Repas CROUS à 1 € : les étudiant·e·s exigent des moyens !

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Le problème

TRIBUNE : “Un droit qu'on ne peut pas exercer n'est pas un droit.  Le repas à 1 € doit devenir une réalité dans tous les campus.”  - Diogo

Revendications :

 • au Gouvernement : garantir un financement durable et réel de la mesure, créer des postes pérennes dans les Crous et lancer un plan d'adaptation des restaurants universitaires ;

 • aux Crous du Grand Est : ne pas empêcher les étudiant·e·s de manger, élargir les horaires d'ouverture pour couvrir des plages plus larges, avoir des repas éligibles en plus grande quantité et augmenter la capacité d’acceuil ;

 • à la Région Grand Est : mettre en place un vrai plan régional contre la précarité alimentaire, doté d'un budget à la hauteur et construit avec les organisations étudiantes, collectifs et associations.

CONTEXTE :

Depuis le 4 mai 2026, le repas à 1€ est ouvert à tous les étudiant·e·s. Mais faute de places et de personnel, les restaurants universitaires ne peuvent pas accueillir tout le monde dans de bonnes conditions.

Les représentants de LFI 57, LFI 54, LFI 55, LFI 88, LFI 68 et LFI 67 ainsi que l'Alternative Étudiante Strasbourg et Solidaire Étudiante Nancy demandons au Gouvernement, aux Crous et à la Région Grand Est de financer la mesure jusqu'au bout ! 

Des Crous qui anticipent eux-mêmes la saturation...

Les Crous du Grand Est ont prévu une forte hausse de la fréquentation. À Strasbourg, le Crous reconnaît un risque de saturation et y répond par des investissements d'urgence et 7 recrutements. En Lorraine, plusieurs sites sont identifiés à risque, dont le restaurant universitaire de Longwy.

Les files d'attente sont déjà là. 

En 2025, 55 % des passages en caisse du Crous de Strasbourg ont eu lieu entre 12h et 13h, et l'Esplanade affiche des créneaux de forte affluence dès 11h45 encore aujourd’hui.

À Nancy, l'affluence commence dès 12h devant le restau U place Carnot et le soir, dans le peu de restaurants ouvrant de 18h30 à 19h45, si un·e étudiant·e arrive après 19h10 dans la file d'attente, il ou elle devra espérer arriver jusqu'à la caisse avant sa fermeture. 

Si on veut un repas éligible à 1 euro dans les cafétérias de Nancy, il faudra venir avant 12h30 faute d'approvisionnement.

Un·e étudiant·e qui a quarante minutes entre deux cours ne peut pas attendre une heure : il ou elle renonce, ou mange ailleurs, à ses frais.

De plus, la formule à 1 € fonctionne sur un modèle de points (10 points sont attribués à chaque étudiant·e), système qui ne permet pas de construire un repas équilibré, complet, et suffisamment nourrissant sans devoir débourser davantage au vu des faibles quantités fournies. 

La grille est la suivante :

 • l'entrée : 2 à 3 points

 • le plat principal : 5 à 7 points

 • un fromage : 2 à 3 points

 • dessert/fruit : 2 à 3 points

 • pain : le premier est gratuit, puis 1 point par pain 

supplémentaire, facturé 0,50 € chacun

 

Un financement qui s'arrête aux portes des cuisines

L'État a débloqué 50 millions d'euros supplémentaires 

en 2026. Le coût réel moyen d'un repas est d'environ 8 €, dont 7 € pris en charge par l'État. Mais cet argent ne construit pas de restaurants et ne paie pas les personnels.

La Région Grand Est, elle, a adopté en 2024 un Plan Vie de Campus et des Talents pour 219 000 étudiants. Son dispositif de soutien à l'alimentation et à la lutte contre la précarité étudiante n'est pas à la hauteur et ne suffira pas aux 250mil étudiants prévus dans l'horizon 2030. La Région Grand Est fait de l'accès à l'alimentation une priorité* de sa politique étudiante. Nous lui demandons désormais de mettre des moyens à la hauteur de cette ambition. 

Source*:  https://www.grandest.fr/plan-vie-campus-talents/

 

 

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Diogo DA COSTALanceur de pétitionProduit portugais importé en France. Peut contenir des traces de café.

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