

Agir pour la protection des richesses maritimes de Sidi Ifni(au sud du Maroc)
Le problème
La région de Sidi Ifni, au Sud du Maroc, est caractérisée par des particularités sociales, politiques, économiques et écologiques spécifiques aussi bien au niveau interne qu’au niveau externe et ce depuis des siècles. Elle a également connu un mouvement social initié en 2005 et qui a duré jusqu’en 2014.
La richesse maritime de Sidi Ifni devient de moins en moins importante suite à un non-respect des règles écologiques ainsi que des lois et ce depuis le 4 janvier 1969, date où l’enclave a été rattachée au Maroc après avoir été sous la domination espagnole.
Certains groupes possédant les barques de pêche constituées sous forme d’un lobby, jouissant d’une certaine autorité et d’une aisance financière, au sein du port de Sidi Ifni le font en utilisant des filets de pêche nocifs dont l’utilisation est censée être interdite (filets fixes confectionnés en mono filament, filets maillants dérivant …), aussi des petits poissons souvent pourris et empoisonnés sont accrochés à ces mêmes filets pour attirer les poissons à pêcher. Ces techniques sont utilisées à Sidi Ifni et aux environs sans aucun respect des règles écologiques ou des lois réglementant la pêche maritime, ainsi le seul objectif pour ces pêcheurs est le bénéfice financier.
Rappelons que l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) alerte quant à la mauvaise gestion de la pêche et la pêche en grande quantité et de façon non réglementée. Dans son code de conduite pour pêche responsable la FAO souligne ces règles.
Les Nations Unies ont fixé 17 règles de développement durable à horizon 2030 dont la règle n°14 pour la protection des mers et pour une utilisation durable dans l’usage des richesses maritimes de façon à créer des emplois et à réduire la pauvreté et pour la protection de l’environnement et le respect des Droits Humains.
Aussi, suivant la culture du respect des droits humains et des droits fondamentaux reconnus au niveau mondial via la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques ainsi que celui relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels qui garantissent le droit à la vie, le droit au développement et à une vie digne dans un environnement sain.
La Convention n°169 concernant les peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants garantit aux peuples autochtones le droit à l’utilisation et à la gestion des richesses tout en tenant compte les intérêts des populations locales.
Le droit marocain qui est appliqué au sein de la région de Sidi Ifni selon le Dahir n° 1/73/255 datant du 23 novembre 1973 relatif au règlement sur la pêche maritime dans ses articles 11, 17, 18, 22 et 35 et selon la Loi 19/07 qui complète ce même Dahir dans ses articles 1 et 2 où les filets interdits sont classifiés et ou des sanctions peuvent être appliqués en cas de leur utilisation (1 mois à 1 an d’emprisonnement en plus d’une amende de 5000 à 100000 dhs).
Cependant, la réalité vécue au sein de Sidi Ifni ne tient pas compte de toute cette réglementation. Aujourd’hui le signal d’alarme doit être déclenché quant à l’utilisation abusive des richesses terrestres et maritimes avec des impacts environnementaux importants qui nuisent à la reproduction de différentes espèces de poissons. La population locale ne jouit pas du droit à l’utilisation de ses richesses et à sa gestion, vu le lobby existant, alors qu’elle est la principale concernée par le développement et la protection de l’environnement. Cette même population a toujours pratiqué la pêche traditionnelle qui est devenue une culture locale autochtone et qui n’impacte pas l’environnement marin.
A partir des éléments cités, nous nous adressons aux autorités compétentes avec les revendications suivantes :
- Créer des réserves maritimes protégées et adopter l’aquaculture comme méthode de protection et de reproduction des richesses maritimes tout au long du large des plages de Sidi Ifni ;
- Avoir une autorité de gouvernance des normes écologiques pour qu’elles soient appliquées et respectées de façon à assurer un développement durable. Fournir des données explicatives et informatives quant à chaque pêcherie (lister les espèces de poissons, durée légale de pêche à respecter au sein des pêcheries, définir la période de reproduction …) ;
- Encourager la pêche durable et les normes écologiques de pêche tout en préparant des sanctions qui s’appliqueront à toute personne utilisant des filets interdits ou tout autre moyen contre-productif ;
- Faire évoluer la recherche scientifique et créer des centres de recherche au sein de Sidi Ifni ;
- Agir sur le développement durable et faire en sorte que le Port de Sidi Ifni devienne une référence en la matière tout en respectant la justice sociale et les normes environnementales requises ;
- Créer un dynamisme local afin d’encourager la main d’œuvre et d’améliorer les conditions de travail de la pêche artisanale et traditionnelle et permettant le développement de la société locale ;
- La pêche artisanale et traditionnelle est un héritage et une culture propre à la région, faire participer la société locale dans sa gestion et sa protection devrait être une nécessité et un devoir. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ;
- Agir contre la complicité des responsables avec les lobbies de pêche non réglementée et personnes jouissant d’une certaine autorité au sein du Port de Sidi Ifni ;
- Renforcer la surveillance et l’application des lois au sein du Port de Sidi Ifni et tout au long du large ainsi qu’ouvrir des enquêtes quant aux mauvaises manipulations assez fréquentes et qui concernent la mesure du poids de la marchandise (complicité entre différentes parties prenantes dans le trafic des sardines, exemple : compter une tonne au lieu de deux ce qui fait perdre le paiement des taxes sur la moitié de la marchandise).
Paris le 21/07/2019

