Petition update"Il faut sauver les arméniens" dit Jean JAURES déjà en 1896

Votons pour les listes qui demandent un traité d'assistance militaire avec l'ARMENIE aux européennes

cercle Laicité et République sociale
Sep 29, 2023

Commentaires après la table ronde de « la place de la France dans le monde » des rencontres de la souveraineté à Nîmes du 24 septembre 2023 de la part des comités directeurs de l’association « Laïcité et République Sociale » et d’une section locale du Mouvement Arménien »

 

PREAMBULE

Dans cette table ronde du dimanche 24 septembre 2024, nous partirons d’une analyse exprimée par Roland LOMBARDI, directeur général du  Centre des études du Moyen Orient « Le risque principal dans les années à venir, voire le seul, d’une guerre de haute intensité aux portes de l’Europe qui puisse atteindre la France, sera le fait de la Turquie d’ERDOGAN  (ou de son successeur) dans l’accomplissement de son impérialisme » (transcription à peu près des propos de Roland LOMBARDI)

C’est à partir de cette affirmation  que nous avons élaboré notre analyse au vu des derniers évènements concernant l’ARMENIE et l’ARTSAKH.

Nous constatons :

-que les traités de protection de l’ARMENIE par la RUSSIE ne sont pas respectés par la RUSSIE qui laisse se dérouler l’invasion de l’ARTSAKH par l’AZERBAIDJAN et l’agression militaire permanente de l’ARMENIE toujours par l’AZERBAIDJAN, et ce sans réaction des états de l’Europe occidentale, si ce n’est par de bonnes paroles de soutien mais sans efficacité.

- mais encore plus inquiétant est le soutien public d’ERDOGAN  aux revendications du dictateur ALIEV d’AZERBAIDJAN de conquérir la province arménienne du SYUNIC pour établir une continuité territoriale avec sa province enclavée du NAKHITCHEVAN, laquelle a une frontière commune de 50km avec la frontière turque. Tout est dit sur les visées impérialistes pantouraniennes qui se mettent en place dans l’indifférence générale.

Cela signifie aussi que les revendications répétées d’ERDOGAN sur une bonne partie des iles grecques de la mer EGEE (essentiellement pour des raisons de recherche de gaz)  sont à prendre au sérieux et au premier degré.

C’est une atteinte directe à la souveraineté des nations de la part d’un impérialisme dit pantouranien,  que ne veut stopper ni l’Union Européenne (les intérêts économiques de certains priment), ni l’OTAN (la Turquie est considérée comme un pilier de l’OTAN).

Cette situation n’est pas nouvelle. En 1974, la TURQUIE a envahit Chypre et occupe depuis 40% du territoire, en faisant appel à 100 000 colons turcs qui se sont installés dans l’ile aux cotés des 100 000 cypriotes turcs qui résidaient déjà sur le territoire. (et donc en expulsant environ 100 000 cypriotes grecs de leurs terres ancestrales) 

Le rôle de l’Union Européenne et de l’OTAN dans la destruction du cadre national étatique des peuples n’est pas nouveau non plus. Dans la guerre du KOSOVO qui s’est terminée en 1999, le résultat est la domination d’un parti autoritaire hégémonique  albanais  sur les communes serbes du nord du territoire, domination voulue par l’OTAN pour des intérêts géopolitiques et acceptée par l’Union Européenne.

Une destruction systématique du caractère national des états nations.

Tous ces exemples passés de la négation de la préservation d’un caractère national étatique pour chaque peuple par l’Union Européenne et l’OTAN font craindre de nouvelles  attaques similaires au gré des intérêts  économiques et/ou géopolitiques des grandes puissances. Il est donc fondamental d’en tirer des conclusions dans la préservation de la souveraineté des nations dans l’Europe. Rien ne nous protège en France contre un séparatisme corse, basque, catalan, alsacien, breton et autre, voulu par des forces qui s’attacheraient à la destruction de l’idée de nation, à la base du fondement de la République française. 

