Petition updateNe laissez pas Sadrack mourir ! Dont Let Sadrack die! No dejes morir a Sadrack!Fight must go on ! Le combat continue !
virginie ANGEschaarbeek, Belgium
Mar 5, 2022

Cela a été quelques semaines tumultueuses pour Sadrack, et il nous a été difficile de trouver des mots pour faire publiquement le point sur sa situation. Dans les coulisses, nous avons été en contact avec lui alors qu'il doit réfléchir à la réponse de MSF, mais également penser à son état de santé et ce qu'il veut - de MSF, de Decolonise MSF pour sa vie dans son ensemble.

Pour le contexte, Sadrack a fait un aller-retour du Cameroun à la RCA pour des raisons administratives il y a trois semaines et il va probablement devoir en refaire un autre dans les prochains jours ou semaines. Le premier voyage a été éprouvant et douloureux pour sa santé. Pendant son séjour à Bangui, Sadrack a rencontré le coordinateur médical et le RH de la mission. Il a reçu une lettre avec des nouvelles du comité d'exception médicale de MSF OCB. La lettre notifiait à Sadrack que :
- La politique de MSF est que les dépenses de santé du personnel national à l'extérieur du pays ne sont pas couvertes par l'organisation, sauf si des soins sont demandés pour le travail de MSF. Dans les situations où le pronostic vital est engagé, un comité d'exception médicale est mis en place pour statuer sur le cas.
- Son cas a été porté devant cette commission.
- Au stade de son évacuation vers le Cameroun, le Comité ne disposant pas de toutes les informations sur son cas, a donc accordé le prêt pour lui permettre de se rendre au Cameroun. Les factures de ses soins et dialyses consécutives ont été remboursées.
- Provisoirement, MSF estime avoir couvert ses frais médicaux, son logement et sa nourriture pendant son évacuation et sa période intermédiaire;
Cela signifie que MSF annulera la dette de 3 millions XAF qu'il a contractée auprès d'eux, qui couvre son vol vers le Cameroun et une partie des frais médicaux.
- Cette aide pour la période critique et intermédiaire n'est pas un engagement pour ses besoins à long terme. Une décision sera prise plus tard, après échanges avec lui.
- Ces décisions se veulent objectives sur sa situation médicale. La pétition n'avait aucun rapport avec la décision.
- Le comité d'exception médicale reconnaît que ce n'était pas clair et qu'il ne lui a pas suffisamment expliqué les mesures et étapes qu'il prendrait.

Après ses voyages et cette réponse, Sadrack est épuisé. Bien que recevoir une réponse formelle ait aidé à confirmer certaines informations sur son cas par écrit, cela n'efface pas le fait qu'il a attendu des semaines et n'aurait pas survécu sans un soutien financier (et psychologique) extérieur - y compris les 2615 $ qu'il a reçus de GoFundMe Donations.

Il est désespéré pour l'avenir. Il a été en contact avec des collègues de MSF qui connaissent ceux qui ont perdu leur emploi ou sont morts dans des situations similaires. Jusqu'à ce qu'une greffe soit possible ou jusqu'à l'ouverture d'un centre de dialyse à Bangui, il doit continuer à recevoir des dialyses jusqu'à 3 fois par semaine, à Douala, loin de sa famille. Si MSF ne peut pas apporter un soutien supplémentaire, ou si le soutien est insuffisant ou inopportun, il doit trouver d'autres moyens.

Nous continuerons à soutenir Sadrack alors qu'il décide de ses prochaines étapes, quelles qu'elles soient. Il est l'un de nos plus courageux organisateurs de Décolonise MSF, et nous savons que c'est uniquement grâce à sa détermination, sa créativité et son espoir qu'il a survécu jusqu'à présent. Si vous souhaitez le soutenir, vous pouvez lui envoyer un message à decolonizemsf@gmail.com. Vous pouvez également contribuer financièrement à son GoFundMe. Les fonds remboursés mettent beaucoup de temps à lui parvenir, et ses dépenses comme la nourriture, le transport, loyers et autres coûts au Cameroun ne sont plus couverts, nous laissons le crowfunding ouvert pour tout cela, afin qu'il dispose d'un filet de sécurité pendant au moins quelques mois.

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It's been a tumultuous few weeks for Sadrack, and it's been hard for us to find words to publicly address his situation. Behind the scenes we have been in contact with him as he has to think about MSF's response, but also think about his health and what he wants - from MSF, from Decolonise MSF, for his life as a whole.

As background, Sadrack made a round trip from Cameroon to the CAR for administrative reasons three weeks ago and he will probably have to do another one in the coming days or weeks. The first trip was trying and painful for his health. While in Bangui, Sadrack met the mission's medical coordinator and HR. He was given a letter with news from MSF OCB’s Medical Exception Committee.

The letter notified Sadrack that:
- MSF’s policy is that health expenses for national staff outside the country are not covered by the organisation unless treatment is requested for MSF work. In situations where the prognosis is life-threatening, a Medical Exception Committee is set up to decide on the case.
- His case was brought to this Committee.
- At the stage of his evacuation to Cameroon, the Committee did not have all the information on his case, so they granted the loan to enable him to go to Cameroon. The bills for his care and subsequent dialysis have been reimbursed.
- Provisionally, MSF estimates that it has covered its medical expenses, accommodation and food during its evacuation and its intervening period; This means that MSF will cancel the XAF 3 million debt he contracted with them, which covers his flight to Cameroon and part of the medical costs.
- This assistance for the critical and intermediate period is not a commitment for his long-term needs. A decision will be made later, following exchange with him.
- These decisions are intended to be objective on his medical situation. The petition did not have any bearing in the matter.
- The Medical Exception Committee acknowledges that it was unclear and did not sufficiently explain to him the measures and steps they would take.


After his travels and this response, Sadrack is exhausted. While receiving a formal answer helped confirm some information about his case in writing, it does not erase the fact that he waited weeks and would not have survived without outside financial (and psychological) support—including the $2,615 he received from GoFundMe donations.

He is distressed about the future. He has been in contact with MSF colleagues who know those who lost their jobs or died in similar situations. Until a transplant is possible or until the opening of a dialysis center in Bangui, he must continue to receive dialysis up to 3 times a week in Douala, far from his family. If MSF cannot provide additional support, or if the support is insufficient or untimely, he must find other means.

We will continue to support Sadrack as he decides on his next steps, whatever they may be. He is one of our most courageous Decolonise MSF organisers, and we know that it is only thanks to his determination, his creativity and his hope he has survived until now.

If you want to support Sadrack, you can message him at decolonizemsf@gmail.com. You can also contribute financially to his GoFundMe. Because reimbursed funds take a long time to reach him, and his expenses like food, transport, rents and other costs in Cameroon are not presently covered, we leave the crowdfunding open for donations towards this, so that Sadrack has an immediate safety net for at least a few months.

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