

🟡📢 POUR QUE SE DÉPLACER, ET VIVRE EN FRANCE, RESTE ACCESSIBLE ET DÉCENT
Le problème
📣 POUR QUE SE DÉPLACER, ET VIVRE EN FRANCE, RESTE ACCESSIBLE ET DÉCENT
Un appel citoyen, apolitique et pacifique
Pétition rédigée le 10 septembre 2026
(Les demandes et mesures souhaitées se trouvent à la fin de la pétition)
Comment participer à ces mobilisations ? ⬇️
🟡 Je soutiens facilement : LE GILET JAUNE DANS LA VOITURE
Je reprends les codes de 2018 pour diffuser simplement une idée de mécontentement et d’inquiétude avec comme point de départ la hausse du prix des carburants. Le symbole se diffuse vite, facilement et mobilise les citoyens. J’affiche un gilet jaune visible dans ma voiture. Ce symbole est pacifique et marque les esprits.
= coût du soutien : gratuit et simple, code visuel impactant et reconnu de tous et toutes
🟢 Je partage sur les réseaux : JE SIGNE CETTE PÉTITION ET LES AUTRES PÉTITIONS CONCERNANT CES REVENDICATIONS
Tout va vite sur Internet, je signe et partage donc cette pétition pour faire grimper considérablement le chiffre des signatures. Je fais savoir que je souhaite que les pouvoirs publics apportent des réponses concrètes, mesurables et durables. Je signe en mon nom ou anonymement et je reste libre de mes opinions politiques. Je soutiens une mobilisation pacifique, citoyenne et transpartisane. Je partage autour de moi et j’en parle pour que d’autres la signent aussi.
= coût du soutien : totalement gratuit, simple et très rapide
🟠 Je participe par une action simple : LE WEEK-END SANS PLEIN
Si je le peux, je réserve l’achat de carburant pour la semaine. Le week-end, ou que le samedi si cela est trop compliqué pour moi, je me mobilise et je m’organise pour ne pas passer en station-service afin de ne pas acheter de carburant. J’entreprends légalement et pacifiquement ce boycott selon l’arrêt de 2020 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : j’appelle également les autres citoyens à user de cette modalité d'expression politique et protestataire, simple et facilement réalisable, durant deux jours par semaine. C’est une action collective pacifique et légale. Je refuse ainsi d’acheter du carburant durant une ou deux journées consécutives, sans bloquer qui que ce soit, ni viser d’entreprise spécifique.
Cette mobilisation nationale peut avoir plus d’impact qu’on ne le pense.
🔴 Je manifeste : RASSEMBLEMENT NATIONAL LE SAMEDI 17 OCTOBRE – RECONDUCTION CHAQUE SAMEDI JUSQU’À LA MISE EN PLACE DE CHANGEMENTS CONCRETS
Lorsque des rassemblements ou manifestations sont organisés dans le respect du cadre légal, je peux choisir d'y participer. La date du samedi 17 octobre semble se mettre en place un peu partout en France. La reconduction est essentielle pour espérer obtenir des réponses. Je suis l’avancée des déclarations en préfecture des manifestations. Je refuse de dégrader l’image de cette mobilisation : pas de blocage illégal de route, pas de pénétration dans des propriétés privées, pas de participation à des manifestations non-déclarées. Les demandes auprès du préfet ou du maire sont faites entre 3 jours minimum et 15 jours maximum avant la manifestation. Je m’assure de sa déclaration en amont et je manifeste si je le souhaite. C’est une liberté fondamentale.
N’oublions pas :
- la pression politique : un gouvernement écoute plus facilement une foule immense qu'un petit groupe
- la visibilité médiatique : les journaux et la télévision parlent davantage des grands rassemblements
- le courage collectif : la présence des autres rassure et donne envie de s'engager sans peur
- l’effet d'entraînement : voir du monde dans la rue motive les indécis à rejoindre le mouvement
Je soutiens.
Je mets mon gilet jaune.
Je refuse l’achat de carburant dès ce week-end et tout les week-ends à venir.
Je signe et je partage cette pétition.
Je fais entendre ma voix.
___
📃 VOICI NOTRE BILAN 📃
Nous sommes des citoyens français, de toutes opinions politiques et sans étiquette. Nous ne nous réunissons pas autour d'un parti, d'un candidat, d'une religion ou d'une idéologie. Cette initiative est citoyenne et transpartisane. Elle n'appartient à aucun parti. Chacun reste libre de ses opinions politiques.
Nous nous réunissons autour d'une préoccupation simple : pouvoir vivre, travailler, se déplacer, se loger, se nourrir et se soigner dignement en France. Nous ne prétendons pas que tout augmente, ni que chaque difficulté économique a une seule cause.
Nous demandons simplement que les décisions publiques tiennent compte d'une réalité : lorsque plusieurs dépenses essentielles deviennent simultanément difficiles à supporter, les ménages finissent par réduire leur consommation, repousser leurs projets, s'endetter ou renoncer à certaines dépenses du quotidien pourtant nécessaires...
>>> Nous sommes en train d’ACCEPTER UN PRIX DE GAZOLE ATTEIGNANT 2,25€ LE LITRE ! 😡 ⛽ <<<
Alors qu’au début des manifestations des Gilets jaunes en novembre 2018, le gazole était autour de 1,50 € le litre. Les citoyens ont le sentiment que leur situation se dégrade sans être entendus, donc la résignation s'installe. Nous sommes fatigués, nous ne nous sentons pas entendus. Nous refusons de nous sentir résignés.
Nous invitons le maximum de personnes qui se sentent concernées de près ou de loin par ces points, à se remobiliser et à agir à son niveau. Les petites actions cumulées mèneront à une grande action nationale impactante. Vous trouverez les idées de mobilisation au début et en fin de pétition, et les demandes au gouvernement en bas de pétition.
