Artificialisation des sols

Je pourrais parler de tous ces terrains pavillonnaires fractionnés pour construire 2 à 3 pavillons
(adieu leur jardin) ou bien qui cèdent la place à un immeuble.
Comme le diable se cache dans les détails, je vais parler des trottoirs de Saint-Maur.
C'était un des charmes de la ville, ses avenues aux bas-côtés herbacés, voire engazonnés.
Dès son arrivée comme maire, M. SYLVAIN Berrios s'est attaqué dans d'innombrables rues de la commune à cette verdure qui doit lui faire horreur en faisant couler dessus du bitume (ce qu'on appelle enrobé, choisi à Saint-Maur noir de préférence).
Adieu à la biodiversité (herbes sauvages et petits insectes) et à l'absorption des eaux pluviales par les trottoirs, bienvenue aux élévations de température
(Saint-Maur a récemment battu des records nationaux de température estivale).
Rassurez-vous, la Mairie actuelle a récupéré l'idée (et bien entendu n'est pas en reste pour faire de la comm dessus) de laisser le soin aux riverains de planter quelques fleurs dans le peu de terre qui reste autour des arbres d'alignement des rues (initiative de végétalisation au demeurant très louable).
Visiblement satisfait d'être à contre-courant du consensus général quant à la lutte contre l'artificialisation des sols, M. le Maire a communiqué sur sa bitumisation des trottoirs à maintes reprises dans le bulletin mensuel municipal.
Illustrations :
- extrait de « Regardons la nature autrement », brochure de la municipalité précédente
qui malgré son adjoint à l'urbanisme, M. Berrios (la coupe des grands platanes de la place Rimini, c'est lui), avait su protéger les « trottoirs enherbés » ;
- quelques exemples tirés de Saint-Maur Infos (ici, exemplaires de 2016).