-Parce que Maître Bahassani Ahmed sous le couvert d'une prétendue tentative de coup d'État, a été arrêté avec notamment l'écrivain SAST, en réalité pour son opinion ce qui est contraire aux règles de base de la démocratie : En effet il a simplement dénoncé le fait que la réforme constitutionnelle voulue par le président AZALI puisse avoir lieu sans intervention de la Cour constitutionnelle, arbitre électoral garant du déroulement démocratique d'une élection dans un état de droit, laquelle Cour ayant été suspendue au préalable par le président. Et de fait il a soutenu son frère Djaffar vice président élu aujourd'hui en exil forcé, qui a eu le courage de s'opposer à cette réforme constitutionnelle qui met à mort les institutions de l'Union des Comores et doit permettre au président en place de s'éterniser aux pouvoirs. Réforme adoptée aux termes d'un référendum ubuesques. Il est victime d'un règlement de compte politique : A travers lui c'est son frère qu'on veut atteindre.
-Parce qu'il a été arrêté depuis maintenant 6 mois sans aucun respect des droits de la défense et des procédures légales, là encore règles élémentaires d'une justice dans un état de droit, état de fait de dénoncés plusieurs fois par le collectif d'avocats courageux mais impuissants et les familles
-Parce qu'il est détenu depuis lors dans des conditions décrites comme inhumaines à la prison de Moroni par les témoignages que nous en avons.
-Parce qu'il a été jugé et condamné (ainsi que son frère et l'écrivain SAST) à une peine de travaux forcés à vie et de prison avec une peine incompressible de 30 ans, et déchus de ses droits civiques et politiques par une Cour de sûreté de l'État, Tribunal d'exception d'un autre âge dont les décisions ne sont pas susceptibles de recours, et dont l'illégalité même est établie par d'éminents juristes et avocats comoriens (l'entièreté des avocats des prévenus avaient quitté le procès pour en dénoncer la mascarade et le simulacre de justice et signifier que ce procès était politique et qu'ils n'étaient pas en mesure de défendre leurs clients).
En résumé Bahassani et ses coaccusés ont été laminés par une justice non indépendante aux mains du pouvoir en place pour avoir eu des opinions divergentes et parce qu'ils dérangeaient ce pouvoir.
Depuis la répression de toute opposition ne fait que s'étendre aux Comores.
https://m.youtube.com/watch?v=fQs9wdb6XgE