➡️➡️➡️ Nos constats en quelques points :
- 1. LE CARBURANT : UN CHOC QUI TOUCHE LE QUOTIDIEN
Le prix des carburants est particulièrement sensible car il se répercute sur les déplacements domicile-travail, mais aussi sur les transports de marchandises, les livraisons, l'agriculture, la pêche et, indirectement, sur le prix de nombreux biens et services.
En 2025, les prix des carburants avaient pourtant diminué en France : le prix moyen du gazole avait reculé de 4,5 % et celui des supercarburants de 5 %. Mais ils restaient à des niveaux supérieurs à ceux d'avant la crise énergétique de 2022.
Puis une nouvelle crise énergétique est survenue. Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires coordonnées contre l'Iran. L'Iran a riposté et le conflit s'est rapidement étendu à la région. Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les hydrocarbures mondiaux, a été fortement perturbé. Ce choc géopolitique a provoqué une forte hausse des cours du pétrole.
Le Brent, qui était en moyenne à environ 69 dollars le baril en 2025, a fortement progressé au printemps 2026. Entre janvier et avril, son cours mensuel moyen est passé d'environ 66,6 dollars à 117,3 dollars le baril, soit environ +76 %. Cette hausse s'est répercutée sur les carburants français.
En mars 2026 :
- le SP95 a atteint environ 1,93 €/litre en moyenne ;
- le gazole a atteint environ 2,07 €/litre en moyenne ;
- le prix moyen du gazole avait alors augmenté de 23,6 % en un seul mois.
Le Gouvernement a donc lui-même reconnu l'ampleur du choc et pris différentes mesures.
- 2. NOUS RECONNAISSONS LES MESURES DÉJÀ PRISES
Cette pétition ne prétend pas que les pouvoirs publics n'ont rien fait. Au contraire, plusieurs mesures ont été décidées en 2026.
Le Gouvernement a notamment :
- demandé aux distributeurs de répercuter les baisses des cours du pétrole ;
- obtenu des engagements de baisse et de plafonnement auprès des distributeurs ;
- renforcé la surveillance du marché des carburants ;
- temporairement réduit certaines taxes sur les carburants ;
- mis en place des aides ciblées pour certains secteurs fortement touchés ;
- prévu des mécanismes de soutien pour les transports, l'agriculture et la pêche ;
- renforcé certains dispositifs de protection des ménages vulnérables.
En mars 2026, le Gouvernement a annoncé une réduction temporaire de la fiscalité énergétique pouvant représenter jusqu'à environ 30 centimes par litre selon le carburant, notamment grâce à une baisse de la TVA et des accises (impôts sur la consommation, notamment, de produits pétroliers). Des mesures sectorielles ont également été décidées, notamment une aide de 20 centimes par litre pour certaines TPE et PME du transport routier confrontées à de fortes difficultés…
Ces mesures ont permis d'amortir une partie du choc… Mais elles ne règlent pas le problème de fond vécu encore quotidiennement par une grande partie des français. Une aide temporaire ne peut pas empêcher une hausse brutale de devenir supportable et acceptable. Elle ne garantit pas qu'un salarié qui parcourt 50, 80 ou 100 kilomètres chaque jour pour travailler pourra durablement supporter le coût de ses déplacements.
Nous demandons donc une politique qui ne se contente pas de réagir lorsque les prix explosent. Nous demandons un mécanisme durable, transparent et prévisible de protection des ménages face aux crises énergétiques.
- 3. D'AUTRES PAYS ONT CHOISI D'AUTRES RÉPONSES
La France n'est pas le seul pays européen confronté à cette crise ! Les réponses de nos voisins montrent qu'il existe plusieurs leviers possibles.
- En Allemagne, le gouvernement a temporairement réduit la taxe énergétique sur l'essence et le diesel de manière à représenter jusqu'à environ 17 centimes d'euro par litre, pendant deux mois en mai et juin 2026.
- En Espagne, le gouvernement a mis en place une réduction temporaire de la fiscalité sur les carburants pour les ménages, avec un mécanisme prévoyant une réduction pouvant atteindre 20 centimes par litre, puis une diminution progressive de l'aide lorsque les prix internationaux se normalisent. Une clause de réactivation automatique a également été prévue en cas de nouvelle forte flambée des prix.
- Aux Pays-Bas, la réduction temporaire des accises sur l'essence, le diesel et le GPL a été prolongée jusqu'au 1er janvier 2027.
Ces dispositifs ne sont pas identiques et leurs coûts ne sont pas comparables directement. Mais ils démontrent une chose essentielle : la réelle protection des consommateurs face aux fluctuations brutales du prix des carburants n'est pas une impossibilité technique.
Plusieurs États européens utilisent déjà des mécanismes fiscaux, des aides ciblées ou des dispositifs automatiques pour amortir les chocs. Nous demandons donc que la France étudie et compare publiquement ces solutions, plutôt que de considérer chaque crise comme un événement exceptionnel auquel il faut répondre dans l'urgence.
- 4. LA VOITURE N'EST PAS UN LUXE : ELLE EST VITALE POUR DES MILLIONS DE FRANÇAIS
On entend parfois, depuis quelques temps, qu’il suffirait de changer de voiture. Passer à l'électrique. Changer de véhicule pour qu’il consomme moins. Ou qu’il faudrait changer ses habitudes… Utiliser les transports collectifs, prendre le vélo. Mais cette vision ne correspond pas à la situation de nombreuses familles :
- Au 1er janvier 2026, environ 40 millions de voitures circulaient en France. L'âge moyen du parc automobile était de 11,8 ans. 93,5 % des voitures fonctionnaient encore à l'essence ou au diesel.
- Les voitures électriques ne représentaient que 3,5 % du parc automobile !
Ces chiffres montrent que la transition automobile ne peut pas être réalisée instantanément. Une voiture ne se remplace pas comme un vêtement usé. Une voiture doit être achetée ou financée, assurée, entretenue et parfois rechargée…
Nous ne contestons bien évidemment pas la nécessité de réduire les émissions de transport. Mais nous contestons l'idée selon laquelle chaque Français pourrait simplement changer de véhicule, lorsqu'une réglementation ou une hausse des coûts rend son véhicule actuel plus difficile à utiliser.
