

SANS TRANSPORT, PAS DE CITOYENNETÉ : EXIGEONS UN SERVICE MOBIMÉTROPOLE DIGNE À MARSEILLE
Le problème
À l'attention de :
Benoît Payan, Maire de Marseille
Samia Ghali, 3ᵉ adjointe au maire, Déléguée aux mobilités, à la rénovation urbaine et aux projets structurants, Présidente du Conseil d'Administration de la RTM
Sophie Guérard, 25ᵉ adjointe au Maire de Marseille, Déléguée aux personnes en situation de handicap, à l'inclusion et l'accessibilité
Être citoyen, ce n'est pas rester assigné à résidence
Monsieur le Maire, Mesdames les adjointes,
La citoyenneté ne s'arrête pas au pas de notre porte. Voter, travailler, se soigner, étudier, entretenir sa vie sociale, participer à la vie de la cité : ce sont des droits constitutionnels. Pourtant, à Marseille et dans sa métropole, des milliers de citoyens en situation de handicap en sont, de fait, privés au quotidien.
La raison : le service public Mobimétropole , recours indispensable face à l'inaccessibilité persistante des transports marseillais, se dégrade au point de ne plus remplir sa mission. Ce n'est pas un dysfonctionnement technique isolé. C'est une rupture de l'égalité républicaine.
- Une citoyenneté sous conditions : réserver ses déplacements une semaine à l'avance, sans garantie, et n'apprendre que la veille après 14h si l'on est autorisé à sortir : cette précarité organisée n'est pas acceptable.
- Des plannings qui dictent nos vies : rendez-vous médicaux écourtés, démarches administratives compromises, sorties culturelles annulées au gré d'horaires imposés. Les usagers de Mobimétropole ne sont pas des colis déplacés par un algorithme défaillant.
- Une double peine territoriale : hors de Marseille intra-muros, le service s'arrête à 21h, les dimanches et jours fériés. La citoyenneté métropolitaine ne peut pas dépendre d'un code postal.
- Une atteinte à l'autonomie : lorsqu'un chauffeur refuse d'accompagner un usager jusqu'à son point d'arrivée ou de l'aider à monter dans le véhicule, ce n'est pas un simple manquement professionnel, c'est une atteinte à la dignité de la personne.
Le dialogue a été tenté : une table ronde s'est tenue le 9 février dernier avec un membre de la direction de Mobimétropole. Depuis, rien n'a changé, la situation s'aggrave.
L'inaction n'est plus une option.
Nos revendications : un service public à la hauteur des droits de chacun
Nous ne demandons pas un traitement de faveur. Nous demandons l'application de la loi et le respect de la dignité des usagers. Nous appelons la Métropole et Mobimétropole à engager, sans délai, un plan d'urgence portant sur :
La liberté d'aller et venir : confirmation anticipée des réservations, respect des plannings, fin des annulations arbitraires de dernière minute.
L'égalité territoriale : alignement des horaires de soirée, de week-end et de jours fériés sur l'ensemble du territoire métropolitain.
La formation des conducteurs : un plan de formation obligatoire pour garantir un accompagnement digne, adapté à toutes les situations de handicap.
L'investissement dans le service public : des moyens matériels (véhicules en nombre suffisant, entretenus) et humains à la hauteur des besoins réels.
Nous demandons une République où nul n'est laissé sur le trottoir.
L'Unadev, Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels
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Le problème
À l'attention de :
Benoît Payan, Maire de Marseille
Samia Ghali, 3ᵉ adjointe au maire, Déléguée aux mobilités, à la rénovation urbaine et aux projets structurants, Présidente du Conseil d'Administration de la RTM
Sophie Guérard, 25ᵉ adjointe au Maire de Marseille, Déléguée aux personnes en situation de handicap, à l'inclusion et l'accessibilité
Être citoyen, ce n'est pas rester assigné à résidence
Monsieur le Maire, Mesdames les adjointes,
La citoyenneté ne s'arrête pas au pas de notre porte. Voter, travailler, se soigner, étudier, entretenir sa vie sociale, participer à la vie de la cité : ce sont des droits constitutionnels. Pourtant, à Marseille et dans sa métropole, des milliers de citoyens en situation de handicap en sont, de fait, privés au quotidien.
La raison : le service public Mobimétropole , recours indispensable face à l'inaccessibilité persistante des transports marseillais, se dégrade au point de ne plus remplir sa mission. Ce n'est pas un dysfonctionnement technique isolé. C'est une rupture de l'égalité républicaine.
- Une citoyenneté sous conditions : réserver ses déplacements une semaine à l'avance, sans garantie, et n'apprendre que la veille après 14h si l'on est autorisé à sortir : cette précarité organisée n'est pas acceptable.
- Des plannings qui dictent nos vies : rendez-vous médicaux écourtés, démarches administratives compromises, sorties culturelles annulées au gré d'horaires imposés. Les usagers de Mobimétropole ne sont pas des colis déplacés par un algorithme défaillant.
- Une double peine territoriale : hors de Marseille intra-muros, le service s'arrête à 21h, les dimanches et jours fériés. La citoyenneté métropolitaine ne peut pas dépendre d'un code postal.
- Une atteinte à l'autonomie : lorsqu'un chauffeur refuse d'accompagner un usager jusqu'à son point d'arrivée ou de l'aider à monter dans le véhicule, ce n'est pas un simple manquement professionnel, c'est une atteinte à la dignité de la personne.
Le dialogue a été tenté : une table ronde s'est tenue le 9 février dernier avec un membre de la direction de Mobimétropole. Depuis, rien n'a changé, la situation s'aggrave.
L'inaction n'est plus une option.
Nos revendications : un service public à la hauteur des droits de chacun
Nous ne demandons pas un traitement de faveur. Nous demandons l'application de la loi et le respect de la dignité des usagers. Nous appelons la Métropole et Mobimétropole à engager, sans délai, un plan d'urgence portant sur :
La liberté d'aller et venir : confirmation anticipée des réservations, respect des plannings, fin des annulations arbitraires de dernière minute.
L'égalité territoriale : alignement des horaires de soirée, de week-end et de jours fériés sur l'ensemble du territoire métropolitain.
La formation des conducteurs : un plan de formation obligatoire pour garantir un accompagnement digne, adapté à toutes les situations de handicap.
L'investissement dans le service public : des moyens matériels (véhicules en nombre suffisant, entretenus) et humains à la hauteur des besoins réels.
Nous demandons une République où nul n'est laissé sur le trottoir.
L'Unadev, Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels
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Pétition lancée le 18 septembre 2026