

Catholiques, ne vous en lavez pas les mains le 24 avril !
Le problème
Nous n’avons pas tous voté pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. Mais ce qui nous réunit pour signer cette tribune est plus fort que ce qui nous sépare: c’est la fraternité au coeur du message évangélique et l’intérêt général face à une possible victoire de l’extrême droite le 24 avril prochain.
Certains parmi nous sont politiquement engagés. Mais aucun parti n’a le monopole de l’électorat catholique. En France, les catholiques sont libres de choisir leurs candidats. Certains votent en privilégiant la justice sociale, l’environnement, d’autres la protection de la famille et de la vie du début à la fin: c’est là un pluralisme politique légitime. Toutefois le « renvoi des étrangers », la désignation de boucs émissaires et le repli sur soi sont des réponses inacceptables pour la foi chrétienne; ce sont des réponses simplistes à des questions de société complexes, instrumentalisées par Marine Le Pen.
Être catholique, c’est défendre les droits des plus pauvres, non pas leur retirer ces droits. Cette option est fondamentale pour nous ! Or, si Marine Le Pen devenait présidente de la République, ce principe de solidarité serait ébranlé puisqu’elle veut en exclure celles et ceux qui vivant sur notre sol n’ont pas la nationalité française. Cette politique discriminatoire conduirait à fermer à qui en a besoin l’accès aux solidarités, aux soins et aux logements sociaux.
Pour préserver avec force ce que notre société a de meilleur à donner, nous devons nous opposer fermement à l’instauration de cette culture du rejet d’hommes, de femmes et d’enfants vulnérables qui vivent autour de nous dans la précarité.
C’est pour contrer ce projet inique de déni de la fraternité, qui est à la fois un commandement évangélique et un principe républicain, que nous appelons à voter pour Emmanuel Macron le 24 avril prochain.
Il faut un président apte à gérer la situation internationale aggravée par la guerre en Ukraine et ses conséquences dans nos vies. Il faut un président qui défende les principes humanistes, démocratiques et spirituels de notre Europe détournés mensongèrement par Vladimir Poutine, le bourreau de l'Ukraine, et par Marine Le Pen qui, hier encore, se réclamait de lui.
Aux catholiques tentés par le non choix, nous souhaitons dire : s’abstenir c’est voter Le Pen. Un chrétien peut-il « s’en laver les mains » quand le sort de son pays est en jeu à ce point crucial? La fraternité doit prévaloir sur la division et le rejet.
Premiers signataires:
Stéphane JACQUOT, catholique engagé, maire-adjoint de Châtillon (92) conseiller territorial, écrivain
Michel COOL, journaliste, éditeur, écrivain
François EUVÉ, rédacteur-en-chef de la revue Études
Marie DERAIN DE VAUCRESSON, catholique engagée
Michel CAMDESSUS, président d’honneur des Semaines sociales de France Jean-Louis SCHLEGEL, sociologue des religions
Monique BAUJARD, présidente des "Amis de La Vie »
Jean-Louis DE LA VAISSIÈRE, journaliste
Bernard DEVERT, fondateur d’Habitat et Humanisme
Monique DURAND WOOD, autrice, bibliste
Anne-Marie PELLETIER, théologienne, Prix Ratzinger 2014
Isabelle LE BOURGEOIS, religieuse, psychanalyste
Roselyne DUPOT-ROC, bibliste
Robert SCHOLTUS, prêtre, théologien, écrivain
Sylvie GERMAIN, écrivaine
Elena LASIDA, économiste
Marc LEBOUCHER, éditeur, écrivain
Jean MOUTTAPA, éditeur
Jean-François ROD, libraire, diacre de Paris
Jérôme VIGNON, président d’honneur des Semaines sociales de France
Alice LE MOAL, catholique engagée et conseillère départementale (92)
Charles MERCIER, historien
Paule ZELLITCH, théologienne, présidente de la Conférence des baptisé.e.s
Pétition fermée
Le problème
Nous n’avons pas tous voté pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. Mais ce qui nous réunit pour signer cette tribune est plus fort que ce qui nous sépare: c’est la fraternité au coeur du message évangélique et l’intérêt général face à une possible victoire de l’extrême droite le 24 avril prochain.