La transition écologique doit être compatible avec la réalité économique des ménages.
- 5. LE PROBLÈME NE S'ARRÊTE PAS À LA POMPE
Le carburant est devenu le symbole d’un problème plus large : le coût réel de la vie et la difficulté croissante à équilibrer son budget sans être en mode « survie ». Nous ne prétendons pas que tous les prix augmentent actuellement, ni que toutes les dépenses ont évolué de la même manière ; les statistiques officielles montrent au contraire une situation contrastée. Mais elles montrent également une réalité que chacun peut constater dans son budget : certaines dépenses essentielles ou difficiles à éviter ont fortement augmenté au cours des dernières années et, surtout, les hausses passées n’ont pas disparu.
Des hausses très importantes sur le long terme
Les séries de l’Insee permettent de mesurer l’évolution des prix sur plusieurs décennies.
Exemple en 25 ans, entre 2000 et 2025 :
- l’indice des prix de l’alimentation a augmenté d’environ 74 %
- l’ensemble logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a grimpé d’environ 97 %
- le prix de l’électricité a augmenté d’environ 111 %
- les services de transport ont augmenté d’environ 64 %
- le prix d’un repas au restaurant d’environ 78 %.
Ces chiffres ne signifient pas que chacune de ces dépenses a augmenté chaque année mais ils montrent le niveau auquel les prix sont arrivés après vingt-cinq ans d’évolution. Et sur la période plus récente, le mouvement reste très visible... En seulement 10 ans, entre 2015 et 2025 :
- les prix de l’alimentation ont augmenté d'environ 35 %
- ceux de l'ensemble logement-eau-gaz-électricité-combustibles d'environ 31 %
- ceux de l'électricité d'environ 47 %
- ceux des services de transport d'environ 26 %
- le coût de l'entretien et de la réparation des véhicules particuliers a également fortement progressé : l'indice Insee est passé d'environ 100 en 2015 à 142,84 en décembre 2025, soit près de 43 % de hausse
Le logement reste le premier poste de dépense
En 2024, selon le Compte du logement, le logement (loyer, charges, etc) représentait 27,8 % de la dépense de consommation finale des ménages, devant l’alimentation (15,6 %) et les transports (12,7 %). Entre 2023 et 2024, les loyers avaient augmenté de 2,1 %, l’électricité de 18,4 % et le gaz de 13,4 %. Ces évolutions étaient notamment liées à la sortie progressive du bouclier tarifaire et aux conséquences de la crise énergétique...
L’électricité : une hausse spectaculaire sur vingt-cinq ans
Selon l'indice des prix de l'Insee, le niveau des prix de l'électricité est passé d'un indice de 69,5 en 2000 à 146,8 en 2025, soit une hausse d'environ 111 %. Entre 2015 et 2025, la hausse est d'environ 47 %. La crise énergétique de 2022 explique une partie importante de l'accélération récente. De plus, la hausse des prix du gaz et des combustibles fossiles a fortement affecté le marché européen de l'électricité. En France, la faible disponibilité du parc nucléaire en 2022 a également contribué à la situation.
Les pouvoirs publics ont donc mis en place un bouclier tarifaire pour limiter le choc : la hausse des tarifs réglementés de l'électricité avait notamment été limitée à 4 % TTC en 2022, puis à 15 % en moyenne en 2023 pour les consommateurs concernés. Nous ne contestons pas l'existence de ces mesures mais nous constatons qu'elles ont permis de limiter une partie du choc, sans effacer les hausses de prix qui se sont installées dans le temps.
Le gaz et le chauffage : une dépense que l'on ne peut pas toujours réduire
Le gaz illustre encore davantage cette difficulté. Les prix du gaz sont très sensibles aux marchés internationaux et aux tensions géopolitiques. En juillet 2026, les prix du gaz étaient encore 17,7 % plus élevés qu'un an auparavant selon l'Insee. Les prix de l'ensemble de l'énergie augmentaient alors de 12,6 % sur un an... Pour un ménage qui chauffe son logement au gaz, il ne s'agit pas d'une dépense de confort facilement supprimable. On peut évidemment réduire sa consommation, améliorer l'isolation ou modifier son système de chauffage lorsque cela est financièrement possible, mais ces solutions nécessitent elles-mêmes des investissements que tous les ménages ne peuvent pas réaliser immédiatement !
Des hausses de prix aussi pour l’alimentation
L'alimentation est un autre poste essentiel de nos dépenses quotidiennes. Entre 2000 et 2025, l'indice des prix de l'alimentation et des boissons non alcoolisées a progressé d'environ 74 %. Entre 2015 et 2025, la hausse est d'environ 35 %. Et la période 2022-2023 a été particulièrement marquante... En 2022, les prix de l'alimentation ont augmenté de 6,8 % en moyenne annuelle. En 2023, la hausse s'est poursuivie fortement.
L'Insee a notamment observé que l'inflation avait d'abord été tirée par l'énergie, avant de se transmettre progressivement aux autres produits, notamment à l'alimentation ! En avril 2023, les prix alimentaires étaient environ 20 % plus élevés qu'en janvier 2021.
Cependant, en 2025, l'augmentation annuelle des prix alimentaires avait fortement ralenti à +1,1 %. Mais là encore, rien de bien positif pour nos portes-monnaies, puisque ralentir la hausse ne signifie pas effacer les hausses précédentes ! Une baguette, un litre de lait, de l'huile, de la viande ou des produits d'hygiène peuvent ne plus augmenter aussi rapidement qu'en 2022-2023, mais ils n'en restent pas moins à un prix supérieur à celui qu'ils avaient avant ces hausses. Une inflation qui ralentit peut continuer à être ressentie comme une pression au quotidien.
