
Huitième semaine de fermeture et une même question : que font les assurances ?
Comment comptent-elles alimenter le fonds d’investissement annoncé le 24 avril par Bruno Le Maire ? Encore une fois, il ne s’agit pas d’acculer les assurances ni de les « ostraciser », comme l’a dénoncé un confrère sur un plateau télé. Non, il s’agit de SOLIDARITÉ.
Et de prévoyance. Ceux qui feront faillite à la réouverture, ce sont les clients des assureurs. Nous dépendons tous les uns des autres.
Tous, nous faisons un effort. Plusieurs solutions ont été mises sur la table des négociations, toujours désertées par le même secteur.
Nous avions soumis fin mars deux propositions, qui nous semblaient essentielles à la reprise : la prise en charge par les assurances et les banques des salaires et des loyers pendant trois mois à partir de la réouverture via un fonds dédié aux pertes d’exploitation et la suppression par l’État des charges salariales pendant trois mois après la reprise.
Le collectif #RestoEnsemble vient de diffuser un sondage sur les assurances & la perte d’exploitation. Une seule question : « Êtes-vous d’accord pour voir votre contrat d’assurance impacté par une surprime couvrant la pandémie, afin de bénéficier dès aujourd’hui de cette aide ? »
Cafetier, bristrotier, étoilé… Cette crise nous frappe tous de plein fouet. Il n’y a pas crêperie, pas de trois étoiles, pas de relais & châteaux, pas de kebab… Pas de « petit » dans cette histoire.
Car à quoi serviront les talents et les étoiles s’il n’y a pas de clients ? Si nos salariés perdent leur emploi, nous serons condamnés à rester non essentiels jusqu’à la fermeture.
Merci au collectif Resto Ensemble pour sa mobilisation. Restons solidaires !
Stéphane Jégo