
Roland RICHAFrance
Mar 20, 2018
L'affaire Ahed Tamimi n'est pas du type humanitaire. Ce n'est d'ailleurs simplement pas une "affaire". C'est une cause. Celle d'un peuple désarmé face à l'injustice, l'arbitraire, la répression et une colonisation d'un type impérialiste.
Certes, il est inhumain de séparer un enfant de sa famille. Sauf qu'Ahed Tamimi est une jeune résistante, représentante d'une nouvelle génération qui monte au front. Celui du refus et de la remise en cause concrète, au quotidien, d'une réalité à laquelle l'occupant veut qu'elle se soumette définitivement. Une soumission qui la fera disparaître.
Ahed Tamimi est la représentante d'une génération insoumise.
Il ne s'agit donc pas d'obtenir sa remise en liberté pour qu'elle réintègre doucettement le foyer familial, avec l'engagement qu'elle se remettra docilement sur le chemin de l'école, sans plus jamais chercher à relever la tête et à oser gifler un soldat de l'armée d'occupation.
Ahed Tamimi n'est pas une poupée Barby. Elle est détenue parce qu'elle est à l'opposée d'une poupée Barby.
C'est le sens de notre solidarité pour elle et ses camardes de détention en lutte pour une cause juste et légitime.
Après cette génération-là... il y aura une autre, et encore une autre... jusqu'à la liberté.
Al Faraby,
Vendredi, 16 mars 2018
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