Ralentissement de l'inflation ne signifie pas retour aux anciens prix
Cette distinction est essentielle, car lorsque l'inflation passe de 6 % à 2 %, cela ne signifie pas que les prix ont diminué de 4 %. Cela signifie simplement qu'ils augmentent moins vite. En août 2026, l'Insee mesurait une inflation de 2,4 %. Mais derrière ce chiffre, les évolutions étaient très différentes (données de juillet 2026) :
- alimentation : +1,0 % ;
- énergie : +12,6 % ;
- produits pétroliers : +20,7 % ;
- gazole : +24,1 % ;
- gaz : +17,7 % ;
- services : +2,2 % ;
- services de santé : +0,2 % ;
- loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères : +1,9 % ;
- assurances : +2,3 % ;
- services de garde d'enfants et autres services de protection sociale : +2,8 % ;
- produits manufacturés : -0,7 %.
Certaines dépenses essentielles augmentent fortement, tandis que les autres ne baissent pas suffisamment pour compenser ces hausses. C'est cette réalité globale que nous demandons aux pouvoirs publics de regarder. Nous demandons que l'on regarde ce que coûte réellement la vie quotidienne d'une famille aujourd'hui, poste par poste, et que l'on compare cette évolution à celle des salaires et des revenus...
À la fin du mois, après avoir payé le logement, l'énergie, l'alimentation, les déplacements et le carburant, l’entretien de la voiture, les assurances, les soins et les dépenses liées aux enfants, que nous reste-t-il réellement pour vivre ?
- 6. EN 2018, LES FRANÇAIS S'ÉTAIENT DÉJÀ MOBILISÉS...
Il y a bientôt huit ans, la France a connu une mobilisation citoyenne d'une ampleur exceptionnelle. Le mouvement des « Gilets jaunes » s'est développé à partir de l'été et de l'automne 2018 autour de la hausse du prix des carburants et de la fiscalité qui les frappait. Les réseaux sociaux, notamment Facebook, ont joué un rôle majeur dans la diffusion des appels. Le mouvement ne disposait pas, à son origine, d'une direction nationale unique. Des citoyens ordinaires ont créé des groupes, des événements et des appels locaux qui se sont ensuite diffusés à travers le pays. À l'automne 2018, le prix du gazole avait atteint des niveaux qui nous paraissent aujourd'hui étonnamment bas. Le prix moyen à la pompe se situait alors autour de 1,50 € par litre selon les séries et les dates retenues.
Le 17 novembre 2018, le ministère de l'Intérieur a recensé environ 282 000 manifestants au moment du pic de participation et environ 2 000 manifestations. Le mouvement ne s'est pas limité à une journée, des rassemblements et actions ont continué pendant plusieurs mois, notamment lors de mobilisations hebdomadaires. La mobilisation a progressivement dépassé la seule question du carburant pour englober le pouvoir d'achat, la fiscalité, les services publics, les inégalités et le sentiment d'être insuffisamment entendu par les institutions.
La colère portait également sur le sentiment d'une accumulation de dépenses, de taxes et de décisions publiques vécues comme injustes ou déconnectées du quotidien. C'est précisément cette distinction que nous voulons retenir aujourd'hui.
Le prix des carburants peut être le déclencheur d'une mobilisation. Le véritable sujet est la capacité à vivre dignement. Cela a-t-il changé aujourd’hui ? La situation s’est-elle améliorée, ou empirée en 8 ans ?
En décembre 2018, face à la colère grandissante d’une grande majorité de français, le Gouvernement a annoncé et fait adopter plusieurs mesures d'urgence économiques et sociales. Parmi elles figuraient :
- l'annulation de la hausse prévue des taxes sur les carburants ;
- une revalorisation importante de la prime d'activité ;
- la défiscalisation et la désocialisation de certaines heures supplémentaires ;
- des mesures concernant certaines pensions et prestations ;
- la possibilité pour les entreprises de verser une prime exceptionnelle de pouvoir d'achat.
Le coût des mesures d'urgence de fin 2018 et de début 2019 a été évalué à plusieurs milliards d'euros ; une analyse de l'Assemblée nationale évoquait environ 9 milliards d'euros pour l'ensemble des administrations publiques, tandis que les mesures nouvelles annoncées après le projet de budget initial représentaient près de 11 milliards d'euros. Le Gouvernement indiquait notamment que la revalorisation exceptionnelle de la prime d'activité pouvait augmenter le revenu disponible d'un salarié au niveau du SMIC d'environ 100 € par mois.
Cela démontre quelque chose d'important : une mobilisation citoyenne peut produire des réponses politiques. Nous avons besoin de nouvelles réponses et qu'elles soient durables.
La mobilisation de 2018 a progressivement diminué après plusieurs mois. Elle a été confrontée à plusieurs difficultés (absence de structure nationale unique, multiplication des revendications, les divisions internes, la récupération ou la tentative de récupération par différents acteurs politiques, la fatigue des participants, les violences commises lors de certaines manifestations, les affrontements avec les forces de l'ordre…) Le mouvement a également connu des épisodes de violences graves. Le 17 novembre 2018, le ministère de l'Intérieur recensait un décès et 229 blessés. Des rapports et décisions ultérieurs ont aussi documenté des blessures graves liées notamment à l'utilisation de certaines armes de force lors des manifestations. Le Conseil de l'Europe a également demandé à la France de mieux protéger les droits de l'homme dans le contexte du maintien de l'ordre pendant les manifestations des Gilets jaunes.
Si nous voulons nous mobiliser aujourd'hui, nous devons apprendre de ce qui s'est passé hier :
- Nous ne voulons pas de violence.
- Nous ne voulons pas de dégradation.
- Nous ne voulons pas d'affrontements.
- Nous ne voulons pas de personnes blessées.
- Nous ne voulons pas qu'une revendication citoyenne soit récupérée par un parti politique.
