Séverine MFrance
Apr 4, 2018
Je suis une survivante de l'inceste. C'est le pire des crimes que l'on puisse faire subir à un enfant. C'est un crime qui détruit la personnalité, conduit à des conduites à risques, déviantes, excessives. Un crime qui conduit à des états de nerfs chaotiques. Depuis bientôt 3 ans maintenant, j'ai glissé à nouveau dans une dépression majeure, chronique. Le syndrome de stress post traumatique et toutes les contraintes physiques, psychologiques et sociales qui vont avec. En septembre dernier, ma génitrice, qui connaissait mon état dépressif, n'avait pas hésité à tenir des propos infâmes à mon sujet. En février, elle laissait un commentaire sur mon blog pour dire qu'elle aurait aimé que je sois morte suicidée. Il y a 3 jours, c'est son dernier mari qui est venu m'attaquer. Sur ma page d'auteure Facebook puis par mail. Si j'avais les nerfs assez solides, je n'aurais pas relevé. Mais je ne suis pas assez solide. Sinon, je n'aurais pas été déclarée invalide de catégorie 2 à cause de mon état dépressif profond et chronique, dû à ce syndrome de stress post traumatique, dû à toutes les violences physiques, sexuelles et psychologiques que j'ai subies. Donc, j'ai d'abord répondu, en tremblant, au mail que m'a envoyé le "mari" de ma génitrice. Répondu que je voulais qu'ils me foutent la paix. Mais ils ont continué. Leurs mails sont des menaces : ils veulent me nuire. Encore. Ils veulent me faire taire. Encore. Pour me faire peur, ils prétendent détenir des détails "croustillants" de ma vie... Comme, contrairement à mon mari, mes fils, mes amis, ils ne savent pas le dixième des conneries que j'ai faites, ça me ferait rire si ce n'était pas si grave de me menacer comme ça. Mais je l'ai écrit dans mon premier livre : j'ai bu plus que de raison, me suis droguée pour oublier, j'ai baisé pour ne pas être seule, j'ai même eu des relations homosexuelles pensant que si j'étais si mal avec les hommes c'était peut-être que j'étais faite pour être avec les femmes. J'ai volé dans une boulangerie pour manger. J'ai menti pour ne pas parler de moi. Je ne suis pas une femme parfaite. Et des détails "croustillants " sur ma vie je peux en donner plus que ces deux vieux fous réunis. Pourquoi me harcèlent-ils ? Ils ont peur de quoi ? Que je dévoile leurs noms. Ce que je n'ai jamais fait. Parce que je n'ai jamais cherché vengeance, mais justice. Je porte publiquement mon nom de jeune fille, le nom de mon père, père qui ne m'a jamais rien fait de mal contrairement à ma génitrice et son précédent mari pédocriminel (et père de mes demi- "frères"). Mon Père qui aujourd'hui me soutient. Mais ça les insupporte que je continue de m'exprimer publiquement. Et surtout, la "vieille" comme je l'appelle maintenant parce qu'elle n'est digne ni de "maman" ni de "mère", cette "femme" ne supporte pas que je lui mette le nez dans son caca. Non, elle ne supporte pas que je le dise qu'elle est responsable des tortures que j'ai subies, et qu'elle m'a gardée otage d'un odieux chantage affectif durant des années. Elle m'a menti toute ma vie. Elle m'a menti sur tout le monde. Sur tout. Elle m'a brisée. Elle a fini le travail de son ex mari violeur d'enfant. Alors tout est bon... Vendredi c'était sur ma page d'auteure que son mari donc, est venu déblatérer des mots désordonnés (un poil de sénilité allié à un fond mauvais). Je ne l'ai pas lu jusqu'au bout parce que cet individu, ancien policier gradé, pense tout savoir alors qu'il ne sait rien. Il affirme des choses qui concernent mes fils (âgés aujourd'hui de 20 et 21 ans) que mes fils eux-mêmes peuvent démentir. J'ai supprimé son commentaire et je l'ai bloqué de ma page. Mais ça ne suffit pas. Samedi , j'ai trouvé dans ma boite mail des messages menaçant. Ils veulent me poursuivre a priori, parce que je ne suis pas gentille avec ma génitrice. Admettons. C'est