Stop aux data centers sur nos terres agricoles : protégeons notre sécurité alimentaire et

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Le problème

Alors que nous faisons face aux crises écologiques et climatiques les plus graves de notre histoire moderne, un paradoxe insoutenable est à l'œuvre : la course effrénée au « tout-numérique » et à l'intelligence artificielle grignote, bétonne et stérilise nos terres nourricières.

En France, les projets de centres de données (data centers) se multiplient et se gigantisent sur des parcelles agricoles ou naturelles, uniquement pour grappiller quelques millisecondes de latence ou alimenter la boulimie énergétique de l'IA. C’est un choix de société absurde, et nous disons stop.

1. Une folie des grandeurs qui bétonne nos terres nourricières
Les projets pharaoniques se succèdent au mépris du bon sens paysan et climatique :

À Fouju (Seine-et-Marne), un mégaprojet de « campus IA » (porté notamment par Nvidia et des fonds internationaux) prévoit l'artificialisation de 90 hectares de terres arables pour implanter onze centres de données. 
Près de Mulhouse (Haut-Rhin), à Petit-Landau, Microsoft a obtenu un feu vert pour implanter un data center géant qui sacrifie près de 35 à 40 hectares de terres agricoles (dont des parcelles en agriculture biologique). 
Pour mesurer la démesure de ces projets, rappelons qu’en comparaison, le plus grand data center de France jusqu'à présent (Paris Digital Park à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis) s’étend sur « seulement » quatre hectares. Nous sommes passés d’une logique d'infrastructures localisées à un étalement de type industriel lourd sur nos plateaux agricoles.

2. Une menace directe pour notre souveraineté et notre sécurité alimentaires
Nos terres agricoles ne sont pas des réserves foncières vacantes en attendant d'être artificialisées : ce sont les outils indispensables de notre survie. Sous la double menace du dérèglement climatique (sécheresses, vagues de chaleur, aléas extrêmes) et de l'effondrement de la biodiversité, chaque hectare de terre arable compte. Bétonner ces sols fertiles revient à détruire définitivement notre capacité à produire localement de quoi nous nourrir.

3. Une aberration écologique et une pression insupportable sur les ressources
Ces méga-structures sont de véritables gouffres énergétiques et matériels. À Fouju comme en Alsace, les besoins en électricité se comptent en gigawatts (rivalisant avec la puissance de réacteurs nucléaires), nécessitant des lignes à haute tension dédiées et des centaines de groupes électrogènes au fioul. Ils exigent aussi des quantités colossales d'eau douce pour leur refroidissement, entrant en concurrence directe avec les besoins des citoyens, des écosystèmes et d'une agriculture locale déjà assoiffée. L'artificialisation de ces dizaines d'hectares aggrave en outre le cycle de l'eau en empêchant l'infiltration des pluies et en accentuant les risques de pollutions (notamment par les PFAS, dits « polluants éternels »). 

4. Le choix du vivant contre la fuite en avant technologique
Préférer l'implantation de temples du calcul numérique à la préservation du vivant et de l'agriculture paysanne est un non-sens démocratique et écologique. Le défi climatique ne se résoudra pas en sacrifiant nos biens communs au profit de la vitesse et de la surconsommation de données.

Nos exigences :
Parce que les citoyens doivent contraindre les décideurs à reprendre le contrôle face aux logiques industrielles et technophiles, nous demandons :

Un moratoire immédiat et l'interdiction légale de toute implantation de nouveaux data centers sur des terres agricoles, forestières ou naturelles.
La sanctuarisation du foncier agricole, en le protégeant définitivement de toute artificialisation liée aux infrastructures numériques.
L’obligation d'une véritable sobriété numérique, en soumettant les projets d'infrastructures à une évaluation rigoureuse de leur impact réel sur les limites planétaires, l'eau et le climat.
Face à l'urgence climatique et à la raréfaction des ressources, sauvons nos terres, exigeons la sobriété : signez et faites signer cette pétition !

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Jean CHRÉTIENLanceur de pétition

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