- Nous ne voulons pas que des citoyens soient opposés les uns aux autres.
Nous voulons utiliser les moyens démocratiques qui existent : s'informer, signer, témoigner, partager, boycotter volontairement, interpeller les élus, se rassembler et manifester dans le respect de nos droits et de la loi.
Nous comprenons aussi la résignation des français et la démotivation à se mobiliser à nouveau : beaucoup de citoyens ont aujourd'hui le sentiment que manifester ne sert plus à rien et ce sentiment n'est pas imaginaire. Le Baromètre de la confiance politique, du CEVIPOF, montre depuis plusieurs années une défiance profonde envers les institutions politiques. En 2026, seuls 22 % des Français interrogés déclaraient avoir confiance dans la politique. La confiance envers les partis politiques était encore plus faible, à 15 %. La confiance dans l'Assemblée nationale était de 20 %.
Parallèlement, une enquête du CEVIPOF consacrée à la démocratie participative montre un paradoxe important : malgré la défiance envers les institutions, 80 % des personnes interrogées restent attachées à la démocratie et 67 % considèrent les assemblées citoyennes comme une bonne chose.
Cela signifie que le problème n'est pas un rejet de la démocratie mais qu’il s'agit d'une demande de démocratie plus concrète, plus directe et plus proche des citoyens...
… Nous voulons être pris au sérieux.
___
✅🏛️🤝 NOS DEMANDES CONCRÈTES À L’ÉTAT :
NOTRE DEMANDE N°1 : UN BOUCLIER DURABLE ET TRANSPARENT CONTRE LES CRISES ÉNERGÉTIQUES
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement d'étudier et de mettre en place un mécanisme permanent, permettant d'amortir automatiquement les hausses exceptionnelles du prix des carburants mais aussi des énergies (électricité, gaz). Ce mécanisme devrait :
- être déclenché selon des critères publics et vérifiables ;
- être temporaire mais automatiquement activable lors d'une crise ou hausse majeure ;
- être financé et évalué de manière transparente ;
- permettre de faire apparaître plus clairement la part du prix correspondant au pétrole, au raffinage, au transport, à la distribution, aux taxes et aux autres composantes ;
- prévoir un mécanisme de contrôle lorsque les cours internationaux diminuent afin que ces baisses soient effectivement répercutées à la pompe pour la question des carburants ;
- réévaluer significativement les conditions d’attribution et le montant des Chèques Énergies ;
- bénéficier prioritairement aux ménages qui dépendent de leur véhicule quotidiennement et prendre en compte la distance domicile-travail (pour la hausse des carburants) ;
- bénéficier prioritairement aux personnes aux revenus modestes et précaires (pour le coût des énergies) (personnes âgées, retraités, étudiants, famille monoparentale, personne en recherche d’emploi, bénéficiaire du RSA, salariés à temps partiels ou en contrat de travail précaire (CDD courts, saisonniers sans prime de fin de contrat, intérimaires, etc…) (liste non exhaustive...)) ;
Nous demandons également que les pouvoirs publics publient régulièrement une comparaison avec les principaux pays européens. Nous voulons savoir pourquoi nous payons ce que nous payons.
NOTRE DEMANDE N°2 : PROTÉGER LE POUVOIR D'ACHAT SANS DEMANDER AUX CITOYENS DE S'ENDETTER POUR S'ADAPTER
Nous demandons la mise en place d'une politique durable de protection du pouvoir d'achat portant en priorité sur les dépenses indispensables :
- carburants et énergies ;
- mais aussi : logement ;
- alimentation ;
- eau ;
- santé ;
- dépenses liées aux enfants ;
- assurances ;
- mobilité ;
- dépenses nécessaires pour travailler.
Nous demandons également que les politiques de transition écologique et énergétique prennent en compte la capacité réelle des ménages à financer les changements demandés. La transition vers le véhicule électrique peut être nécessaire mais elle ne peut pas reposer sur l'idée que chaque ménage peut simplement acheter une voiture neuve. Nous demandons donc que les politiques publiques privilégient également :
- le développement d'une véritable offre de véhicules électriques abordables, y compris d'occasion ;
- des solutions de mobilité plus accessibles dans les territoires ruraux et périurbains ;
- aide plus conséquente pour l’achat de carburant pour les secteurs professionnels essentiels (secteur médical, médico-social, social, transport, etc... (liste non exhaustive) lors des hausses drastiques des prix ;
- des aides réellement accessibles aux foyers modestes pour l’achat de véhicules d’occasion afin de se déplacer décemment, pour le quotidien et pour mieux maintenir l'emploi ou y accéder ;
- le maintien et le développement de solutions (aide aux réparations, soutien à la création et au développement des garages solidaires) pour les personnes qui ne peuvent pas changer immédiatement de véhicule ;
- des alternatives crédibles à la voiture lorsque cela est réellement possible.
Nous ne pourrons pas et nous ne voulons pas choisir entre travailler et pouvoir payer notre carburant. Nous ne voulons pas choisir la survie comme étant notre quotidien...
NOTRE DEMANDE N°3 : DES RÉPONSES PUBLIQUES ET MESURABLES AVANT L'HIVER
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement de répondre publiquement aux revendications de cette pétition et des portes-paroles des mobilisations avant l'hiver 2026-2027. Nous ne demandons pas une promesse et nous demandons une réponse précise.
Pour chaque mesure proposée visant à apporter des solutions concrètes, nous demandons : son coût ; son financement ; sa durée ; sa date de mise en œuvre ; son efficacité attendue et les critères permettant de vérifier son efficacité.
Nous demandons également que cette réponse soit rendue publique et facilement accessible aux citoyens. Nous ne prétendons pas que l'État peut contrôler le prix mondial du pétrole. Nous ne prétendons pas que l'électricité, le gaz, l'alimentation, le logement ou les carburants suivent tous la même évolution. Nous ne prétendons pas avoir toutes les solutions. Nous demandons que les citoyens puissent comprendre les décisions qui affectent leur vie et obtenir des réponses concrètes lorsqu'elles deviennent financièrement beaucoup trop difficiles à supporter.
