
Bonjour à tous,
Bon, on a presque gagné.
Cette pétition demandait une chose simple : que les Parisiens puissent choisir directement leur maire, au lieu de subir un système électoral aussi opaque qu’absurde.
Depuis 2026, les Parisiens votent enfin, à l’échelle de toute la ville, pour une liste clairement associée à un candidat à la mairie. Le maire reste officiellement élu par le Conseil de Paris : ce n’est donc pas encore un véritable suffrage direct. Mais, dans les faits, le vote des Parisiens détermine désormais beaucoup plus clairement qui dirigera la capitale.
Ce n’est pas exactement ce que nous demandions, mais c’est un immense pas en avant.
Est-ce que cette pétition a contribué à faire bouger les choses ? On ne le saura probablement jamais. Mais elle a circulé, elle a été reprise par plusieurs journaux et elle est remontée jusqu’au gouvernement. Alors oui, nous avons de bonnes raisons de penser que votre mobilisation a compté.
Merci à tous ceux qui ont signé, partagé, commenté et refusé que l’on continue à choisir le maire de Paris à travers un système que presque personne ne comprenait.
Entre-temps, Anne Hidalgo est partie.
Nous l’avons beaucoup critiquée ici, et ce n’était pas vraiment un accident. Douze ans à transformer Paris, à expliquer que tout allait très bien et à considérer les critiques comme si elles venaient forcément de gens qui n’avaient rien compris.
Résultat : Paris est devenue plus sale, plus dangereuse, plus délabrée et hors de prix. Les rues se dégradent, l’insalubrité s’installe, les impôts explosent et la dette atteint des sommets. Les Parisiens paient toujours plus cher pour vivre toujours moins bien. Un désastre vendu comme un progrès. Il fallait oser. Hidalgo l’a fait.
Hidalgo aura gouverné Paris avec cette forme particulière de stupidité qui consiste à ne jamais douter de soi, même lorsque les échecs s’accumulent. L’histoire finira probablement par oublier son nom ; de son passage ne restera que le constat des dégâts.
Heureusement, Paris existait avant Anne Hidalgo et existera encore longtemps après elle.
Emmanuel Grégoire prend maintenant la suite. En matière de rupture, on a déjà vu plus spectaculaire. Mais nous aimons laisser aux gens une chance : peut-être saura-t-il écouter les Parisiens, reconnaître les erreurs commises et réparer ce qui peut encore l’être.
Nous allons donc fermer cette pétition.
Merci à tous d’avoir défendu une démocratie parisienne plus simple, plus lisible et plus directe. Merci d’avoir pensé à Paris.
Et si, dans quelques années, nous découvrons que rien n’a vraiment changé, vous savez où nous retrouver.
sauvonsnotreparis@gmail.com