François WINICKIFrance
Apr 3, 2021

Tout d'abord, je réitère mon appel à observations :
c'est fort possible que le Grand Chêne et son voisin le tilleul centenaire abritent
des espèces protégées, à nous de les répertorier.
Ensuite, ne pas oublier que le projet immobilier actuel viole le PLU sur la protection des arbres remarquables (pas d'atteinte aux racines et pas d'élagage).
En ce matin de Pâques, qu'il soit permis de rêver à l'abandon de tout projet immobilier et qu'à la place, le 70, avenue du Général Leclerc devienne un espace public, tout au moins qu'il soit accessible à tous.
Rapidement, une liste à la Prévert, genre gâteau à la crème, me vient à l'esprit :

chasse aux œufs de Pâques
mini arboretum
édition d'une brochure numérique avec fiches descriptives des essences d'arbres trouvées sur place (exemple : https://www.paris.fr/pages/parcours-au-parc-montsouris-4020 )
classes en plein air (les enseignants se mettent au vert toute une journée avec leur classe comme dans les Deux-Sèvres, à Samatan dans le Gers, à Houthem en Belgique)
animations avec guides naturalistes, LPO (40 espèces d'oiseaux à Saint-Maur), associations
visites guidées, ateliers (Nature et Environnement, dessin, peinture...), rallyes urbains, jeux de piste...
candidature au concours l'Arbre de l'Année
piques-niques, goûters d'anniversaire
hamacs, balancelles
cours de méditation, yoga, philo...
quelques agrès pour les sportifs
(mais, désolé les Grimpeurs et urbexeurs, on ne grimperait pas aux vénérables chêne et tilleul, respect)
concerts, par exemple du musicien électro Joakim (à des heures raisonnables)
ou bien chants auvergnats (clin d’œil à la bonne dame morte à 102 ans qui, tant que sa santé le lui a permis, a chanté sous son chêne)
venue d'artistes (le green art !), par exemple l'artiste Constance Fulda qui réalise des empreintes d'arbres, relevées en couleur, un graphisme naturel réinterprété sur des feuilles de papier japon ou encore Thierry Boutonnier qui travaille avec les citadins pour introduire du végétal en milieu urbain
venue d'étudiants des Beaux-Arts de Paris dans le cadre de la chaire
Habiter le paysage : l'art à la rencontre du vivant, coordonnée par l'historienne de l'art Estelle Zhong-Mengual et parrainée par Giuseppe Penone
création de bifurcations aux 600 km piétonniers du « Sentier du Grand Paris » pour rendre visite à la gloire végétale de Saint-Maur.

Illustration :
Louis 9 (et oui, c'est comme ça qu'on écrit maintenant) dit Saint Louis sous son chêne de Vincennes,
gravure du XIX ème (19è ?) siècle trouvée sur le site Blogostelle.

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