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Rappel :
Comment participer à ces mobilisations ? ⬇️
🟡 Je soutiens facilement : LE GILET JAUNE DANS LA VOITURE
Je reprends les codes de 2018 pour diffuser simplement une idée de mécontentement et d’inquiétude avec comme point de départ la hausse du prix des carburants. Le symbole se diffuse vite, facilement et mobilise les citoyens. J’affiche un gilet jaune visible dans ma voiture. Ce symbole est pacifique et marque les esprits.
= coût du soutien : gratuit et simple, code visuel impactant et reconnu de tous et toutes
🟢 Je partage sur les réseaux : JE SIGNE CETTE PÉTITION ET LES AUTRES PÉTITIONS CONCERNANT CES REVENDICATIONS
Tout va vite sur Internet, je signe et partage donc cette pétition pour faire grimper considérablement le chiffre des signatures. Je fais savoir que je souhaite que les pouvoirs publics apportent des réponses concrètes, mesurables et durables. Je signe en mon nom ou anonymement et je reste libre de mes opinions politiques. Je soutiens une mobilisation pacifique, citoyenne et transpartisane. Je partage autour de moi et j’en parle pour que d’autres la signent aussi.
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Si je le peux, je réserve l’achat de carburant pour la semaine. Le week-end, ou que le samedi si cela est trop compliqué pour moi, je me mobilise et je m’organise pour ne pas passer en station-service afin de ne pas acheter de carburant. J’entreprends légalement et pacifiquement ce boycott selon l’arrêt de 2020 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : j’appelle également les autres citoyens à user de cette modalité d'expression politique et protestataire, simple et facilement réalisable, durant deux jours par semaine. C’est une action collective pacifique et légale. Je refuse ainsi d’acheter du carburant durant une ou deux journées consécutives, sans bloquer qui que ce soit, ni viser d’entreprise spécifique.
Cette mobilisation nationale peut avoir plus d’impact qu’on ne le pense.
🔴 Je manifeste : RASSEMBLEMENT NATIONAL LE SAMEDI 17 OCTOBRE – RECONDUCTION CHAQUE SAMEDI JUSQU’À LA MISE EN PLACE DE CHANGEMENTS CONCRETS
Lorsque des rassemblements ou manifestations sont organisés dans le respect du cadre légal, je peux choisir d'y participer. La date du samedi 17 octobre semble se mettre en place un peu partout en France. La reconduction est essentielle pour espérer obtenir des réponses. Je suis l’avancée des déclarations en préfecture des manifestations. Je refuse de dégrader l’image de cette mobilisation : pas de blocage illégal de route, pas de pénétration dans des propriétés privées, pas de participation à des manifestations non-déclarées. Les demandes auprès du préfet ou du maire sont faites entre 3 jours minimum et 15 jours maximum avant ladite manifestation. Je m’assure de sa déclaration en amont et je manifeste si je le souhaite. C’est une liberté fondamentale.
N’oublions pas :
- la pression politique : un gouvernement écoute plus facilement une foule immense qu'un petit groupe
- la visibilité médiatique : les journaux et la télévision parlent davantage des grands rassemblements
- le courage collectif : la présence des autres rassure et donne envie de s'engager sans peur
- l’effet d'entraînement : voir du monde dans la rue motive les indécis à rejoindre le mouvement
Je soutiens.
Je mets mon gilet jaune.
Je refuse l’achat de carburant dès ce week-end et tout les week-ends à venir.
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SOURCES ET LIENS :
INSEE — Inflation d’août 2026
https://www.insee.fr/fr/statistiques/9039020
INSEE — Les dépenses de carburant pèsent davantage sur le budget des ménages ruraux — 8 septembre 2026
https://www.insee.fr/fr/statistiques/9037833
INSEE — Les salaires dans le secteur privé en 2024
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8657156
INSEE — Dépenses de logement des ménages en 2024
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8612568?sommaire=8612596
INSEE — Indice des prix à la consommation — séries chronologiques
https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001759970
SDES — 40 millions de voitures en circulation en France au 1er janvier 2026
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/40-millions-de-voitures-en-circulation-en-france-au-1er-janvier-2026
SDES — Prix des produits pétroliers
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/prix-des-produits-petroliers
Ministère de la Transition écologique — Prix des produits pétroliers
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/prix-produits-petroliers
Ministère de la Transition écologique — Mesures d’accompagnement des acteurs des transports face à la hausse des prix des carburants
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/mesures-daccompagnement-acteurs-transports-face-hausse-prix-du-carburants
Sénat — Travaux et informations relatifs à la situation énergétique et à l’évolution du cours du pétrole en 2026
https://www.senat.fr/
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Situation au Moyen-Orient
https://www.diplomatie.gouv.fr/
Ministère des Armées — Situation au Moyen-Orient et opérations militaires de 2026
https://www.defense.gouv.fr/
Assemblée nationale — Travaux parlementaires relatifs aux manifestations et aux Gilets jaunes
https://www.assemblee-nationale.fr/
Vie-publique — Le mouvement des Gilets jaunes et les mesures économiques et sociales de 2018
https://www.vie-publique.fr/
Légifrance — Code de la sécurité intérieure — Manifestations sur la voie publique
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006177163/
Légifrance — Code pénal — Article 431-9
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006418506/
Service de l’État — Déclaration préalable d’une manifestation sur la voie publique
https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/declaration-de-manifestation-sur-la-voie-publique-drome
Gouvernement espagnol — La Moncloa — Mesures relatives aux prix des carburants
https://www.lamoncloa.gob.es/
Gouvernement fédéral allemand — Informations officielles sur la fiscalité énergétique et les carburants
https://www.bundesregierung.de/
Gouvernement des Pays-Bas — Informations officielles sur les droits d’accise et les carburants
https://www.government.nl/
2
Le problème
📣 POUR QUE SE DÉPLACER, ET VIVRE EN FRANCE, RESTE ACCESSIBLE ET DÉCENT
Un appel citoyen, apolitique et pacifique
Pétition rédigée le 10 septembre 2026
(Les demandes et mesures souhaitées se trouvent à la fin de la pétition)
Comment participer à ces mobilisations ? ⬇️
🟡 Je soutiens facilement : LE GILET JAUNE DANS LA VOITURE
Je reprends les codes de 2018 pour diffuser simplement une idée de mécontentement et d’inquiétude avec comme point de départ la hausse du prix des carburants. Le symbole se diffuse vite, facilement et mobilise les citoyens. J’affiche un gilet jaune visible dans ma voiture. Ce symbole est pacifique et marque les esprits.
