Petition updateArrêter un journaliste, c’est tuer la démocratie : libérez Stanis Bujakera Tshiamala !#FreeStanis - La mobilisation doit continuer !
SDJ JEUNE AFRIQUEParis, France
Sep 22, 2023

Voilà maintenant quinze jours que Stanis Bujakera Tshiamala, le correspondant de Jeune Afrique et Reuters en RD Congo, a été arrêté à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il se rendait à Lubumbashi dans le cadre de ses activités de journaliste. Officiellement placé sous mandat d’arrêt provisoire le 11 septembre puis mis en cellule au parquet du tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe, le directeur adjoint de publication du site d’information Actualité.cd a été incarcéré à la prison de Makala le 14 septembre.

La demande de liberté provisoire, formulée par ses avocats, a été rejetée. Nous le répétons : la place d’un journaliste, poursuivi pour un supposé délit de presse, n’est pas derrière les barreaux. Stanis Bujakera Tshiamala n’est ni un délinquant, ni un criminel.

C’est pourquoi notre mobilisation à tous est, plus que jamais nécessaire. Vous avez été très nombreux à nous adresser des messages de soutien, ce dont nous vous remercions. Il est important de signer la pétition disponible en suivant ce lien. Et de partager les vidéos de nombreuses personnalités, mises en ligne sur nos réseaux sociaux, qui rappellent à quel point le travail équilibré de notre confrère, suivi par plus de 500 000 abonnés sur X (ex-Twitter), est précieux.   


Ce dernier est accusé de « propagation de faux bruits » et de « diffusion de fausses informations » pour un article publié le 31 août dernier sur Jeune Afrique, qui ne porte pas sa signature. Celui-ci rapporte le contenu d’une note de l’Agence nationale de renseignement (ANR) mettant en cause la Détection militaire des activités anti-patrie (Deniap) dans le meurtre de l’ancien ministre Cherubin Okende. Un document dont les autorités contestent l’authenticité, sans toutefois nous avoir apporté, à ce jour, d’éléments concrets. Nous sommes bien sûr toujours ouverts au dialogue à ce sujet.   


Interpellé sur le cas de notre correspondant lors d’une conférence de presse, le 19 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le président Félix Tshisekedi a réitéré son attachement au principe de séparation des pouvoirs et à la liberté de la presse, balayant toute manœuvre politique dans cette affaire. Soit, mais à trois mois d’élections cruciales en RD Congo, nous estimons que son arrestation est une remise en cause d'un des principes fondamentaux de la démocratie. Nous rappelons également que le secret de la protection des sources est un droit inaliénable garanti par les articles 95 à 97 de la Loi Congolaise sur la presse adoptée le 4 avril 2023. Et, qu’importe si son impartialité dérange :  Stanis Bujakera Tshiamala doit être libéré au plus vite. Ces quinze jours sont déjà quinze jours de trop. 

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