la capture de 3,5 fois plus d’alouettes que ce qui a été déclaré pour la saison précédente ?  Un tableau de chasse irresponsable quand on a conscience du déclin continuel de l’espèce en France (déclin de 33% des nicheurs entre 1989 et 2015) et en Europe (déclin de 56% des nicheurs entre 1980 et 2015.

·       De plus, les matoles, ces cages grillagées qui ont servi trop longtemps à capturer des bruants ortolans fin août début septembre, ne sont pas sélectives puisque d’autres espèces comme les pinsons, les verdiers, les chardonnerets et bien d’autres se font prendre et restent souvent des heures prisonnières.

·       Certains oiseaux pourtant officiellement protégés sont blessés, d’autres meurent.

 2°/ Arrêté ministériel prévoyant la capture des grives et merles noirs aux gluaux dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse :

·       La technique des gluaux consiste à enduire de glu de fins bâtons disposés dans les arbres et sur lesquels viendront se piéger les grives et merles noirs. Officiellement, les oiseaux capturés serviront tristement d’appelants pour la chasse à tir de leurs congénères (voir plus haut).

·       Bien entendu, il s’agit d’une pratique non sélective puisque n’importe quel oiseau autre que les grives et merles noirs peut se retrouver englué, ce qui a conduit en 2004 la Cour de justice de l’Union Européenne à condamner l’Espagne qui autorisait une pratique similaire.

·       Malgré l’obligation de relâcher les spécimens d’espèces non ciblées, ceux-ci ont peu de chances de survivre, surtout les petits passereaux (mésanges, rouges-gorges, etc.) : articulations démises en se débattant et mutilations, plumes arrachées par la glu, intoxication due aux solvants chimiques utilisés pour décoller les oiseaux (« traditionnellement » cela se faisait avec de la cendre !).

·       Alors que les chasseurs déclarent avoir capturé 42.319 oiseaux pendant la saison 2017-2018 (chiffre relativement stable depuis quelques années), les arrêtés soumis à consultation autorisent la capture de 78.000 grives ou merles noirs pour la saison 2018-2019 !

·       Les chasseurs n’étant pas soumis à l’obligation de relâcher les appelants en fin de saison, ce quota s’ajoute à l’important prélèvement de ces espèces par tir au fusil (plus de 2,5 millions de grives de merles noirs en France d’après l’enquête nationale sur la saison 2013-2014).

3°/ Arrêté ministériel prévoyant le piégeage des vanneaux huppés et pluviers dorés aux filets ainsi que la capture des merles et grives aux tenderies dans le département des Ardennes (consultation commune aux deux modes de chasse)

·       La capture aux filets des vanneaux huppés et des pluviers dorés (également appelée tenderie au vanneau : le chasseur attache un vanneau par la queue à une tige de fer reliée à une cordelette : il tire sur cette cordelette depuis sa hutte, ce qui déclenche les cris de l’oiseau blessé. Ces cris attirent les oiseaux à proximité de filets horizontaux qui se refermeront sur eux.

·       En France, pays qui abrite 70% des hivernants d’Europe, la tendance des populations nicheuses (-33% sur 1989-2015) et hivernantes (-48% sur 2000-2017) est alarmante. 2050 oiseaux de ces espèces pourront être prélevés à l’aide de cette technique dérogatoire pour la saison 2018-2019 selon l’arrêté projeté.

·       La tenderie au brancher est une autre pratique cruelle qui consiste à capturer les merles et les grives à l’aide d’un collet ou « lacs », confectionné avec du crin de cheval et soutenu par une branche sur laquelle est suspendue une grappe de baies (sorbier). Passant le cou dans le lacs pour atteindre les baies, l’oiseau s’y pend lorsqu’il veut reprendre son envol et s’y étrangle.

·       Rien ne garantit que d’autres espèces non ciblées ne se retrouvent pas
également prises au piège et la nature même du piège empêche tout relâcher d’une espèce non ciblée et potentiellement protégée, puisque la technique consiste à étrangler l’oiseau.

·       Cette chasse est donc non sélective. En cela elle est contraire au droit européen et l’Etat le sait parfaitement puisque l’arrêté ministériel du 17 août 1989 encadrant ce mode de chasse prévoit que « Tout gibier autre que les grives et merles pris accidentellement dans une tenderie est déclaré dans les vingt-quatre heures » – et non pas « relâché » – à l’ONF ou à la fédération des chasseurs ». 

TOUS LES CHIFFRES CITES proviennent d’études scientifiques dont vous trouverez les références sur le site Humanité-biodiversité.fr, sous la présidence d’honneur d’  Hubert REEVES.

 Il est impossible de rester insensible devant de telles cruautés. Et les projets ministériels, loin de les diminuer, veulent les augmenter. Pourquoi ?

 Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Ministre, de prendre en compte les nombreux arguments détaillés de cette pétition et de vous conformer à la législation européenne ou, du moins à revenir à des quotas moins scandaleux, sans vous laisser influencer par les lobbies de la chasse, ou pour obéir à des desseins politiques dont vous ne pouvez pas être la victime consentante..

 Nous comptons sur votre long engagement écologique pour répondre favorablement à notre demande et mettre un terme à ce carnage dénoncé par les scientifiques ornithologues.

 Claire GANDELOT… et tous les autres amis des oiseaux qui ont signé cette pétition.

 

 

 



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