Jérôme ALEXANDRELa Tronche, France
Jul 5, 2020

Le 6 juillet, grand jour des spoliateurs: nous sommes toujours opposés à la vente du GHM à qui que ce soit

C'est le 6 juillet que les administrateurs de l'UMGGHM qui gère les Cliniques Mutualistes de Grenoble se réunissent pour choisir quel sera le finaliste dans la cession des Cliniques.

 

Pour rappel, Brothier, le président d'ADREA-AESIO a décidé l'an dernier de vendre les Cliniques Mutualistes de Grenoble au plus offrant, arguant que seul un organisme privé lucratif pouvait s'affranchir de la difficulté des Cliniques, à savoir que leur statut d'ESPIC (Etablissement de Santé Privé d'Intérêt Collectif) les contraignent de prendre en charge les dépassements d'honoraires des praticiens libéraux.

Pour rappel toujours, les Cliniques Mutualistes de Grenoble ont été construites par les Mutualistes, et n'appartiennent pas à ADREA-AESIO, qui eux, à 46% détiennent les murs à travers une société immobilière créée à cet effet, la Société Civile Immobilière de la Mutualité de l'Isère, la SCIMI.

Pour rappel encore, cette décision de vente, annoncée le 21 février 2019, a crée un choc dans la population Grenobloise, et dans les collectivités territoriales.

Pour rappel une dernière fois, la majorité au conseil d'Administration de l'UMGGHM appartient à ADREA (60% des voix) et qu'aucune dissonance n'est admise, sous peine d'éviction, de radiation, ou d'expulsion, que la décision vient de Brothier lui-même, et que les administrateurs qui vont prendre la décision établie par Brothier évite à celui-ci d'endosser une quelconque responsabilité dans cette vente.

 

Donc, quelles sont les finalistes de cette course au rachat des Cliniques Mutualistes de Grenoble?

Le bureau (3 ADREA-AESIO, 1 MFI-SSAM) a choisi le groupe VIVALTO, le groupe Doctegestio, et un groupement de coopération sanitaire emmené par l'AGDUC (Association de dialyse de la région Grenobloise), et le CHU Grenoble-Alpes. Les administrateurs non membre du bureau n'ont pas eu à s'exprimer sur ce choix, ils ne doivent pas être assez compétents. aux yeux de Brothier, ou du président de l'UMGGHM Edmond Giorgetti. Et la moitié des administrateurs d'ADREA AESIO sont plus tournés vers la région PACA que sur le bassin Grenoblois, et se moquent pas mal de la santé des Grenoblois.

 

Je suis sûr que les 3 finalistes auront le même discours : garder le personnel, garder la statut d'ESPIC, inviter d'autres Mutuelles pour l'UMGGHM, travailler avec le CHU Grenoble Alpes, la Médecine de Ville, et les collectivités territoriales. Un de ces finalistes propose même de constituer une SCIC, ce que Brothier a refusé à l'un des 7 repreneurs évincés de la course : une SCIC (qu'est-ce qu'une SCIC: https://media.joomeo.com/720p/5e2eed5fea737.mp4) menée par le GHIC Grenoble (Groupement Hospitalier d'intérêt collectif : https://www.ghicgrenoble.fr/), qui n'avait pas trouvé faveur auprès de Brothier (https://dprcf.owncloud.cognix-systems.com/index.php/s/tpOH07qROyPjUMD).  Et pourtant, par la petite porte, dans un article du Dauphiné Libéré, on lit que Monsieur Caille, PDG du groupe Vivalto, est très favorable à la reprise par une SCIC, bien sur non pas les murs, je pense que Vivalto Investissement est tout à fait capable de racheter les murs, à conditions que la mutualité Française et les autres partenaire d'ADRRA-AESION dans la SCI qui possède les murs des Cliniques soient d'accord…Brothier se laissera-t-il séduire par son ami Caille ?

Un autre groupe plus douteux encore, vu le nombre de procès qu'il a aux fesses, le groupe DocteGestio. Adepte des tribunaux de Commerce, DocteGestio rachète des établissements en difficulté, vire une partie du personnel, et fait repartir l'établissement qui se met à gagner de l'argent. Au détriment de la santé des patients, de la santé des salariés. On ne peut pas faire du privé lucratif sans rogner sur le personnel, sur les soins. Déjà, quand les excédents sont réinvestis dans les établissements, comme c'est le cas dans les ESPICS, car il n'y a pas d'actionnaire à rémunérer, c'est difficile d'équilibrer les comptes, mais s'il faut verser des dividendes aux actionnaires, et VIVALTO par exemple se targue d'une rentabilité de 12%, il faut bien prendre le fric quelque part…

Ces deux groupes ont tous une astuce pour paraitre en accord avec l'Economie Sociale et Solidaire, qui une "mutuelle" qui une association d'aide à domicile. Cela ne trompe que ceux qui veulent bien se laisser tromper.

La solution la moins pire, pour la santé des habitants du bassin Grenoblois, serait le Groupement de Coopération Sanitaire menée par l'AGDUC et le CHU Grenoble Alpes. Moins pire, parce que l'AGDUC est déjà un ESPIC. Mais le CHU GA est prêt également à s'allier avec Vivalto, comme l'indiquent certains documents du mois de mai. Il est à craindre alors que cela se traduise plus par une fusion des Cliniques Mutualistes au sein du CHUGA, non pas formellement, mais insidieusement, par la gestion des investissements lourds par l'hôpital, par exemple, par la "supériorité" des mandarins de l'Hôpital public par rapports aux médecins des Cliniques Mutualiste. Il faudrait vraiment une réelle volonté des tous et notamment des dirigeants, pour que cet ensemble puisse fonctionner en harmonie.

 

Quel gâchis ! 60 ans d'efforts des Mutualistes vont être réduit à néant par l'un des leurs!

Quand on pense qu'il y a quelques années, un groupe mutualiste a voulu rentrer dans le GHM, et que Brothier a refusé, parce qu'il aurait perdu la majorité au CA de l'UMGGHM.

Et le silence assourdissant de la Mutualité Française, qui ne s'est exprimé ni au plan local, ni au plan national, est navrant. Quelques administrateurs de la Mutualité de l'Isère ont été invités à une réunion téléphonique. Un seul parmi les invités a eu l'amabilité et la politesse de s'excuser de ne pouvoir prendre part à cette réunion

La Mutualité va perdre le deuxième hôpital privé non lucratif de France, et elle ne dit rien.

Il est vrai que Brothier est le trésorier de la Mutualité Française, et son président ne dirait rien contre son trésorier…

On peut lire l'article de Mathias Mathallah, président de  : "L'interminable descente aux enfers de la Mutualité" in

"#PlusJamaisCa Jour J+29 à JourJ+33"

 

Le 6 juillet 2020 sera donc le jour le plus noir des Cliniques Mutualistes de Grenoble. Découvrir quel sera le spoliateur des Mutualistes.

Nous sommes toujours fermement opposés à la vente des Cliniques Mutualistes de Grenoble

 

Restons vigilants, il y aura surement des recours aux tribunaux pour faire casser la vente. Pas sur les murs, si Brothier veut récupérer de l'argent pour ses campagnes publicitaires, il n'a qu'à vendre ses parts de la SCIMI, mais qu'il ne touche pas à la Mut.

 

NOTRE SANTE N'EST PAS A VENDRE.

 

RENDEZ-VOUS ce lundi 6 13h parvis de la Clinique d'Alembert

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