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Stephen Delcourt, le manager de la FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope, formation née et basée dans la Vienne, défend une candidature départementale pour le prochain Tour de France féminin.
Il a fallu attendre longtemps, très longtemps, trop longtemps pour que le Tour de France fasse de nouveau étape dans la Vienne. Malgré le report de l’édition 2020 à cause de la pandémie de Covid-19, le peloton et la caravane publicitaire de l’épreuve cycliste la plus prisée au monde feront bien halte deux jours dans le département en septembre. D’abord le mercredi 9 septembre, avec l’arrivée à Poitiers de la 11e étape partie de Châtelaillon-Plage. Puis le lendemain, le jeudi 10 septembre, avec le départ à Chauvigny de la 12e étape pour rejoindre Sarran.
Mais les amateurs de la petite reine et de la Grande Boucle pourraient voir revenir l’épreuve dès 2022. Pas pour les garçons mais pour les filles, cette fois. Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, a en effet déjà annoncé à de nombreuses reprises que l’épreuve retrouverait son pendant féminin en 2022, comme il y a déjà une trentaine d’années, du temps de la Française Jeannie Longo ou de l’Italienne Maria Canins.
« Nous œuvrons localement pour le développement du cyclisme féminin »« Cela aurait dû être dès 2021. Mais, avec le report des Jeux Olympiques de Tokyo l’année prochaine à cause de la pandémie de Covid-19, le projet a été repoussé d’un an », indique Stephen Delcourt, le manager de la FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope, équipe féminine née et basée dans la Vienne depuis 15 ans. « On sait que les deux courses n’auront pas lieu en même temps. Au sortir des premières discussions avec les organisateurs, il se peut que l’épreuve dame s’élance de Paris le jour de l’arrivée des garçons », précise-t-il. Jamais en retard d’une idée, le dirigeant de la seule formation professionnelle française évoluant au plus haut niveau du cyclisme féminin mondial souhaite se positionner pour que le département accueille une ou deux étapes. « Avec l’équipe, nos partenaires privés comme institutionnels, nous sommes légitimes car nous œuvrons localement pour le développement et à la promotion du cyclisme féminin », insiste-t-il.
Son projet a reçu un accueil favorable des collectivités locales, notamment de Léonore Moncond’huy, récemment élue maire de Poitiers. « Mais le Département et la Région sont aussi intéressés. En descendant de Paris, Poitiers est idéalement placé pour se diriger vers les massifs montagneux comme les Pyrénées ou les Alpes. » Stephen Delcourt a aussi été écouté attentivement par Christian Prudhomme lors du passage du directeur du Tour de France à Poitiers et Chauvigny le 9 juillet dernier. « Rien n’est acté car ASO (NDLR : société organisatrice du Tour de France) n’a pas encore demandé les dossiers de candidature. De même, nous ne savons pas quels sont les prix d’engagement. » Avant de rêver : « Un contre-la-montre entre le site de la Manu à Châtellerault et le Futuroscope puis un départ le lendemain depuis la place du Maréchal-Leclerc à Poitiers pourraient être envisageables. » Cela aurait même de la gueule. (Pierre SAMITJournaliste, réd. des sports)