 Il faut aussi se positionner sur l’attitude à avoir vis-à-vis du conflit russo ukrainien pour être crédible. Si nous ne pouvons que condamner l’agression militaire de Poutine contre l’état ukrainien et sa population , nous sommes conscients  que cela a été produit ou induit  par des actions injustifiées des partenaires de l’OTAN dans la politique intérieure de l’UKRAINE, politique devenue  ultranationaliste et oppressive, et qui a amené à la sécession d’une fraction de la population du DOMBASS  qui se reconnait plutôt comme russe, et au rattachement de la Crimée à la Russie, peuplée justement de populations qui se considèrent comme russes  à plus de 80% et de tatars à 15% environ , mais sans population ukrainienne (rappelons que c’est seulement en 1954 que KHROUCHTCHEF a émis un décret de rattachement de la Crimée à l’Ukraine, alors que la Crimée n’avait jamais été ukrainienne dans le passé). Nous devons la aussi s’en tenir à la formule de l’autodétermination des populations des territoires : de 1991 à 2018 plusieurs référendums ou votes de leur parlement ont confirmé la volonté des habitants de la Crimée à se séparer de l’Ukraine et à rester russes. C’est d’ailleurs sur cette base que des négociations peuvent désormais  s’ouvrir  et aboutir à un règlement politique dans le conflit russo ukrainien.

Quant à  l’affaire de l’envahissement de l’Artsakh par l’armée azerbaidjanaise, territoire peuplée très majoritairement par des arméniens depuis des siècles, envahissement  qui se traduit actuellement par une vaste épuration ethnique, doit nous faire réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour s’opposer à toute destruction possible à l’avenir du caractère national des états européens, caractère national acté concrètement le plus souvent après la guerre de 1914-1918. Nous devons nous servir de ce qui se passe actuellement dans cette région aux confins de l’Europe et du Caucase pour établir une ligne de défense politique et militaire de l’Europe des nations.

L’exemple est  flagrant : L’impérialisme touranien qui détruit le caractère national de l’entité arménienne de l’Artsakh, est accepté par les grandes puissances pour des raisons économiques (essentiellement pour le gaz azerbaidjanais). La présidente de la commission européenne, madame Von der Leyen en est le symbole parfait de cette soumission. Pourtant selon le droit international, l’entité  arménienne de l’Artsakh remplit tous les critères de constitution d’état nation (cf ci-après l’analyse de Otto Luchterhand, professeur de droit constitutionnel à l’université de Hambourg)

Le combat pour la survie de l’ARMENIE et de l’ARTSAKH : un combat essentiel dans le cadre de la défense des nations dans l’Europe, même si cela se passe dans les confins du Caucase, mais quand même aux portes de l’Europe otanienne et européenne soumise à l’impérialisme destructeur turc.

Ce combat est donc essentiel car il nous concerne :

-nous ne pouvons laisser faire ce nettoyage ethnique de l’ARTSAKH contraire à nos valeurs humanistes et de défense des nations sans réagir: aussi quelque que soit le résultat final de ce nettoyage ethnique et de l’occupation du territoire de l’ARTSAKH, nous devons continuer à réclamer la reconnaissance d’une république arménienne d’ARTSAKH et la libération de tous les prisonniers arméniens civils et militaires  arrêtés scandaleusement par l’armée fasciste azerbaidjanaise.

-nous ne pouvons laisser l’ARMENIE sous la menace permanente de destruction par l’impérialisme touranien qui vise l’annexion de la province arménienne du SYUNIK sans réagir; nous devons réclamer sans cesse l’envoie d’une force internationale d’interposition sous l’égide de l’ONU, et si cela ne se fait pas, nous devons réclamer au gouvernement français, quel qu’il soit, l’envoie d’une force armée pour protéger l’ARMENIE dans le cadre d’un traité d’assistance avec l’ARMENIE, en souvenir des 4 000 arméniens qui se sont engagés dans la Légion Etrangère en 1916 pour aider la France à combattre  les turcs ottomans génocidaires.

Ces 2 propositions doivent être inscrites in extenso dans les programmes des listes défendant la souveraineté des peuples européens pour les élections européennes de juin 2024. Car l’introduction de ces 2 propositions dans le programme des listes défendant la souveraineté des peuples dans les élections européennes auront pour objet de rallier un nombre important de citoyens français d’origine arménienne à notre cause. Ne pas oublier en effet que près d’1million de citoyens français ont une origine arménienne (les ¾ des immigrés arméniens ont leurs descendants qui se marient avec d’autres français et n’ont donc pas de noms arméniens typiques, ce qui explique le chiffre de 1 million de descendants  qui pour la plupart se sentent motivés pour la défense de leur ancienne patrie.)

Le 29/09/2024  

  Adrien Vahakn SAGE, membre de « République Souveraine », délégué général d’une section locale du « Mouvement Arménien », membre du « Conseil Français Arménien »,  président du mouvement « Laïcité et République Sociale » 

 

Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X