Actualización de la peticiónAppel au sacré de la vie humaine ; Non au projet de loi sur la fin de vieA tous les enfants de France et de partout ailleurs
LAETITIA MENSTOULOUSE, Francia
3 mar 2026

La Vie au Coeur

La proposition de loi sur l’aide à mourir vient d’être adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Le cycle législatif n’est pas encore achevé et nous continuons à œuvrer pour que les députés et sénateurs ouvrent leur cœur à la sagesse afin que cette proposition de loi ne soit pas votée.

Nous sommes tous les fils et les filles de nos parents, de nos ancêtres, d’une civilisation, d’une humanité. Nous pouvons comprendre le sens de la vie humaine, nous pouvons comprendre le sens de la Vie et de l’Existence, nous pouvons comprendre les rythmes de la Vie, les cycles de l’existence. La vie d’une femme, d’un homme ; l’état humain est un état parmi d’autres, visibles et invisibles. Comme chaque état, l’état humain, l’humanité continue l’œuvre de l’Origine. La sagesse inspirée traditionnelle nous montre la perspective qui débute à l’Origine et qui suit le chemin de l’Harmonie. De notre état humain nous n’en voyons qu’une infime partie mais dans notre cœur est gravé l’intégralité de l’œuvre, sont assemblés le temps et l’espace, sont réunis le passé et le futur. La particularité de l’état humain est bien de prendre conscience de cette perspective, d’en connaître les principes, afin que ses œuvres soient accordés à ces principes et ainsi développer l’harmonie individuelle et naturellement l’harmonie collective.

Ainsi le but de l’état humain est de continuer la diffusion de l’harmonie de l’Origine en soi et autour de soi. Chacune de nos œuvres doit contribuer à cette diffusion et chaque fois que nous procédons à une œuvre nous pouvons nous poser la question de savoir si elle contribue ou pas à notre harmonie et à l’harmonie du commun ? Il ne s’agit pas ici de morale, qui peut changer suivant les époques, les ères, les lieux géographiques, mais bien de principes qui eux sont universels et éternels. Ces principes sont au cœur de toutes les traditions authentiques ; religieuses, transcendantes, immanentes, animistes, etc sur l’ensemble du globe. Ces principes sont au nombre de quatre : Accepter le sacré de la possibilité d’harmonie ; mener une vie simple, juste et sobre ; accepter les changements ; ne pas juger, ni soi-même, ni les autres. Nous pouvons maintenant nous poser la question de savoir si cette proposition de loi participe à notre harmonie et à l’harmonie commune ? Nous ne le croyons pas et ce pour quatre raisons.

La première d’entre elle est que cette proposition de loi ne s’accorde pas au premier principe de sagesse. Le Sacré de la possibilité d’harmonie nous indique que nous faisons partie d’un Tout, que notre état humain ne nous permet pas de modifier le sens cosmique de l’Origine, précisons ici qu’il ne s’agit pas d’une autorisation mais d’une non-possibilité. Nous pouvons modifier notre environnement (ce que nous faisons actuellement en salissant la Nature, en l’exploitant, en l’épuisant) mais en aucun cas nous ne pouvons modifier l’ordre des choses. L’état humain est un état, parmi d’autres, qui permet à l’Âme universelle de s’exprimer dans le monde qui est le nôtre. La sagesse inspirée traditionnelle nous indique que l’Être humain n’est pas composé que d’un corps physique mais aussi d’une part invisible, l’esprit (C’est bien cette part que veulent définitivement nous faire oublier les marchands et réifier entièrement l’humain comme ils l’ont fait pour la nature environnante, le monde animal). Ainsi interrompre volontairement cet état humain n’est pas conforme à la possibilité de notre état ; c’est clairement un acte de désharmonie. Notre état humain doit aller à son terme ainsi qu’il en est.

La deuxième d’entre elle est que cette proposition ne s’accorde pas au deuxième principe de sagesse. Mener une vie simple, juste et sobre, c’est ne pas vendre son intimité aux marchands cupides et avides. C’est être libre, en se tenant debout, terrassant cette servitude volontaire animée par les puissants. Cette proposition de loi que l’on nous vend comme une liberté de choix n’en est pas une ; demain au nom de notre inutilité marchande nous serons poussés à nous retirer de ce monde. Demain, au nom de notre « coût pour la société », nous serons entrainés à nous « sacrifier » pour les générations futures. Demain, au nom de la cupidité, nous serons mis sur le banc des condamnés. Ainsi cette proposition de loi n’est pas conforme à ce deuxième principe de sagesse.