Le problème
La région de Sidi Ifni, au Sud du Maroc, est caractérisée par des particularités sociales, politiques, économiques et écologiques spécifiques aussi bien au niveau interne qu’au niveau externe et ce depuis des siècles. Elle a également connu un mouvement social initié en 2005 et qui a duré jusqu’en 2014.
La richesse maritime de Sidi Ifni devient de moins en moins importante suite à un non-respect des règles écologiques ainsi que des lois et ce depuis le 4 janvier 1969, date où l’enclave a été rattachée au Maroc après avoir été sous la domination espagnole.
Certains groupes possédant les barques de pêche constituées sous forme d’un lobby, jouissant d’une certaine autorité et d’une aisance financière, au sein du port de Sidi Ifni le font en utilisant des filets de pêche nocifs dont l’utilisation est censée être interdite (filets fixes confectionnés en mono filament, filets maillants dérivant …), aussi des petits poissons souvent pourris et empoisonnés sont accrochés à ces mêmes filets pour attirer les poissons à pêcher. Ces techniques sont utilisées à Sidi Ifni et aux environs sans aucun respect des règles écologiques ou des lois réglementant la pêche maritime, ainsi le seul objectif pour ces pêcheurs est le bénéfice financier.
Rappelons que l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) alerte quant à la mauvaise gestion de la pêche et la pêche en grande quantité et de façon non réglementée. Dans son code de conduite pour pêche responsable la FAO souligne ces règles.
Les Nations Unies ont fixé 17 règles de développement durable à horizon 2030 dont la règle n°14 pour la protection des mers et pour une utilisation durable dans l’usage des richesses maritimes de façon à créer des emplois et à réduire la pauvreté et pour la protection de l’environnement et le respect des Droits Humains.
Aussi, suivant la culture du respect des droits humains et des droits fondamentaux reconnus au niveau mondial via la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques ainsi que celui relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels qui garantissent le droit à la vie, le droit au développement et à une vie digne dans un environnement sain.
La Convention n°169 concernant les peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants garantit aux peuples autochtones le droit à l’utilisation et à la gestion des richesses tout en tenant compte les intérêts des populations locales.
Le droit marocain qui est appliqué au sein de la région de Sidi Ifni selon le Dahir n° 1/73/255 datant du 23 novembre 1973 relatif au règlement sur la pêche maritime dans ses articles 11, 17, 18, 22 et 35 et selon la Loi 19/07 qui complète ce même Dahir dans ses articles 1 et 2 où les filets interdits sont classifiés et ou des sanctions peuvent être appliqués en cas de leur utilisation (1 mois à 1 an d’emprisonnement en plus d’une amende de 5000 à 100000 dhs).
Cependant, la réalité vécue au sein de Sidi Ifni ne tient pas compte de toute cette réglementation. Aujourd’hui le signal d’alarme doit être déclenché quant à l’utilisation abusive des richesses terrestres et maritimes avec des impacts environnementaux importants qui nuisent à la reproduction de différentes espèces de poissons. La population locale ne jouit pas du droit à l’utilisation de ses richesses et à sa gestion, vu le lobby existant, alors qu’elle est la principale concernée par le développement et la protection de l’environnement. Cette même population a toujours pratiqué la pêche traditionnelle qui est devenue une culture locale autochtone et qui n’impacte pas l’environnement marin.
A partir des éléments cités, nous nous adressons aux autorités compétentes avec les revendications suivantes :
- Créer des réserves maritimes protégées et adopter l’aquaculture comme méthode de protection et de reproduction des richesses maritimes tout au long du large des plages de Sidi Ifni ;
- Avoir une autorité de gouvernance des normes écologiques pour qu’elles soient appliquées et respectées de façon à assurer un développement durable. Fournir des données explicatives et informatives quant à chaque pêcherie (lister les espèces de poissons, durée légale de pêche à respecter au sein des pêcheries, définir la période de reproduction …) ;
- Encourager la pêche durable et les normes écologiques de pêche tout en préparant des sanctions qui s’appliqueront à toute personne utilisant des filets interdits ou tout autre moyen contre-productif ;
- Faire évoluer la recherche scientifique et créer des centres de recherche au sein de Sidi Ifni ;
- Agir sur le développement durable et faire en sorte que le Port de Sidi Ifni devienne une référence en la matière tout en respectant la justice sociale et les normes environnementales requises ;
- Créer un dynamisme local afin d’encourager la main d’œuvre et d’améliorer les conditions de travail de la pêche artisanale et traditionnelle et permettant le développement de la société locale ;
- La pêche artisanale et traditionnelle est un héritage et une culture propre à la région, faire participer la société locale dans sa gestion et sa protection devrait être une nécessité et un devoir. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ;
- Agir contre la complicité des responsables avec les lobbies de pêche non réglementée et personnes jouissant d’une certaine autorité au sein du Port de Sidi Ifni ;
- Renforcer la surveillance et l’application des lois au sein du Port de Sidi Ifni et tout au long du large ainsi qu’ouvrir des enquêtes quant aux mauvaises manipulations assez fréquentes et qui concernent la mesure du poids de la marchandise (complicité entre différentes parties prenantes dans le trafic des sardines, exemple : compter une tonne au lieu de deux ce qui fait perdre le paiement des taxes sur la moitié de la marchandise).
Paris le 21/07/2019

Les décisionnaires
Message aux signataires
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Pétition lancée le 31 juillet 2019