POUR UNE RÉPARTITION ÉQUITABLE DES RESSOURCES EN ITINÉRANCE À MONTRÉAL

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Le problème

Aider les personnes en situation d'itinérance ne veut pas dire les abandonner dans la rue. Ça ne veut pas dire non plus d’abandonner les quartiers qui les accueillent. Hochelaga-Maisonneuve porte depuis des années une part disproportionnée de l'effort montréalais. Ça doit changer.

Considérant que la Ville maintient depuis six ans, sur le site de l'ancien YMCA, une ressource d'hébergement d'urgence présentée comme temporaire, où sont hébergées près de 200 personnes dans des conditions dites inhumaines de l’aveu même de la Ville; 

Considérant que des ressources mal adaptées contribuent à l’errance de leurs usagers dans le quartier et que leur concentration tend à attirer davantage de personnes vulnérables; 

Considérant que les efforts de certains secteurs, notamment Outremont, Rosemont–La Petite-Patrie, Ahuntsic–Cartierville et Tétreaultville, pour refuser ou limiter la taille ou la nature de certaines ressources témoignent d’un manque d’équité territoriale;


Considérant que, malgré le protocole municipal adopté en mai 2026 prévoyant la désignation de zones de tolérance dans chaque arrondissement, une centaine de campements persiste dans Hochelaga-Maisonneuve  sans répartition équitable de cet effort à l’échelle montréalaise.


Nous demandons à la Ville de Montréal et au gouvernement du Québec de : 

1. Fournir une planification transparente de la gestion de l’itinérance indiquant le nombre de personnes à loger et vers quelles ressources actuelles ou futures, elles seront dirigées.


2. Maintenir des équipes mixtes d'intervention 24 heures sur 24 dans les secteurs les plus touchés, avec des effectifs et des délais d'intervention rendus publics.


3. Tenir d'ici deux mois une consultation publique sur l'avenir du site de l'ancien YMCA, et remplacer ses installations par des ressources à taille humaine, mieux réparties.


4. Consulter les riverains lors de l’implantation de nouvelles ressources, permanentes ou temporaires.


5. Fixer des cibles chiffrées de répartition et de seuils maximaux de places d'hébergement au seins des différents districts des 19 arrondissements, et exiger de chacun qu'il désigne la zone de tolérance prévue au protocole de gestion des  campements  adopté en mai 2026.


Aucun quartier ne devrait porter seul la charge d'une crise qui appartient à tout Montréal.

 

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