Santé : remboursez les pilules qui ne donnent pas de tumeurs ! 

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Le problème

 Le 10 septembre, une alerte sanitaire sur le désogestrel a été prononcée, indiquant “un très faible surrisque de méningiome” (tumeur des enveloppes du cerveau) lié à l'utilisation prolongée de désogestrel 75 µg qui se trouve notamment dans plusieurs pilules contraceptives : ANTIGONE, CERAZETTE, ELFASETTE, OPTIMIZETTE, et génériques des laboratoires Biogaran, Cristers et Sandoz. L'Agence nationale de sécurité du médicament a annoncé écrire à 1,6 millions de personnes utilisant cette contraception pour les avertir d’un risque de méningiome. Et à celles qui appellent les gynécologues et sages-femmes avec tous les symptômes indiqués, on explique qu’il leur suffit de prendre d’autres contraceptifs oraux progestatifs seuls (sans oestrogène), comme la molécule de drospirénone, un progestatif de 4e génération dérivé de la spironolactone que l’on retrouve notamment chez SLINDA.

Oui, c’est très bien. Mais cette pilule n’est pas remboursée, et son prix varie, de 36 (pas de marge) à 50 euros en pharmacie.

En 2021 avec Georgette Sand, nous avions fait remonter auprès de la Délégation droits des femmes de l’Assemblée Nationale le fait que le remboursement annoncé des pilules pour les moins de 26 ans c’était fort sympa, mais que les règles ne s'arrêtaient pas à 25 ans, que nous avions environ 39 ans de cycles menstruels. Qu’il était donc important de rembourser les différents contraceptifs et notamment ceux qui semblent avoir moins d’effets indésirables, comme l’anneau ou les pilules spironolactone. Nous n’avions pas eu de suite à notre demande.

Or, ce n’est pas le premier scandale sanitaire concernant les pilules. Et beaucoup ont des effets secondaires minimisés par les soignants. Ce qui fait reculer son usage, et laisse beaucoup de femmes parfois sans vraie protection, autre que le préservatif. Or, dans ce contexte où les déserts médicaux se multiplient et où l’accès facilité à l’IVG est compliqué, faut-il vraiment que les femmes se détournent de la pilule ?

Nous demandons aujourd’hui, alors que la loi budget et la PLFSS sont en discussion, qu’enfin ces moyens contraceptifs soient remboursés et les prix ENCADRÉS ! Car il n’est pas normal que notre santé dépende de notre compte en banque, que l’on fasse seules la démarche de changer de pilule si on en a les moyens, de faire le tour des pharmacies pour trouver celle qui accepte de ne pas faire de marge sur les utérus des femmes aussi élevée que sur les crèmes solaires et les dentifrices au matcha. 


Message à notre Ministre de la Santé et à nos député.es qui votent le budget : 

  • Remboursez les pilules qui ne donnent pas de tumeur !
  • Bloquez le prix de ces pilules pour éviter les marges fantaisistes !
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Georgette SANDLanceur de pétitionLe collectif Georgette Sand pense qu'on ne devrait plus s'appeler George pour être prise au sérieux. Ses membres dénoncent le double standard, les inégalités dans l'accès à l'économie, au soin, à la mémoire.

Les décisionnaires

Stéphanie Rist
Stéphanie Rist
Ministre de la santé

Message aux signataires