
Christopher BIANCONIFrance
13 Aug 2017
Le tueur de Chevelu a été arrêté et a avoué son crime.
Son procès aura lieu le 15 septembre (13 h 30) au tribunal de grande instance de Draguignan.
Nous savons peu de choses des éléments judiciaires de l’enquête, rien d’autre que les informations parues dans la presse dernièrement ; les parties civiles n’ayant pas encore accès aux pièces du dossier.
Nous savons toute fois que durant l’enquête, le tueur et sa compagne ont détourné les soupçons envers eux en utilisant internet et ses réseaux sociaux pour propager une fausse rumeur accusant une bande de jeunes d’être les responsables du crime, rumeur dont j’ai moi-même été victime à l’origine des faits.
Si cette rumeur a fait long feu toutefois, c’est qu’elle coïncidait parfaitement à la tournure que certains localement auraient voulu faire prendre à l’affaire, c’est-à-dire utiliser ce fait-divers sordide pour propager une vision sécuritaire et complotiste, voulant faire croire que Draguignan était une ville ultra violente dominée par des bandes ; une zone de non droit où les « honnêtes gens » n’auraient plus droit de cité. Vision totalement fantasmatique et névrotique qui aura fait beaucoup de mal à tous les niveaux.
Pour la réalité de l’affaire, Chevelu a bien été la victime d’un acte de cruauté ignoble et gratuit qui mérite sans appel une ferme condamnation ; il a bien été victime d’un odieux criminel qui a tué pour rien. Il n’a pas subi par contre toutes les tortures décrites dans l’article de Var Matin, répétées dans le reportage de France 3 région (dans ce reportage, les témoins disent la vérité, mais la voix off rajoute sur les images les fausses infos sur les tortures et les menaces dans le quartier) ; affabulations répétées ensuite par effet boule de neige dans tous les médias. Ces mensonges sont partie intégrante de la version officielle de départ de l’histoire, celle en laquelle j’ai cru longtemps avant de me mettre à douter du bienfondé de ces tortures pour plusieurs raisons objectives ; jusqu’à finalement acquérir la certitude qu’elles n’existaient pas.
Le corps de Chevelu ne présentait pas de traces de blessures lors de sa découverte ; la tête seule avait été mortellement atteinte. La personne qui a témoignée des tortures a menti. Le journal qui a ensuite retranscrit ses propos est tout aussi coupable de falsification. Je n’ai évidemment pas accès au rapport d’autopsie – et personne n’y a accès pour l’instant – mais je sais cela de source sûre (plusieurs sources sûres).
Me concernant, je me suis engagé personnellement et bénévolement il y a deux mois dans cette affaire sans imaginer ce à quoi j’allais me trouver confronté mais ce ne sont que des déboires classiques pour celui qui, du jour au lendemain voit sa parole audible par un très grand nombre. Je ne m’attendais pas, cela dit, à tant de fureur et de bêtise de la part d’une minorité ; je dois l’avouer, je m’en serais bien passé.
Ce que je retiendrai surtout et avant tout, c’est le soutien intelligent de la plus grande majorité qui a permis à l’objectif initial de la pétition d’être atteint. Grâce à vous et au travail de la police le tueur de Chevelu aura finalement droit à un procès et c'est bien là l'essentiel. Mon seul souhait désormais, c’est qu'il soit jugé avec la plus grande sévérité pour la réalité du crime commis afin d’établir une jurisprudence ; parce que ce genre de crime n’est condamné qu’avec une trop grande légèreté par la justice française en général et que c’est pour cette raison-là, et uniquement celle-là, que les signataires de la pétition se sont indignés et s’indigneront encore.
Je ne sais pas encore si je me rendrais au procès ni dans quelles conditions. Si ce devait être le cas, ce serait simplement pour demander au tribunal de ne s’appuyer que sur les faits concrets de l’affaire ; de ne pas tenir compte des dérives minoritaires dont les 262 000 signataires que je représente ne sont ni auteurs ni responsables ; de tenir compte des faits, des faits, et uniquement des faits.
Merci de votre soutien.
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