La troisième d’entre elle est que cette proposition ne s’accorde pas au troisième principe de sagesse. Accepter les changements ; c’est accepter la dureté de la fin de vie et la souffrance physique. Beaucoup d’entre nous ont encore ces paroles de leur mère ou de leur père très âgé qui résonnent dans leur tête : « j’aimerais tellement partir, quitter ce monde maintenant, mon temps est achevé pourquoi suis-je encore là ? » Et pourtant ils n’envisageaient à aucun moment de quitter volontairement ce monde. Certains d’entre nous ont connu un frère, une cousine, un ami qui lutte contre un cancer incurable ou une maladie dégénérative. Et pourtant, ils ont tenu avec courage et ardeur cette déchéance jusqu’au jour dernier. Soutenir cette proposition de loi c’est nier leur courage, c’est déshonorer leur mémoire. La sagesse inspirée traditionnelle nous permet de comprendre que notre état humain n’est pas la fin de notre existence, il est une étape sur le chemin de l’harmonie. Accepter les changements, c’est tendre la main à ceux qui traversent des déserts arides ou des montagnes saillantes. En sagesse, la compassion et le soutien ne sont pas des vains mots, ces attitudes sont de véritables œuvres d’harmonie. 

La quatrième et dernière raison est que cette proposition ne s’accorde pas au quatrième principe de sagesse. Ne pas juger ; soi-même et les autres ; la dignité de l’être humain est inaliénable, la dignité du plus faible l’est encore plus si tant que ce soit possible. Ainsi ce regard de finitude inutile que les sociétés nous imposent insidieusement est un jugement, comme tous les jugements, qui divise ; combien de familles demain vont se déchirer si cette proposition de loi est votée ? Cette division a d’ailleurs déjà commencé, pour l’instant dans les hémicycles où la discussion de cette loi est en cours, pour l’instant c’est un faible pan de la société qui a pris conscience de cette loi mais demain si elle est votée, la division sera encore plus forte ; division des familles, nous l’avons dit, division du personnel médical, division des aidants, des médecins, etc… Ne pas juger, c’est aussi énoncer résolument ses inspirations sans violence, ni invective ; ne pas juger, c’est être attentif à Soi, à l’autre (précisons ici que Soi n’est pas notre égo, maître de la division et du désordre) ; ne pas juger, c’est entendre la voix de ceux qui souffrent, de ceux qui veulent « en finir », c’est leur donner une vue en sagesse de la Vie et de l’existence ; leur faire comprendre que cette souffrance, cette déchéance est un fait possible qui n’entache pas la dignité, bien plus il l’exalte, qui n’entrave pas le passage à l’état suivant, bien plus il permet une prise de conscience intimement intime. Vivre au son de la mélodie du Cœur, c’est être en harmonie, uni, en ordre. La maladie, la souffrance n’est pas un désordre, c’est un évènement ; en revanche passer à l’acte en décidant de mettre un terme à sa vie est bien un acte de désordre. 

Cette proposition est un véritable contresens de sagesse, le sens de l’état humain est de prendre conscience de la vie, de l’existence et d’en sublimer la beauté. Mettre fin volontairement à sa vie, ne sublime pas la beauté. Notre état nous fixe comme but de continuer l’œuvre d’harmonie, cette proposition de loi stoppe cette continuité universelle, elle renverse l’ordre cosmique d’harmonie. Elle ouvre le champ de l’infernal : Et pourquoi pas demain un âge de vie limite ? Et pourquoi pas demain un niveau de revenu minimal pour rester en vie ? Et pourquoi pas demain des assurances et des soins restreints car nous pourrons alors mettre fin à notre vie ?

A nous tous, enfants, nous pouvons témoigner de notre joie d’Etre en vie, d’accepter ses vicissitudes qui en fait n’en sont pas, car lorsque nous sommes en harmonie, nous comprenons les épreuves de la vie et nous pouvons les traverser conscients et debout.

Le Sacré est la permanence qui donne une vie inspirée à chacun d’entre nous, aux civilisations, à l’humanité. Le Sacré fait sens, le Sacré offre la perspective de l’existence entière. Le Sacré esquisse la Vérité. Le Sacré est universel et éternel, il est transcendant, il est immanent, il est intime. Le Sacré est véritablement dans tous les cœurs ; écoutons-le, unissons-le à la raison ; alors l’harmonie nous éclaire. L’Intelligence qui A de la Sagesse vient du Cœur.

Parce que nous entendons cette part d’éternité qui est dans notre cœur, nous avons la certitude que ces désordres n’entachent en rien l’ordre éternel et universel. Ces petits actes ne sont qu’éphémères alors que notre œuvre est éternelle. Soutenus par une telle force, nous pouvons témoigner résolument de nos inspirations.

#lavieaucoeur

www.laetitiamens.com

 

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