Petition updateSTOP Cultural genocide !

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Stop Cultural Genocide Collective
Dec 16, 2020

Génocide culturel ? STOP !

Le 14 novembre 2020 a été la première journée internationale consacrée à la lutte contre le trafic des biens culturels. Elle marque le 50ème anniversaire de la Convention de l’UNESCO (1970) qui exhorte les États parties à interdire le trafic illicite des biens culturels.

            La question du trafic illicite des biens culturels n’a jamais été une priorité de la politique de la plupart des États européens. Le manque de moyens qui lui est accordé par la plupart des États reste criant, comme signalé dans le rapport d’enquête de la Commission européenne (Illicit trade in cultural goods in Europe, 2019). Depuis l’adoption de règlements européens, le trafic ne s'est jamais aussi bien porté.

            Cela permet à des groupes criminels et terroristes internationaux de sévir impunément et de mettre en œuvre leur projet totalitaire d’effacer l’Histoire tout en gagnant de l’argent en vendant les biens de pays spoliés. Comme a pu le faire Daesh en Syrie, en Irak, ou encore en Afrique. Ces objets volés arrivent avec de faux papiers sur le sol européen dans un marché de l’art caractérisé par l’absence de transparence et un anonymat des transactions, qui favorisent, en plus du vol et du recel, le blanchiment d’argent, l’évasion et la fraude fiscale.

Nous demandons aujourd’hui aux dirigeants européens de :

1- Apporter une solution urgente au trafic, vu que l’existence du problème est reconnue par toutes les organisations internationales pertinentes.

2- Réguler enfin le marché de l’art et des antiquités, y compris sur internet, au même niveau que les autres marchés (bijoux, armes, drogues et médicaments) et contraindre les vendeurs à plus de transparence quant à la provenance des objets. Chaque marchand d’art déclaré en Europe doit faire preuve d’autant de transparence qu’une banque et avoir des registres tenus à jour.

3- Financer les projets de ceux qui peuvent aider à récupérer des biens pillés : les forces de l’ordre (police, douane, gardes frontières, procureurs) avec l’aide de la communauté scientifique et des nouveaux outils digitaux.

4- Surveiller davantage les ports francs, qui servent à l’évasion fiscale, au stockage et au mouvements internationaux d’objets et cela sans surveillance.

5- Sensibiliser les collectionneurs à la présence importante de faux antiques sur le marché de l’art. Acheter un faux est un mauvais investissement et peut en plus financer des réseaux criminels.

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