= coût du soutien : gratuit et simple, code visuel impactant et reconnu de tous et toutes
🟢 Je partage sur les réseaux : JE SIGNE CETTE PÉTITION ET LES AUTRES PÉTITIONS CONCERNANT CES REVENDICATIONS
Tout va vite sur Internet, je signe et partage donc cette pétition pour faire grimper considérablement le chiffre des signatures. Je fais savoir que je souhaite que les pouvoirs publics apportent des réponses concrètes, mesurables et durables. Je signe en mon nom ou anonymement et je reste libre de mes opinions politiques. Je soutiens une mobilisation pacifique, citoyenne et transpartisane. Je partage autour de moi et j’en parle pour que d’autres la signent aussi.
= coût du soutien : totalement gratuit, simple et très rapide
🟠 Je participe par une action simple : LE WEEK-END SANS PLEIN
Si je le peux, je réserve l’achat de carburant pour la semaine. Le week-end, ou que le samedi si cela est trop compliqué pour moi, je me mobilise et je m’organise pour ne pas passer en station-service afin de ne pas acheter de carburant. J’entreprends légalement et pacifiquement ce boycott selon l’arrêt de 2020 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : j’appelle également les autres citoyens à user de cette modalité d'expression politique et protestataire, simple et facilement réalisable, durant deux jours par semaine. C’est une action collective pacifique et légale. Je refuse ainsi d’acheter du carburant durant une ou deux journées consécutives, sans bloquer qui que ce soit, ni viser d’entreprise spécifique.
Cette mobilisation nationale peut avoir plus d’impact qu’on ne le pense.
🔴 Je manifeste : RASSEMBLEMENT NATIONAL LE SAMEDI 17 OCTOBRE – RECONDUCTION CHAQUE SAMEDI JUSQU’À LA MISE EN PLACE DE CHANGEMENTS CONCRETS
Lorsque des rassemblements ou manifestations sont organisés dans le respect du cadre légal, je peux choisir d'y participer. La date du samedi 17 octobre semble se mettre en place un peu partout en France. La reconduction est essentielle pour espérer obtenir des réponses. Je suis l’avancée des déclarations en préfecture des manifestations. Je refuse de dégrader l’image de cette mobilisation : pas de blocage illégal de route, pas de pénétration dans des propriétés privées, pas de participation à des manifestations non-déclarées. Les demandes auprès du préfet ou du maire sont faites entre 3 jours minimum et 15 jours maximum avant la manifestation. Je m’assure de sa déclaration en amont et je manifeste si je le souhaite. C’est une liberté fondamentale.
N’oublions pas :
- la pression politique : un gouvernement écoute plus facilement une foule immense qu'un petit groupe
- la visibilité médiatique : les journaux et la télévision parlent davantage des grands rassemblements
- le courage collectif : la présence des autres rassure et donne envie de s'engager sans peur
- l’effet d'entraînement : voir du monde dans la rue motive les indécis à rejoindre le mouvement
Je soutiens.
Je mets mon gilet jaune.
Je refuse l’achat de carburant dès ce week-end et tout les week-ends à venir.
Je signe et je partage cette pétition.
Je fais entendre ma voix.
___
📃 VOICI NOTRE BILAN 📃
Nous sommes des citoyens français, de toutes opinions politiques et sans étiquette. Nous ne nous réunissons pas autour d'un parti, d'un candidat, d'une religion ou d'une idéologie. Cette initiative est citoyenne et transpartisane. Elle n'appartient à aucun parti. Chacun reste libre de ses opinions politiques.
Nous nous réunissons autour d'une préoccupation simple : pouvoir vivre, travailler, se déplacer, se loger, se nourrir et se soigner dignement en France. Nous ne prétendons pas que tout augmente, ni que chaque difficulté économique a une seule cause.
Nous demandons simplement que les décisions publiques tiennent compte d'une réalité : lorsque plusieurs dépenses essentielles deviennent simultanément difficiles à supporter, les ménages finissent par réduire leur consommation, repousser leurs projets, s'endetter ou renoncer à certaines dépenses du quotidien pourtant nécessaires...
>>> Nous sommes en train d’ACCEPTER UN PRIX DE GAZOLE ATTEIGNANT 2,25€ LE LITRE ! 😡 ⛽ <<<
Alors qu’au début des manifestations des Gilets jaunes en novembre 2018, le gazole était autour de 1,50 € le litre. Les citoyens ont le sentiment que leur situation se dégrade sans être entendus, donc la résignation s'installe. Nous sommes fatigués, nous ne nous sentons pas entendus. Nous refusons de nous sentir résignés.
Nous invitons le maximum de personnes qui se sentent concernées de près ou de loin par ces points, à se remobiliser et à agir à son niveau. Les petites actions cumulées mèneront à une grande action nationale impactante. Vous trouverez les idées de mobilisation au début et en fin de pétition, et les demandes au gouvernement en bas de pétition.
