

La préfecture de la Somme a publié un projet d'arrêté de régulation du blaireau fixant un quota de 1500 individus à prélever sur son territoire. Conformément à la législation, celui-ci est soumis à la consultation du public du 17 avril au 06 mai. Ainsi, l'arrêté préfectoral indique:
«Les lieutenants de louveterie sont autorisés, à titre exceptionnel, de la date du 22 juin au 15 septembre 2019 à organiser, commander et diriger, dans l’intérêt public, des battues et des chasses administratives au blaireau sur l’ensemble du département de la Somme.»
Cet arrêté est continuellement renouvelé chaque année depuis 2004 à la demande des agriculteurs (FDSEA) et de la fédération départementale des chasseurs de la Somme.
Pourtant les arguments avancés pour justifier ce projet d'arrêté sont loin d'être suffisants; la note de présentation consultable ici met en avant comme d'habitude le prétexte des dégâts agricoles causés par les blaireaux et les problèmes de sécurité liés aux collisions routières. Aucun chiffre relatif aux dégâts agricoles n'est publié et le chiffre de 52 collisions mentionné sur l’année 2016 n'est probablement pas plus élevé dans la Somme que dans d'autres départements.
Pour ces opérations dites "de régulation" l'article 3 de l'arrêté précise : «Ces battues et chasses administratives sont exercées par tirs de nuit et par piégeage par chaque lieutenant de louveterie. Pour l’exercice du tir de nuit, chaque lieutenant de louveterie est autorisé à utiliser en tant que de besoin les sources lumineuses. Les tirs peuvent être effectués au fusil ou à la carabine et uniquement aux abords des terriers. L’exercice du piégeage s’effectue au moyen de collets munis d’un arrêtoir pour la capture du blaireau.»
L'abattage massif des blaireaux, parfois invoqués après des dégâts aux cultures, ne se justifie pas selon le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité (CSPNB). Dans un avis rendu le 13 juin 2016, il indique que «Ni le risque d'infection tuberculeuse en France, ni les dégâts qui seraient causés aux cultures ne peuvent motiver les prélèvements massifs.»
Il serait intolérable que ce projet d’arrêté soit validé tel qu'il est présenté, celui-ci est très insuffisamment justifié et le nombre d’individus qui seront tués est totalement irraisonné. Cette période de tir et de piégeage intensifs ne représente rien d'autre qu'un massacre organisé cruel et inutile.
En conséquence, j'invite chacun à donner un avis négatif à cette consultation publique. Envoyez un message de désapprobation argumenté à cette adresse mail:
ddtm-sel@somme.gouv.fr
Attention, il ne reste que 3 jours pour participer à cette consultation publique.
La persécution quasi permanente du blaireau, dans la Somme comme dans d'autres départements est aberrante et injustifiée, il faut y mettre un terme.
Merci aux personnes qui participeront.
http://change.org/ProtectionBlaireau
https://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-deterrage-blaireaux/43334