Certains parmi nous sont politiquement engagés. Mais aucun parti n’a le monopole de l’électorat catholique. En France, les catholiques sont libres de choisir leurs candidats. Certains votent en privilégiant la justice sociale, l’environnement, d’autres la protection de la famille et de la vie du début à la fin: c’est là un pluralisme politique légitime. Toutefois le « renvoi des étrangers », la désignation de boucs émissaires et le repli sur soi sont des réponses inacceptables pour la foi chrétienne; ce sont des réponses simplistes à des questions de société complexes, instrumentalisées par Marine Le Pen.
Être catholique, c’est défendre les droits des plus pauvres, non pas leur retirer ces droits. Cette option est fondamentale pour nous ! Or, si Marine Le Pen devenait présidente de la République, ce principe de solidarité serait ébranlé puisqu’elle veut en exclure celles et ceux qui vivant sur notre sol n’ont pas la nationalité française. Cette politique discriminatoire conduirait à fermer à qui en a besoin l’accès aux solidarités, aux soins et aux logements sociaux.
Pour préserver avec force ce que notre société a de meilleur à donner, nous devons nous opposer fermement à l’instauration de cette culture du rejet d’hommes, de femmes et d’enfants vulnérables qui vivent autour de nous dans la précarité.
C’est pour contrer ce projet inique de déni de la fraternité, qui est à la fois un commandement évangélique et un principe républicain, que nous appelons à voter pour Emmanuel Macron le 24 avril prochain.
Il faut un président apte à gérer la situation internationale aggravée par la guerre en Ukraine et ses conséquences dans nos vies. Il faut un président qui défende les principes humanistes, démocratiques et spirituels de notre Europe détournés mensongèrement par Vladimir Poutine, le bourreau de l'Ukraine, et par Marine Le Pen qui, hier encore, se réclamait de lui.
Aux catholiques tentés par le non choix, nous souhaitons dire : s’abstenir c’est voter Le Pen. Un chrétien peut-il « s’en laver les mains » quand le sort de son pays est en jeu à ce point crucial? La fraternité doit prévaloir sur la division et le rejet.
Premiers signataires:
Stéphane JACQUOT, catholique engagé, maire-adjoint de Châtillon (92) conseiller territorial, écrivain
Michel COOL, journaliste, éditeur, écrivain
François EUVÉ, rédacteur-en-chef de la revue Études
Marie DERAIN DE VAUCRESSON, catholique engagée
Michel CAMDESSUS, président d’honneur des Semaines sociales de France Jean-Louis SCHLEGEL, sociologue des religions
Monique BAUJARD, présidente des "Amis de La Vie »
Jean-Louis DE LA VAISSIÈRE, journaliste
Bernard DEVERT, fondateur d’Habitat et Humanisme
Monique DURAND WOOD, autrice, bibliste
Anne-Marie PELLETIER, théologienne, Prix Ratzinger 2014
Isabelle LE BOURGEOIS, religieuse, psychanalyste
Roselyne DUPOT-ROC, bibliste
Robert SCHOLTUS, prêtre, théologien, écrivain
Sylvie GERMAIN, écrivaine
Elena LASIDA, économiste
Marc LEBOUCHER, éditeur, écrivain
Jean MOUTTAPA, éditeur
Jean-François ROD, libraire, diacre de Paris
Jérôme VIGNON, président d’honneur des Semaines sociales de France
Alice LE MOAL, catholique engagée et conseillère départementale (92)
Charles MERCIER, historien
Paule ZELLITCH, théologienne, présidente de la Conférence des baptisé.e.s
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Pétition lancée le 19 avril 2022