Le combat se poursuit pour sauver l'ARTSAKH et l'ARMENIE
UN PROJET POUR L’ARTSAKH ET L’ARMENIE
APRES LE 10 NOVEMBRE 2020
PREAMBULE
Après le 10 novembre 2020, la question pour tout défenseur de la Cause Arménienne est celle-ci : Que faire maintenant pour l’ARTSAKH et l’ARMENIE, vaincues militairement par l’AZERBAIDJAN, qui avait une grande supériorité militaire, bénéficiant en plus de l’énorme soutien de la TURQUIE, laquelle n’a pas hésité d’envoyer sur le front des djihadistes venus de SYRIE ? Que faire aussi maintenant pour l’ARTSAKH et l’ARMENIE avec le pouvoir que s’est octroyé la RUSSIE par sa force d’interposition après avoir laissé l’ARMENIE capituler ? Que faire vraiment et efficacement pour l’ARTSAKH et l’ARMENIE quand nous avons été témoins de la lâcheté des gouvernements occidentaux, dont celui de la France, pourtant partie prenante des accords de MINSK, qui ont laissé les coudées franches à l’AZERBAIDJAN pour écraser l’ARMENIE et s’approprier l’ARTSAKH?
J’ai été de ceux qui ont essayer d’agir le plus rapidement possible en se rendant rapidement en ARTSAKH et en ARMENIE après avoir créer avec quelques volontaires dans la région Rhône-Alpes un COLLECTIF D’URGENCE pour apporter des biens de première nécessité aux réfugiés et surtout pour connaitre l’état des lieux et de la population, démarche nécessaire avant d’envisager des actions d’avenir.
Nous avons constaté le dénuement de la population particulièrement de ceux qui avaient fui les territoires occupés par les azerbaidjanais Nous avons constaté aussi la volonté des habitants de l’ARTSAKH restés ou revenus sur place de continuer à vivre sur leurs terres ancestrales Nous avons constaté enfin le détermination du gouvernement de l’ARTSAKH et des élus de STEPANAKERT rencontrés de poursuivre leur mission au service de la population. Nous avons de plus rencontré à YEREVAN l’ambassadeur de France en Arménie qui nous fait un rapide état des besoins de l’ARMENIE présentement et pour l’avenir.
Tout ceci m’amène à faire l’analyse et les propositions suivantes pour que vivent l’ARTSAKH et l’ARMENIE au nom d’une association qui a dans ses statuts l’objectif de participer partout à la promotion de l’émancipation humaniste, « LAICITE et REPUBLIQUE SOCIALE » et dont je suis le secrétaire ; cette association a patronné officiellement notre mission du COLLECTIF D’URGENCE que nous avions constitué. Mais cette analyse et ces propositions sont adressées à l’ensemble de la communauté arménienne en France pour que toutes les structures associatives sans distinction défendant la cause arménienne s’unissent dans des actions concrètes et prennent en charge ces propositions.
NOTRE OBJECTIF POUR QUE L’ARTSAKH CONTINUE A VIVRE
Il est hors de question d’accepter un statut particulier a minima pour l’ARTSAKH, octroyé par l’AZERBAIDJAN, état raciste dont la population a montré dans un passé lointain et récent sa haine des arméniens, et surtout après les milliers de morts consentis par les arméniens pour défendre une terre ancestrale. Il ne peut y avoir qu’un seul objectif à atteindre dans les 5 ans reconnus par le traité de cessez le feu négocié et imposé par la RUSSIE, l’INDEPENDANCE de l’ARTSAKH, même sur un territoire réduit, mais comprenant au moins les 2 villes principales de CHOUCHI et STEPANKERT et le couloir de LATCHINE.
Vu le contexte géopolitique, il est évident que rien ne pourra être obtenu sans l’accord de la RUSSIE, et donc sans qu’elle y trouve des avantages. Si on se base sur le principe de l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes comme axe de résolution, il faudra bien que les puissances occidentales comme la France acceptent le rattachement à la RUSSIE de la CRIMEE, peuplée très très majoritairement de russes, et la reconnaissance de l’indépendance de l’ABKHASIE et de l’OSSETIE DU SUD. Ce sont des exigences qu’il faudra faire admettre à nos représentants politiques en France, et donc à les leur rappeler à chaque élection, quelle qu’elle soit, pour qu’ils aient le soutien et le vote des partisans de la Cause Arménienne.
Mais cela ne suffira pas ; la participation de tous ceux qui luttent contre l’impérialisme panturc, allié évident désormais des tenants de l’islamisme politique, est indispensable. Un front commun, comprenant les kurdes de Syrie, les kurdes yézidis et les assyrochaldéens de la région doit être réalisé non seulement sur le terrain mais aussi parmi leurs représentants en France pour faire pression sur nos responsables politiques ; c’est le seul moyen pour que ceux-ci agissent vraiment en faveur d’une solution globale nécessaire pour l’imposer à la TURQUIE et à l’AZERBAIDJAN. Le projet de faire de l’ARTSAKH , terre arménienne, avec le couloir de LATCHIN, un état démocratique où puissent vivre à cote des arméniens, des kurdes, des kurdes yézidis et des assyrochaldéens, déjà présents, dont beaucoup ont combattu dans l’armée arménienne pour défendre l’ARTSAKH , et qui sont persécutés par les tenants du panturquisme et de l’islamisme politique, est un projet politique tout à fait popularisable auprès de l’opinion mondiale. N’oublions pas non plus d’inclure dans ce front commun les forces grecques et gréco-chypriotes afin d’obtenir aussi une solution acceptable mettant fin dans le même temps à l’occupation et à la colonisation turques sur le tiers de l’île.
