Atualização do abaixo-assinadoPour la fin de la corrida en Languedoc-Roussillon-Midi-PyrénéesRENDEZ-VOUS avec la REGION

Tim BROADBENTPont St Esprit, França
3 de mar. de 2016
CORRIDA – ou la peur de la classe politique.
Demandez à un homme politique quel temps il fait et il vous répondra selon vos besoins et vos attentes en matière de pluie, de soleil et de température. Sa réponse doit convenir à tous (ses électeurs), qu'ils soient agriculteurs, jardiniers, vacanciers, moniteurs de ski, restaurateurs forains etc.
Hier, 01 mars 2016, suite à ma demande sous-tendue par la pétition lancée en décembre, j'ai été convié à un entretien à l'Hôtel de Région à Montpellier, avec Jean Denat, ancien maire de Vauvert. J’étais accompagné par Claire Starozinski, présidente de L'Alliance Anticorrida. Désigné par la nouvelle présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées pour nous recevoir, il s'agissait de son premier entretien en tant que conseiller régional, chargé de la délégation « Mémoire et traditions ».
C'est un bon gars, ce M. Denat; accueillant, souriant, agréable; je l'ai senti même un brin mal à l'aise devant la lourdeur de ses nouvelles responsabilités. Il dit nous comprendre, nous respecter, surtout notre position pacifiste lors des nos manifestations anti-corrida. Il reste bien ancré néanmoins dans le discours habituel de l'homme politique « plaire à tous ». La corrida pour lui ? 'C'est la tradition, ça fait partie intégrante du paysage régional; sans la mise à mort de l'animal il ne s'agit pas d'une corrida……….'. Il ne se proclame pas aficionado mais plutôt supporter de la « vraie »' tradition locale, la course camarguaise. Lors de nos discussions, polies et respectueuses de part et d'autre, les deux parties ont insisté sur les caractères distincts de ces deux disciplines.
Pourtant toute tentative d'aborder la question de la SOUFFRANCE des animaux, la vraie question au sein du débat en ce qui me concerne, a été esquivée avec de vagues non-réponses de l'homme politique qu'il est (devenu). 'Nous habitons dans un monde violent'; 'Les gens ont besoin de leurs super héros'; 'C'est comme ça….' et bien entendu, c'est la tradition.' Mais les traditions ne sont pas immuables, M. Denat ! C'est pour quand le retour des combats de gladiateurs dans nos arènes alors ? C'est tellement beau cette tradition de jeter une chèvre dans le vide du clocher d'une église espagnole n'est-ce pas ? La chasse à courre était une tradition ancestrale dans mon pays natal de l'Angleterre avant d'être tout simplement interdite. Si je cloue une chouette vivante sur ma porte d'entrée pour chasser des mauvais esprits je ne pense pas que la justice française resterait immobile à mon égard. Pourtant c'était la TRADITION, tout comme celle de ne PAS protéger les chevaux lors des corridas afin qu’Hemingway, Picasso et leurs acolytes puissent se marrer en regardant les vieux équidés étripés faisant le tour des arènes en clopinant sur leurs entrailles. Un français (M. Denat s'en félicite)a heureusement mis fin à cette sordide 'tradition' avec l'invention du caparaçon protecteur en 1928
Face à son indifférence vis-à-vis de l'animal, nous avons ensuite concentré nos questions sur le financement de la part de la Région des clubs taurins qui organisent des corridas. Là, la réponse était – dans un premier temps – catégorique. 'A ma connaissance, la région ne subventionne pas la corrida.' Face aux informations contradictoires fournies par Claire Starozynski, notre homme ("je suis en place depuis seulement deux mois et je n'ai pas encore toute les informations") nous a promis de regarder de plus près la question épineuse des subventions, avec une demi- promesse que l'argent du contribuable ne sera pas utilisé pour financer de telles activités. Petite victoire tout de même, en attendant des chiffres et des actes.
Et Carole Delga dans tout cela? 'La Présidente n'a pas le pouvoir d'arrêter les corridas mais elle n'est pas aficionada." Bien, Mme le Président, bien. "Elle soutient les traditions territoriales." Toujours cette même tapisserie autour du salon. 'Elle émet toutes ses réserves quant à la présence des enfants dans les arènes'. L'espoir fait vivre. M. Denat, lui, en tant qu'ancien enseignant (quarante ans devant le tableau noir) estime pour sa part que c'est aux parents de décider si oui ou non leur progéniture peut se retrouver face à la brutalité et la souffrance animale. Alors le CSA ne sert à rien Monsieur ? Et à quoi servent toutes ces lois pour protéger des mineurs ? Encore une non-réponse à une question importante et d'actualité.
Nous avons quitté le bureau avec l'impression d'avoir participé à un jeu de cache-cache. On n'attendait pas des miracles, certes et, pour ma part, j'ai pu constater une réticence évidente du nouveau conseiller régional par rapport à la place de la corrida dans une société dite 'protectrice des animaux'. De l'acceptation plutôt que de l'enthousiasme pour la mise à mort et un hochement de tête philosophique à notre suggestion que les jours de la corrida (surtout sans subventions publiques) étaient comptés. L'impression aussi que le conseiller régional était content d'avoir accompli son devoir de politicien. Rien lâcher, ne jamais rentrer dans le vif du sujet, rien promettre, rien de catégorique ou de surprenant.
Sauf au moment de franchir la porte.
Je lui ai suggéré que, même si les spectacles taurins faisaient partie du patrimoine méridional, la donne aurait été changée si un premier ministre autre que M. Valls était à la tête du gouvernement. 'Ah Manuel, c'est un très bon ami, et il n'est pas du tout aficionado.' Enfin un scoop.
Il cède, finalement, à ma demande d'être pris en photo en lui donnant une clé USB (pour des raisons écologiques évidentes) contenant les signatures de la pétition. Il remarque quand même, avec d'un demi-sourire d'inquiétude que 'C'est moi qui vais être mis à mort !'
Alors pourquoi cette peur ? Pourquoi ce cautionnement en demi-teinte d'une tradition sanguinaire et de ses adeptes? Uniquement une quête de voix pour les prochaines élections ?
Il n'est pas bête M. Denat; il est parfaitement conscient de la cruauté que subissent ces toros. Selon plusieurs sondages indépendants récents, la majorité des français, y compris les habitants de la région concernée, sont OPPOSES à la mise à mort d'un animal au nom du spectacle. La plaidoirie des élus en sa faveur est donc dépourvue de tout sens politique. Alors une proposition - si ceux qui nous gouvernent n'ont pas le courage de s'exprimer au sujet de la souffrance – et uniquement la SOUFFRANCE – animale, il est temps d'organiser un referendum national avec l'unique question à laquelle nos élus sont incapables de répondre : 'Vous êtes pour ou contre la torture et la mise à mort d'un animal au nom le l'art et du spectacle ?'.
Une grande tradition politique les référendums
n'est-ce pas ? Vite, une pétition !
Apoie já
Assinar este abaixo-assinado
Copiar link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
E-mail
X