
Le PL96 a de vastes répercussions sur l'économie, le système judiciaire, l'éducation et sur d'autres domaines ayant un impact significatif sur les déterminants sociaux de la santé des Québécois.
Des députés ont déclaré que le PL96 n'aurait pas d'impact sur la prestation de soins dans des langues autres que le français, mais le projet de loi n'exclut pas explicitement les services de santé. Cela compromettra la qualité des soins offerts aux Québécois et placera le personnel dans une position difficile, professionnellement et financièrement, entre le gouvernement et leur ordre professionnel. Des recherches ont démontré l’importance du multilinguisme: les allophones ont 54 % moins de chance de décès lorsque traités par un médecin dans leur langue d’origine.
La pandémie a mis en lumière les failles systémiques du système de santé québécois :
- Une année COVID plus meutrière à date que toute l’année 2021.
- 12,3 % des usagers hospitalisés ne requérant plus de soins actifs, quand l’objectif gouvernement est de 8 %.
- Une pénurie d’ambulances ayant causé le décès de Thérèse Pardiac, après une attente de 7 heures.
Le PL96 mettrait à mal un système fragile et l'exposerait à des coûts financiers et humains croissants. Les Québécois s’entendent que « la compassion devrait être la seule langue utilisée en santé », avec 57 % déclarant que le PL96 devrait être amendé.
Les conséquences du PL96 sur tous les domaines, et particulièrement sur les soins de santé, doivent être réexaminés.
Le sujet est traité davantage en 14 langues : https://healthydebate.ca/2022/07/topic/bill-96-quebec-health-care/