vrai, je ne suis pas gentille. Parmi la crasse de ces messages, ce qui m'a le plus choquée est ceci, un extrait de ce que cet homme ose écrire : //PETIT POINT PRECIS DE DROIT >; au cas où tu penserais envoyer ta mère à l'échafaud, il faudrait d'une : qu'elle puisse avoir un gramme de reproches à se faire, et de deux : que la Loi pénale soit rétroactive. >; alors, pour reprendre tes expressions "on s'en bat les couilles"// Donc, selon ces gens-là, une mère dont l'enfant a subi des viols répétés de 4 ans 1/2 à 18 ans, 2 mois et 2 jours : n'aurait pas un gramme de reproches à se faire... Mais alors, c'est quoi, une mère ? Et l'argument dont ils se frottent les mains : la loi n'est pas rétroactive. Peu importe donc que cette femme soit coupable, puisque la loi lui foutra la paix. Elle m'a laissée violer. Elle m'a fait partir au lieu de me protéger, elle a fait en sorte que ce pédocriminel ne soit jamais jugé. Mais prescription et loi non rétroactive : elle est bien heureuse de ne jamais avoir à répondre de ses actes. Donc il faudrait que je me taise. J'appelle ça un aveu. Elle a avoué être coupable, mais désormais inattaquable. Ces gens-là, qui aimeraient me faire taire, je les trouve abjects, immondes. Cette femme qui me sait fragile, dépressive, et qui charge son "mari" de me harceler... pour que je finisse au bout d'une corde ? Ce dernier mari, officier de police en retraite n'a jamais cherché à savoir si ce que je racontais sur le précédent mari de ma génitrice était vrai, à l'époque où j'aurais pu encore porter plainte. Pourtant, c'était son devoir de s'assurer qu'un pédocriminel potentiel n'était pas en liberté à quelques kilomètres de chez lui... Cet "homme" me fait vomir. Il fait honte à l'institution de la Police. Il a laissé en paix un violeur d'enfant. Évidemment aujourd'hui il a tout intérêt à me menacer et me faire taire. J'ai peur. Si ma génitrice habitait près de chez moi, j'irais frapper à sa porte pour l'étrangler de mes mains, pour la faire taire, parce que je n'en peux plus. Elle me tue, de façon malsaine, à petit feu. Je fais tout pour m'en sortir, mais elle n'est que manières immondes et putassières. Cette femme me pousserait au suicide sans état d'âme. Elle éveille en moi une violence du désespoir. Moi qui suis contre la peine de mort, je souhaite la mort de ma génitrice. Les mille kilomètres qui nous séparent sont une bénédiction. J'ai peur. Parce que je n'en ai pas fini avec la dépression, et il ne se passe pas une semaine sans que j'aie des pulsions suicidaires. Et quand je fais face à la réalité que ma génitrice est une femme monstrueuse, qui partage sa vie avec un individu non moins monstrueux, j'ai envie de mourir, de douleur. Parce que c'est de ce ventre là que j'ai arraché la vie. Il paraît que je dois me taire. Parce que c'est pas bien de dénoncer ce que je dénonce. Mais je préfère crever que me taire. Ce matin j'ai fait une crise de dissociation. Je ne me souviens de rien d'autre que l'ancien mari de mère, le pédocriminel, qui me faisait du mal, en répétant "tiens-toi tranquille". Ma mère derrière lui ajoutait "sinon, la prochaine fois..." Je sais que lui est mort. Donc c'est mon esprit qui a déconnecté et c'est moi qui me suis blessée à la main et au cou. Dissociation. C'est comme une prison. À vie. Pendant ce temps là, une mère complice, qui a protégé un violeur d'enfant, qui me pousse au suicide depuis un an, se frotte les mains parce que la Loi est de son côté. Du côté des coupables. Je suis toujours en vie. Alors je vais continuer de m'exprimer. Et de lutter. Parce que si je me tais, je crève. Les familles inces-TUEUSES ne cessent jamais de vouloir bâillonner leurs victimes. Elles n'ont que ça pour sauvegarder les apparences. Quoiqu'il arrive, j'ai dit la vérité et je n'ai pas peur de mourir. Séverine
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