
Bonjour à toutes et à tous,
Un immense merci aux 2721 signataires à ce jour.
Merci d'avoir rempli l'Oratoire lors de la réunion de rendu du permis de construire en décembre dernier.
A l'époque, le PC n'était toujours pas consultable.
L'arrêté est paru le 2 février 2024, le permis de construire a été affiché plusieurs jours après rue Amos Barbot et rue Marcel Paul.
La réunion à l'Oratoire n'avait fourni aucune précision sur les protocoles à mettre en place pour protéger les opérateurs du chantier et les populations alentour pendant la démolition et la dépollution du site.
Ce que l'on peut dire actuellement, c'est qu'il existe en certains endroits du site des teneurs en goudron considérables, notamment là où seront construits les deux immeubles C1 et C2, ainsi qu'au niveau du bâtiment D, les maisons avec jardins privatifs. Ces maisons sont des zones mitoyennes avec l'école élémentaire Massiou.
A part les composés organiques volatils (C.O.V) présents, il y a également des teneurs en cyanures importantes au niveau du site.
Au droit d'un site pollué par des C.O.V, libérés en permanence, remontant des sous-sols où restent des pollutions, une ventilation forcée est nécessaire en continu dans les appartements. Il y a proscription des jardins potagers et des arbres fruitiers en pleine terre, proscription d'utilisation des eaux souterraines, puits, et proscription d'implantation d'établissements accueillant des populations sensibles.
Enfants, asthmatiques, autres personnes à risque, populations sensibles, femmes enceintes ou en âge de procréer sont les sujets les plus exposés. Que penser des enfants de l'école Massiou, sensibles par définition, alors que l'école est mitoyenne? Même si les premiers travaux de démolition commencent à l'été 2024, période de congés scolaires, la rentrée ne risque-t-elle pas d'être compromise?
C'est une question qui se pose...
D'autre part, de quel type d'amiante s'agit-il, dans le bâtiment historique EDF destiné à la rénovation afin d' accueillir des populations étudiantes? friable?(isolants, flocages, calorifugeages) ou lié?(amiante-ciment)? Quelles protections sont obligatoires sur le site pour les salariés et l'environnement pendant le désamiantage? autre question d'actualité...
L'association Robin des Bois a fait parvenir le 2 février 2024 à la presse, aux autorités, aux élus de la mairie de La Rochelle et de la communauté d'agglo le communiqué suivant:
"La reconversion de l'emprise de l'usine à gaz de La Rochelle soulève des inquiétudes avant de
soulever des odeurs de goudron.
L'association Robin des Bois, spécialisée dans la gestion des sites pollués, est aussi l'auteur d'un
inventaire des usines à gaz publié en mars 1995. Il est toujours d'actualité. Il comprend 855 usines à
gaz dont seulement 467 ont été nationalisées et transférées sous la responsabilité de GDF.
L'usine de La Rochelle a d'abord été exploitée par une société privée, la Compagnie Française
d'Eclairage et de Chauffage par le gaz dès 1840, puis elle a été exploitée par Gaz de France entre
1946 et 1961. Les bâtiments de surface et les gazomètres ont été détruits. La destination des gravats
et des déchets de démolition n'a pas fait l'objet d'une traçabilité. Ils ont servi de remblais de
proximité notamment sous le parking de la fourrière automobile voisine.
Le terrain appartient aujourd'hui à ENGIE. La reconversion des sols et sous-sols de l'ancienne usine
à gaz de La Rochelle fait partie du programme "Speed Rehab" mis en oeuvre par ENGIE, Vinci
Immobilier et Brownfield, un promoteur spécialisé dans la construction sur sites pollués.
La distillation d'une tonne de charbon produisait 300 à 350 m3 de gaz mais aussi 50 à 70 kg de
goudron benzénique cancérogène. Même sur des sites considérés par Gaz de France comme
faiblement polluants dans une hiérarchisation administrative postérieure à l'inventaire de Robin des
Bois, les premières excavations déclenchent des pollutions atmosphériques difficilement
supportables par les populations. L'ex-usine à gaz de La Rochelle est aujourd'hui enclavée dans un
environnement urbain, commercial et résidentiel dense, avec par exemple la caserne de la
Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) 19 et des établissements sensibles ou recevant du
public comme le lycée et le collège Fénelon Notre-Dame, l'école élémentaire Massiou et le Musée
d'Histoire Naturelle de La Rochelle.