La réalisation de ce front commun doit être prise en charge dès maintenant en France par toutes les organisations défendant la cause arménienne et aussi par toutes celles luttant pour la démocratie universelle, la république sociale, et contre le totalitarisme islamiste. 5 ans c’est vite passé pour créer les conditions de la victoire.
MAIS POUR REUSSIR CE COMBAT, UNE NECESSITE : RENDRE UNE ARMENIE FORTE ECONOMIQUEMENT, DONC FORTE DIPLOMATIQUEMENT ET MILITAIREMENT
Il est évident que l’ARMENIE ne peut faire valoir ses objectifs nationaux tant auprès de la RUSSIE que des puissances occidentales pour les imposer à la TURQUIE et à l’AZERBAIDJAN que si elle acquiert d’ici 5 ans une puissance économique réelle, condition indispensable pour avoir un poids diplomatique efficace et une puissance militaire suffisante pour être respectée. Tout doit être tenté dès maintenant pour que cet objectif se réalise. La diaspora arménienne avec ses amis et ses soutiens a un rôle primordial à jouer dans cet effort. Récapitulons ce qu’elle peut faire : investir dans les domaines performants comme l’informatique, la santé, l’éducation, le tourisme afin que l’ARMENIE devienne un pole régional d’attraction et d’ailleurs qu’elle ne se vide pas de sa population dans un premier temps. C’est à quoi doivent travailler toutes les organisations arméniennes de la diaspora en mettant en place des projets concrets dans tous ces domaines.
Est présentée dans cet objectif une mesure fiscale particulière à inclure dans un traité franco arménien, tout à fait réalisable immédiatement pour apporter à l’ARMENIE une aisance financière appréciable et dans laquelle nombre de retraités français d’origine arménienne peuvent s’investir. Cette mesure fiscale serait à l’image de la convention fiscale franco marocaine en faveur des retraités français, qui permettrait aux retraités français de payer en ARMENIE (comme ils le font pour le Maroc) moins d’impôts sur le revenu qu’en France à condition qu’ils séjournent en ARMENIE au moins 6 mois par an. Nous allons développer ce mécanisme dans la proposition qui va suivre avec toutes les implications économiques et sociales.
PROPOSITIONS DE CONVENTION FISCALE ENTRE LA FRANCE ET L’ARMENIE EN FAVEUR DES RETRAITES FRANÇAIS QUI RESIDERAIENT AU MOINS 6 MOIS PAR AN EN ARMENIE
Le principe est simple : Les retraités français qui résideraient au moins 6 mois par an en ARMENIE paieraient leurs impôts sur le revenu à l’état arménien à des taux bien inférieurs à ceux qu’ils paieraient en FRANCE et aussi inférieurs à ceux qu’ils paieraient en tant que résident ancien et exclusif en ARMENIE. (les 6 mois minimum de résidence sont nécessaires pour payer ses impôts à l’étranger selon le code fiscal en français)
Le résultat serait évident : de nombreux retraités français d’origine arménienne, par intérêt et/ou patriotisme résideraient 6 mois par an en ARMENIE en louant ou en achetant un logement, tout en n’ayant pas forcément les moyens financiers d’investir plus dans ce pays.
Le bénéfice pour l’ARMENIE serait important : - L’état arménien recevrait directement ces impôts sur le revenu des retraités français et aurait ainsi la possibilité de les utiliser immédiatement.
– Pendant ces 6 mois de résidence minimum en ARMENIE, les retraités français consommeraient normalement au profit de l’économie arménienne. – Les liens entre la diaspora arménienne en FRANCE et l’ARMENIE se renforceraient tant du point de vue social que culturel mais aussi d’une solidarité globale.
Ce processus pourrait amplement être facilité par les jumelages et traités d’amitiés qui existent entre les municipalités françaises et arméniennes. Citons en quelques uns : MARSEILLE , NICE , LYON avec YEREVAN, ISSY LES MOULINEAUX avec ETCHMIADZINE , ALFORTVILLE avec ACHTARAK, CRETEIL avec GUMRI, VILLEURBANNE et DECINES avec STEPANAVAN, VAULX EN VELIN avec ARTIK , VIENNE avec GORIS,VALENCE avec IDJEVAN, BOURG LES VALANCE avec TALIN …. Ces villes tant du point de vue français que du point de vue arménien pourraient servir de point d’appui et d’organisation pour faciliter ce processus. Et bien sur rien n’empêcherait de multiplier ces jumelages et traités d’amitiés avec d’autres villes.
La FRANCE avait accepté ce genre de convention fiscale ave le MAROC pour que les travailleurs marocains retraités en France puissent avoir l’envie de vivre au MAROC une grande partie de l’année (tout en ne payant pas le taux maximum exigé du fisc marocain) et garde quand même la possibilité et le besoin de résider en partie en France. Et le résultat fut que de nombreux retraités français sans lien d’origine avec le MAROC furent incités à prendre une grande partie de leur retraite au MAROC au bénéfice de celui-ci (paiement direct de l’impôt au MAROC et consommation locale favorable à l’économie marocaine)
Il serait donc normal qu’un tel genre de convention fiscale puisse s’établir entre la FRANCE et l’ARMENIE en faisant valoir la dette morale que la République française a auprès des réfugiés arméniens qui ont contribué à son essor économique et social depuis un siècle et au devoir de solidarité que celle-ci manifeste publiquement à l’état arménien.
Voici un projet concret d’action en faveur de l’ARMENIE qui pourrait rapidement voir le jour et s’appliquer dès 2022. D’autres projets sont possibles et à déterminer.
Le 15 janvier 2021
Adrien Vahakn SAGE
Secrétaire de « Laïcité et République Sociale »
Adresse pour courrier : Adrien SAGE - 18 avenue des Canuts - 69120 Vaulx en Velin courriel : adriensa@hotmail.fr