Une avancée dans notre combat : les révélations de France Haugen ex employée de Facebook !
Frances Haugen, lanceuse d’alerte nouvelle génération
Lorsque, en juin 2019, Frances Haugen pousse pour la première fois les portes du siège de Facebook, elle oscille entre espoir et fierté, impressionnée par la taille des bâtiments, qui font comme une petite ville au milieu de la Silicon Valley.
Elle a longtemps hésité, mais a finalement accepté un poste pour travailler sur la désinformation liée à la politique et à la société. Tout est parti de la dérive de l’un de ses amis les plus proches qui s’est, dit-elle, « radicalisé » sur Internet. Celui qu’elle considérait comme un petit frère, et qu’elle avait embauché pour l’aider lorsqu’elle était clouée dans un fauteuil roulant par une maladie auto-immune en 2014, s’est éloigné à mesure qu’il s’abîmait dans la désinformation et le complotisme en ligne. A son arrivée chez Facebook, elle est décidée à s’attaquer à ce problème. « Je ne souhaite à personne la douleur que j’ai ressentie », a-t-elle déclaré au Wall Street Journal.
Deux ans plus tard, Frances Haugen n’a pas résolu le problème de l’intérieur, et a donc changé de stratégie. En faisant fuiter des milliers de documents internes de Facebook au gendarme de la Bourse (la Securities and Exchange Commission, SEC), au Congrès américain ainsi qu’à des journalistes dans le monde entier, l’ancienne employée modèle a plongé le réseau social dans la tourmente. L’accusant de ne pas suffisamment contrôler les effets néfastes de ses algorithmes en matière de haine ou de désinformation, elle enchaîne désormais entretiens sur des plateaux de télévision et auditions parlementaires. Après un passage au Parlement britannique et quelques jours en Allemagne, elle devait être entendue, lundi 8 novembre, au Parlement européen, avant de se rendre en France mercredi, à l’Assemblée nationale et au Sénat.