Dans la majorité des cas, même avec l'installation d'un chapiteau sous dépression d'air et avec une
filtration par charbon actif, les fouilles, les transferts de goudron par camions vers des installations
dédiées exposent les riverains et usagers à des nuisances insupportables et à des risques sanitaires.
Les enfants, les asthmatiques et autres personnes à risque, les femmes enceintes ou en âge de
procréer sont les plus exposés. Les chantiers durent bien plus longtemps que prévu et les budgets
initiaux sont largement dépassés.
Un protocole visant à réduire les nuisances et les risques sanitaires des travaux doit donc être
impérativement mis en place, avec notamment des consignes de ventilation des locaux et des
appartements en particulier en période de canicule et un relogement temporaire des populations les
plus vulnérables.
Le projet de conversion de cette friche industrielle entend conserver un immeuble de bureaux
construit dans les années 70 au droit de l'ex-usine à gaz pour le transformer en résidence
universitaire. Pas un mot sur l'amiante dont cet immeuble, vu la date de sa construction, doit être
bourré.
Avant de promettre dans le quartier Porte Dauphine des monts et merveilles de mixité sociale,
d'îlots de fraicheur et d'espaces végétalisés, il faut retirer et traiter un siècle de déchets qui dorment
sous nos pieds."
Le journal Sud Ouest a ensuite publié l'article suivant :
La Rochelle : un siècle de déchets toxiques à excaver
La Rochelle Pendant un siècle, à la place de l’actuel siège d’Enedis, à La Rochelle, se trouvait une usine à gaz. Le sol contaminé aux hydrocarbures va faire l’objet d’un chantier de dépollution hors norme. Le sol du futur programme immobilier Marcel-Paul est contaminé aux hydrocarbures. L’association Robin des bois met en garde sur la volatilité des particules lors de la dépollution Dans quelques mois, ce qui est toujours le siège d’Enedis, mais est appelé à devenir un programme de plus de 250 logements, sera placé sous haute surveillance. Situé à l’angle des rues Marcel-Paul et Amos-Barbot, dans le quartier de la Porte Dauphine à La Rochelle, le site va faire l’objet d’un chantier de dépollution hors norme, peu habituel en milieu urbain, puisqu’il va s’agir d’excaver un siècle de déchets toxiques enfouis jusqu’à 5 mètres de profondeur. On est en secteur sauvegardé, à quelques pas du centre historique, mais c’est ici que pendant un siècle a fonctionné une usine à gaz qui fournissait le chauffage et l’éclairage public aux Rochelais. Un peu partout en France, il y en eut jusqu’à 855. À La Rochelle, elle fut d’abord exploitée par une société privée à partir de 1840, puis par Gaz de France entre 1946 et 1961. Pendant plus d’un siècle, on y a distillé du charbon, générant de fortes pollutions industrielles. Des Sables-d’Olonne à Avranches, en passant par Périgueux, on y trouve toujours le même cocktail de polluants : des sols contaminés aux hydrocarbures, aux benzènes, au cyanure ou encore aux métaux lourds. Un projet « Speed Rehab » En 2019, Vinci Immobilier a racheté le terrain au fournisseur d’électricité pour y construire un programme de logements mixé à une résidence seniors et à des logements étudiants. D’où l’impérieuse nécessité de nettoyer un site notoirement pollué. Le dossier rochelais fait même partie des 50 projets en France baptisés « Speed Rehab » et confiés à Brownfields, un fonds d’investissement spécialisé dans la reconversion de friches industrielles. « Des appareils de mesures contrôleront en permanence 24 h/24 la qualité de l’air » À Marcel-Paul, les structures (cheminée, gazomètre) ont été démontées dans les années 60. Pour le reste, il n’y aurait pas de quoi s’inquiéter, selon les nouveaux propriétaires. « On est bien sur un site pollué aux hydrocarbures. Il y a des vestiges de cette activité dans le sol. Des résidus de la combustion ont été stockés dans des cuves ou dans des fosses, puis ont servi de remblais sur le site. Mais les études n’ont pas montré de migrations de pollutions vers les nappes phréatiques », confirme Pierre Lemenager, directeur adjoint de Brownfields. Pour Sylvain Dardenne, élu en charge de l’urbanisme, « les poches de pollution ont été bien localisées avec un diagnostic fin des parcelles ». L’élu se réjouit « d’un projet qui améliore l’existant ». Reste néanmoins