
Le 49.3 est à la mode aujourd'hui.
Pour Brothier, président d'AESIO Adrea Mutuelle, point besoin de réunir le conseil d'administration pour choisir les futurs spoliateurs des Cliniques Mutualistes, il n'y aura ainsi aucun débat.
Que faut-il comprendre ? Les administrateurs hors ceux du bureau ne sont pas assez grands pour prendre part aux décisions ? Je serais encore administrateur, je poserai quand même la question : pourquoi ? Les 6 administrateurs qui ont été choisi par Brothier, - (les 6 d'Adrea dans le CA peut-être sur proposition de Denis Philippe, le Vice-président d'Adrea Mutuelle, Denis Philippe donc, par ailleurs président de la Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire Provence Alpe Côte d'Azur CRESS PACA, détail qui a son importance dans la suite) - ne soient pas capables de participer aux choix est leur faire injure.
Tous ? Non, car curieusement, un administrateur qui n'est pas au bureau assiste à la séance du choix des spoliateurs. Denis Philippe, manifestement prête nom de Brothier.
Alors on peut s'asseoir sur les statuts de l'UMGGHM sur les décisions qui engagent l'avenir de l'UMGGHM. Il faudra encore s'asseoir dessus, parce que dans ces statuts, qui permettait à ADREA Mutuelle de sortir sans causer toute cette opposition à la cession, la cession à un autre organisme n’est pas envisagée, il n’y a que la dissolution, et les actifs sont versés à une autre mutuelle ou la Mutualité Française. Il faudra donc dissoudre l'UMGGHM, avant de pouvoir céder. Et c'est là qu'intervient la grande magouille. Dès la dissolution, les actifs doivent revenir à une mutuelle ou à la Mutualité Française. Et donc ils ne sont plus vendables à qui que ce soit.
On commence par dissoudre, ou par modifier les statuts? Qu'en dites vous, Messieurs Brothier, Philippe, Giorgetti?
Dans un article de presse du mois de juillet, Brothier faisait écrire par sa courroie de transmissions Pierre Szlingier "La Clinique Mutualiste de Grenoble ne nous appartient pas, puisque cette entité dépend d'une union mutualiste, l'UMG-GHM, dont Adréa fait partie au même titre qu'un autre partenaire, la Mutualité Française"….."un audit qui a été demandé par le conseil d'administration de l'UMG-GHM fin avril, en vue de mener une étude sur la situation économique et juridique de l'union, ainsi que par un certain nombre de projets portés par celle-ci". Mais au mois de septembre, c’est le président de l’UMGGHM Edmond Giorgetti qui décide de vendre. Ah, la belle entourloupe. Brothier blanchi !
Et si audit il y a eu, c'est bien à la demande d'ADREA Mutuelle, et non de l'UMGGHM. Mais pour Brothier, c'est lui qui dit ce que l'UMGGHM doit faire, et c'est ou on est d'accord, ou on est viré.
Bref, le CA de l'UMGGHM n'a pas voix au chapitre. Bel argument pour faire casser le processus de vente. Et qui sont les heureux élus ?
Vous l'avez certainement lu dans la presse, 3 acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire. Vraiment? De l’Économie Sociale et Solidaire? Rien de moins sûr:
VIVALTO, groupe de cliniques lucratives à capitaux en partie étrangers, dont un fond d'investissement d'un des pays du golfe persique. Rien à voir avec l'économie Sociale et solidaire, monsieur le président de la CRESS PACA
DOCTEGESTION, une société qui se targue de faire partie de l'Economie Sociale et Solidaire, ce que contestent certains, et qui cumule les retards dans le paiement des salaires, les réductions d'effectifs, et les procès tant aux prud'hommes qu'ailleurs. Bravo, monsieur le président de la CRESS PACA, que voila un bon choix pour le GHM ! Est-ce ainsi que vous vous attachez au maintien des emplois et au respect des salariés ?
L'AGDUC c'est peut-être le moins pire, s'il accepte de discuter avec la SCIC en gestation.
Et ce sont eux qui vont maintenir le statut d'ESPIC du GHM?
Et je pense qu'à la CRESS PACA, on se souviendra de cette histoire quand il s'agira de choisir un nouveau président…. Et je me dis aussi que le cabinet choisi par ADREA ne devait pas avoir un cahier des charges bien précis pour arriver à conseiller ces sociétés.
Non, ce que nous voulons, c'est que le GHM reste un vrai ESPIC, que si ADREA ne veut plus s'en mêler qu'il s'en aille, et qu'il ne nous fasse pas pleurer parce qu'il a mis des sous dans l'UMGGHM. Oui, il a mis 21000€ sur les 30000€ du fonds d'établissement de l'UMGGHM. Le reste, les travaux du self et l'abandon des taxes foncières, ce n'est pas ADREA Mutuelle, mais la SCIMI, la société civile et immobilière propriétaire des murs des cliniques qui, je le rappelle, possède 16 millions d'euros de fonds propres, qui ne lui servent à rien.
Alors c'est sûr, nous sommes toujours mobilisés contre la cession des Cliniques Mutualistes de Grenoble, et nous ferons tout pour l'empêcher. Et aussi, que les spoliateurs potentiels soient rassurés, ils ne seront pas les bienvenus à Grenoble.
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