Libérez Mateusz Piskorski, prisonnier politique polonais !

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Le 18 mai 2016, les domiciles de Mateusz Piskorski et de cadres du parti "Zmiana" (Konrad Rękas, Tomasz Jankowski et Nabil Malazii) ont été perquisitionnés par la police polonaise. Lui-même a été arrêté, accusé d’« espionnage », d'abord au profit de la Russie, puis de la Chine puis de ... l'Irak (mais on pense qu'il s'agit de l'Iran et que le fonctionnaire polonais a confondu les deux pays !), et jeté en prison.

Ancien député et directeur de presse, Mateusz Piskorski a créé le Centre européen d'Analyse géopolitique de Varsovie et plus récemment le parti Zmiana (Changement). Il milite pour un rapprochement des peuples slaves au sein d’une Europe incluant la Russie.

Au cours des 10 dernières années, il a effectué de nombreux voyages et a développé des contacts politiques, notamment en Europe, en Chine, en Iran, en Libye, au Kirghizistan, au Kazakhstan, au Liban, en Russie, en Syrie. Il s’est impliqué dans la lutte contre l’impérialisme anglo-américain. Il s'est opposé au coup de force de l'euromaïdan et a pris partie en faveur de l'autodétermination de la Crimée face à Kiev.

En Pologne il a subi une campagne de presse internationale le dénonçant comme « un nazi » ou un « ami des dictateurs » et un « agent de l’étranger ». Après la condamnation à la prison de quatre militants du Parti communiste de Pologne, l'arrestation d'un militant anarchiste qui s'est battu contre l'expulsion d'une locataire invalide et les répressions policières visant les mouvements sociaux de protestation, voilà maintenant, à la veille du sommet de l'OTAN à Varsovie l'arrestation de Mateusz Piskorski au motif loufoque d’espionnage « au profit de la Russie, de la Chine puis de ...l'Irak » (sic), visiblement sous la pression des Etats-Unis, ce qui marque le début de la reprise en main de la Pologne par l’Otan.

Dans un article publié la veille de son arrestation, Mateusz Piskorski annonçait une opération de l’Otan pour « nettoyer » la scène politique polonaise avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance, les 8 et 9 juillet prochains à Varsovie. Il a été mis aux arrêts et seule son avocate a pu le voir. Sa famille n'a aucun contact avec lui, on ignore la prison où il se trouve et son arrestation a été prolongée de trois mois. La Pologne, l'UE, l'OTAN deviennent des territoires où les violations du droit deviennent de plus en plus courante. En Pologne, le pouvoir n'a plus honte de s'afficher avec des prisonniers politiques dont on ignore même le sort.

Une réaction à l'étranger semble nécessaire pour démontrer que la répression ne passera pas.



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