la question d’une pollution qui ne s’arrête généralement pas aux limites d’un périmètre étudié. Pourrait-on retrouver des hydrocarbures ou des métaux lourds dans les jardins voisins ? Difficile de répondre puisque personne n’a cherché tout autour. Sylvain Dardenne assure ne pas avoir connaissance de prélèvements effectués par des riverains qui auraient pu s’en inquiéter. Des particules volatiles Dans un communiqué de presse ironiquement intitulé « Les Gazofolies de La Rochelle », l’association environnementaliste Robin des bois se veut moins rassurante. Tout en rappelant la position enclavée du site entre des établissements scolaires, un musée, un régiment militaire et des habitations, le collectif met en garde notamment sur la volatilité des rejets toxiques lors de la dépollution. « Dans la majorité des cas, même avec l’installation d’un chapiteau sous dépression d’air et avec une filtration par charbon actif, les fouilles, les transferts de goudron par camions vers des installations dédiées exposent les riverains et usagers à des nuisances insupportables et à des risques sanitaires. Les enfants, les asthmatiques et autres personnes à risque, les femmes enceintes ou en âge de procréer sont les plus exposés. Les chantiers durent bien plus longtemps que prévu et les budgets initiaux sont largement dépassés », préviennent ses membres. L’ancienne usine à gaz de La Rochelle, située à l’angle des rues Marcel-Paul et Amos-Barbot, qui a fonctionné de 1840 à 1961, lors de sa démolition. Fonds audiovisuel de recherches Chez Brownfields, on parle de « terrassements très ponctuels faits quasiment à la petite cuillère et de toutes petites zones qui seront recouvertes de bâches pour éviter tout dégazage dans l’air et maîtriser les poussières ». « Des appareils de mesures contrôleront en permanence 24 h/24 la qualité de l’air », poursuit Pierre Lemenager. Au total, 1 400 mètres cubes de terres souillées seront excavés puis expédiés dans des filières spécialisées. Pendant plusieurs semaines ou mois, les riverains verront donc passer des camions-bennes eux aussi soigneusement protégés. Les services de la préfecture ont donné leur feu vert. La Ville de La Rochelle vient de délivrer il y a quelques jours l’autorisation du permis de construire. Le chantier de dépollution devrait commencer d’ici l’été.
Il semblerait que nous sommes loin de la conservation de 46 tilleuls (ils ne sont en effet "que" 46) .
A ce sujet, voici un extrait d'un article paru le 5 mars 98 dans le journal "Les Echos", interview (qui semble encore d'actualité) de Daniel Paccoud, chargé à l'époque de la reconversion des 450 sites ayant été occupés par des usines à gaz appartenant à GDF.
"Gaz de France, 450 usines à reconvertir
La tentation est grande de ne rien faire, car les coûts de dépollution se montent à 300F la tonne traitée, et remettre ces produits au contact de l'air réactive leut effet polluant........ l'incinération des terres hors site et très coûteuse et ABERRANTE."
Aberrante en effet si l'on considère le coût carbone de l'excavation du transport et de l'incinération des terres polluées, pas vraiment compatible avec les objectifs affichés "La Rochelle territoire 0 carbone" à brève échéance .
Les acheteurs potentiels, correctement informés, pourraient-ils se raréfier?
On peut imaginer que la commercialisation de logements construit sur un tel site devienne délicate.
Depuis une quarantaine d'années la "parcelle aux tilleuls" L402, épure à bas bruit, à son rythme, l'air et le sol.
La nature en ville a une valeur économique liée aux services écosystémiques qu'elle assure.
Et si nous les laissions vivre et bosser tranquillement, en place, ces tilleuls,sur leur parcelle?
Les futurs habitants de la parcelle L301 limitrophe bénéficieraient en premier de leur voisinage sympathique. Utopique et raisonnable...
Ne les laissons pas croire que nous nous laisserons faire. Longue vie aux Tilleuls.
Merci beaucoup pour votre soutien , continuons plus encore à signer ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chance d'être entendus !
Le collectif Tilleuls La Rochelle
Le comité des soulèvements de la Terre La Rochelle
https://t.me/soulevementslarochelle
Le GNSA La Rochelle
https://m.facebook.com/p/GNSA-La-Rochelle-100070817963382/
l’association robin des bois
https://robindesbois.org/