

Je soutiens la campagne pour la santé
La question de la santé est une affaire qui rythme toute notre vie, de la naissance à la mort. Le système de santé hospitalier public français est aujourd’hui en péril, en voie de privatisation pour la seule réalisation du profit immédiat.
Mais unis par les luttes, nous pouvons faire reculer la dégradation de la protection sociale, en nous attaquant aux responsables, en conquérant et en construisant une santé publique pour tous.
Les victimes du capitalisme doivent se rassembler autour d'axes de lutte pour la santé tels que :
- La lutte contre l’abaissement des budgets pour la santé (ONDAM, objectif national des dépenses d’assurance maladie), T2A (tarification des actes médicaux et chirurgicaux) alloués aux hôpitaux et organismes de santé publics. Le montant des hospitalisations doit subir une réforme générale, afin d’éviter une médecine “à deux vitesses”. La santé des travailleurs n’est pas une marchandise.
- Pour la réouverture des hôpitaux, des maternités, des lits de chirurgie, des lits de médecine, des dispensaires de ville et de proximité.
- Pour le remboursement des médicaments, contre les déremboursements.
- Pour la priorité budgétaire qui doit revenir à la recherche médicale publique.
- Contre les pandémies : gratuité et accès facilité pour toutes et tous aux masques, gels, tests, soins ou traitements vaccins ; réquisition réelle des cliniques privées.
- Transparence et contrôle populaire des processus de fabrication des laboratoires. Propriété intellectuelle et des données rendues publiques !
- Pour des états généraux de la santé avec les professionnels, les usagers, les représentants des autres services publics, les représentants des salariés, afin de définir l’état des lieux et des besoins à satisfaire.
- Réduction du temps de travail hebdomadaire à quatre jours et abaissement de l'âge de départ à la retraite à 60 ans et 55 ans pour tous les travaux pénibles.
- Les missions de la Sécurité Sociale doivent se conformer à celles définies lors de sa fondation : la santé accessible pour tous, gratuité des soins, libre choix des médecins.
- Etc.
Durant la campagne pour la santé, des articles, des tracts, des affiches, des pétitions, des actions, des réunions publiques, des collectifs, vont être mis à disposition de cette campagne. Vous pouvez soutenir cette campagne en vous inscrivant sur le site et en faisant des dons (66% de réduction d’impôts), en devenant acteur de la campagne.
Sur toutes ces questions, nous appelons aux luttes multiformes et au rassemblement populaire. Aucun axe de luttes de cette campagne ne sera remporté, sans luttes extraparlementaires du mouvement populaire. Dans l’histoire, toutes les avancées l’ont été par la rue, les manifestations, l’irruption sur la scène politique de millions de personnes.
Mais nous devrons nous attaquer au capitalisme et à la propriété privée des moyens de production et d’échanges des biens et services. La base du non-respect de la santé des travailleurs, c’est le mode de production capitaliste-impérialiste. Nous devons donc lutter contre ces conséquences dramatiques du capitalisme, mais si nous voulons les solutionner durablement, il nous faut en finir avec la cause.
Cette campagne pour la santé est une des parties de notre campagne générale « Accusons le capitalisme ! ».
Dès lors, grandira la conviction que le progrès social, la marche vers une vie digne et un travail pour tous, vers la démocratie, vers la construction de son propre État prolétarien et d’une société pour soi, exige le renversement de la classe dominante et son État. Le changement de mode de production, c’est le passage du capitalisme au socialisme-communisme, le transfert du pouvoir à la classe ouvrière et ses alliés. Ce transfert nécessite de briser l’État capitaliste, ses appareils en promouvant des responsables nouveaux issus de la classe ouvrière et des autres catégories de travailleurs, en transformant les missions de l’État qui, d’organe de domination du peuple-travailleur, deviendra l’instrument de ses intérêts et aspirations, en élevant de nouvelles règles de fonctionnement démocratiques et anti-bureaucratiques. Des comités populaires locaux avec pouvoir budgétaire, aux comités d’usines en passant par toutes les formes que nous inventerons, jusqu’au sommet de l’État, le peuple-travailleur contrôlera l’État qui deviendra prolétarien, au service des prolétaires. Commencera la construction de la nouvelle société qui, sur la question de la santé par exemple, résoudra la question par la traduction de chaque gain de productivité dans la fabrication des biens et services, en transfert vers la santé ou en réponse aux besoins sociaux grâce à la propriété sociale des moyens de production et d’échanges et à la planification centralisée démocratique. Ceci est une longue marche, elle commence maintenant !