

Pour une reconnaissance politique des communautés musulmanes à Genève et en Suisse
Le problème
La communauté Musulmane reconnaît l’ordre juridique Suisse, respecte les droits constitutionnels, respecte la paix confessionnelle, respecte les principes démocratiques, exerce un rôle social et culturel, s’engage en faveur de la paix sociale et religieuse, participe au dialogue inter religieux, La communauté religieuse Musulmane doit être reconnue d’intérêt public par l’Etat de Genève.
Les musulmans de Suisse ne sont pas des citoyens suspects.
Ce que les autorités nous garantissent, et c’est un acquis puissant, c’est la liberté pour chacun de croire ou ne pas croire, pratiquer ses cultes en des lieux déterminés pour cela.
Mais la manière dont en Suisse on parle aujourd’hui de l’Islam ! Le règne de la confusion. On confond Islam et islamisme, on ne voit l’Islam que dans ses composantes maghrébines, le confondant avec l’arabité, alors que le premier pays musulman du monde est l’Indonésie, et que la grand majorité de nos Musulmans de Suisse sont d’origine balkanique, où l’Histoire de l’implantation islamique, sous la présence ottomane, n’a strictement rien à voir avec celle du Golfe Persique, encore moins celle de l’Afrique du Nord. On profite de l’actualité, en effet abominable, de ces décapitations, pour mettre tous les Musulmans dans le même panier : cet amalgame est non seulement scélérat, mais relève d’une inimaginable inculture.
Citoyen suisse, je demande pour les Musulmans de notre pays (et bien sûr aussi pour les autres communautés religieuses) le respect que nous nous devons mutuellement en République. Cela ne doit pas empêcher cette dernière de faire respecter ses règles, ses usages, ses coutumes. Par les Musulmans. Mais aussi par tout le monde : Juifs, Chrétiens, athées, agnostiques, peu importe, la République reconnaît des citoyens et des citoyennes, et non des communautés. Pour l’heure, le plus urgent est de calmer les esprits. Dénoncer les amalgames. Et surtout, INFORMER. Je peine à entrevoir que cette initiation à l’Histoire des grands courants religieux puisse émaner d’une autre instance que de l’École. Pratiquer une telle initiation, évidemment factuelle et culturelle, ça n’est en rien attenter au principe de laïcité. A moins qu’on ne veuille entendre par cette dernière la négation, jusqu’à l’éradication sémantique, de tout ce qui touche, de près ou de loin, au phénomène religieux.
Pétition fermée
Le problème
La communauté Musulmane reconnaît l’ordre juridique Suisse, respecte les droits constitutionnels, respecte la paix confessionnelle, respecte les principes démocratiques, exerce un rôle social et culturel, s’engage en faveur de la paix sociale et religieuse, participe au dialogue inter religieux, La communauté religieuse Musulmane doit être reconnue d’intérêt public par l’Etat de Genève.
Les musulmans de Suisse ne sont pas des citoyens suspects.
Ce que les autorités nous garantissent, et c’est un acquis puissant, c’est la liberté pour chacun de croire ou ne pas croire, pratiquer ses cultes en des lieux déterminés pour cela.
Mais la manière dont en Suisse on parle aujourd’hui de l’Islam ! Le règne de la confusion. On confond Islam et islamisme, on ne voit l’Islam que dans ses composantes maghrébines, le confondant avec l’arabité, alors que le premier pays musulman du monde est l’Indonésie, et que la grand majorité de nos Musulmans de Suisse sont d’origine balkanique, où l’Histoire de l’implantation islamique, sous la présence ottomane, n’a strictement rien à voir avec celle du Golfe Persique, encore moins celle de l’Afrique du Nord. On profite de l’actualité, en effet abominable, de ces décapitations, pour mettre tous les Musulmans dans le même panier : cet amalgame est non seulement scélérat, mais relève d’une inimaginable inculture.
Citoyen suisse, je demande pour les Musulmans de notre pays (et bien sûr aussi pour les autres communautés religieuses) le respect que nous nous devons mutuellement en République. Cela ne doit pas empêcher cette dernière de faire respecter ses règles, ses usages, ses coutumes. Par les Musulmans. Mais aussi par tout le monde : Juifs, Chrétiens, athées, agnostiques, peu importe, la République reconnaît des citoyens et des citoyennes, et non des communautés. Pour l’heure, le plus urgent est de calmer les esprits. Dénoncer les amalgames. Et surtout, INFORMER. Je peine à entrevoir que cette initiation à l’Histoire des grands courants religieux puisse émaner d’une autre instance que de l’École. Pratiquer une telle initiation, évidemment factuelle et culturelle, ça n’est en rien attenter au principe de laïcité. A moins qu’on ne veuille entendre par cette dernière la négation, jusqu’à l’éradication sémantique, de tout ce qui touche, de près ou de loin, au phénomène religieux.
Les décisionnaires
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Pétition lancée le 24 décembre 2019