➡️➡️➡️ Nos constats en quelques points :
- 1. LE CARBURANT : UN CHOC QUI TOUCHE LE QUOTIDIEN
Le prix des carburants est particulièrement sensible car il se répercute sur les déplacements domicile-travail, mais aussi sur les transports de marchandises, les livraisons, l'agriculture, la pêche et, indirectement, sur le prix de nombreux biens et services.
En 2025, les prix des carburants avaient pourtant diminué en France : le prix moyen du gazole avait reculé de 4,5 % et celui des supercarburants de 5 %. Mais ils restaient à des niveaux supérieurs à ceux d'avant la crise énergétique de 2022.
Puis une nouvelle crise énergétique est survenue. Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires coordonnées contre l'Iran. L'Iran a riposté et le conflit s'est rapidement étendu à la région. Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les hydrocarbures mondiaux, a été fortement perturbé. Ce choc géopolitique a provoqué une forte hausse des cours du pétrole.
Le Brent, qui était en moyenne à environ 69 dollars le baril en 2025, a fortement progressé au printemps 2026. Entre janvier et avril, son cours mensuel moyen est passé d'environ 66,6 dollars à 117,3 dollars le baril, soit environ +76 %. Cette hausse s'est répercutée sur les carburants français.
En mars 2026 :
- le SP95 a atteint environ 1,93 €/litre en moyenne ;
- le gazole a atteint environ 2,07 €/litre en moyenne ;
- le prix moyen du gazole avait alors augmenté de 23,6 % en un seul mois.
Le Gouvernement a donc lui-même reconnu l'ampleur du choc et pris différentes mesures.
- 2. NOUS RECONNAISSONS LES MESURES DÉJÀ PRISES
Cette pétition ne prétend pas que les pouvoirs publics n'ont rien fait. Au contraire, plusieurs mesures ont été décidées en 2026.
Le Gouvernement a notamment :
- demandé aux distributeurs de répercuter les baisses des cours du pétrole ;
- obtenu des engagements de baisse et de plafonnement auprès des distributeurs ;
- renforcé la surveillance du marché des carburants ;
- temporairement réduit certaines taxes sur les carburants ;
- mis en place des aides ciblées pour certains secteurs fortement touchés ;
- prévu des mécanismes de soutien pour les transports, l'agriculture et la pêche ;
- renforcé certains dispositifs de protection des ménages vulnérables.
En mars 2026, le Gouvernement a annoncé une réduction temporaire de la fiscalité énergétique pouvant représenter jusqu'à environ 30 centimes par litre selon le carburant, notamment grâce à une baisse de la TVA et des accises (impôts sur la consommation, notamment, de produits pétroliers). Des mesures sectorielles ont également été décidées, notamment une aide de 20 centimes par litre pour certaines TPE et PME du transport routier confrontées à de fortes difficultés…
Ces mesures ont permis d'amortir une partie du choc… Mais elles ne règlent pas le problème de fond vécu encore quotidiennement par une grande partie des français. Une aide temporaire ne peut pas empêcher une hausse brutale de devenir supportable et acceptable. Elle ne garantit pas qu'un salarié qui parcourt 50, 80 ou 100 kilomètres chaque jour pour travailler pourra durablement supporter le coût de ses déplacements.
Nous demandons donc une politique qui ne se contente pas de réagir lorsque les prix explosent. Nous demandons un mécanisme durable, transparent et prévisible de protection des ménages face aux crises énergétiques.
- 3. D'AUTRES PAYS ONT CHOISI D'AUTRES RÉPONSES
La France n'est pas le seul pays européen confronté à cette crise ! Les réponses de nos voisins montrent qu'il existe plusieurs leviers possibles.
- En Allemagne, le gouvernement a temporairement réduit la taxe énergétique sur l'essence et le diesel de manière à représenter jusqu'à environ 17 centimes d'euro par litre, pendant deux mois en mai et juin 2026.
- En Espagne, le gouvernement a mis en place une réduction temporaire de la fiscalité sur les carburants pour les ménages, avec un mécanisme prévoyant une réduction pouvant atteindre 20 centimes par litre, puis une diminution progressive de l'aide lorsque les prix internationaux se normalisent. Une clause de réactivation automatique a également été prévue en cas de nouvelle forte flambée des prix.
- Aux Pays-Bas, la réduction temporaire des accises sur l'essence, le diesel et le GPL a été prolongée jusqu'au 1er janvier 2027.
Ces dispositifs ne sont pas identiques et leurs coûts ne sont pas comparables directement. Mais ils démontrent une chose essentielle : la réelle protection des consommateurs face aux fluctuations brutales du prix des carburants n'est pas une impossibilité technique.
Plusieurs États européens utilisent déjà des mécanismes fiscaux, des aides ciblées ou des dispositifs automatiques pour amortir les chocs. Nous demandons donc que la France étudie et compare publiquement ces solutions, plutôt que de considérer chaque crise comme un événement exceptionnel auquel il faut répondre dans l'urgence.
- 4. LA VOITURE N'EST PAS UN LUXE : ELLE EST VITALE POUR DES MILLIONS DE FRANÇAIS
On entend parfois, depuis quelques temps, qu’il suffirait de changer de voiture. Passer à l'électrique. Changer de véhicule pour qu’il consomme moins. Ou qu’il faudrait changer ses habitudes… Utiliser les transports collectifs, prendre le vélo. Mais cette vision ne correspond pas à la situation de nombreuses familles :
- Au 1er janvier 2026, environ 40 millions de voitures circulaient en France. L'âge moyen du parc automobile était de 11,8 ans. 93,5 % des voitures fonctionnaient encore à l'essence ou au diesel.
- Les voitures électriques ne représentaient que 3,5 % du parc automobile !
Ces chiffres montrent que la transition automobile ne peut pas être réalisée instantanément. Une voiture ne se remplace pas comme un vêtement usé. Une voiture doit être achetée ou financée, assurée, entretenue et parfois rechargée…
Nous ne contestons bien évidemment pas la nécessité de réduire les émissions de transport. Mais nous contestons l'idée selon laquelle chaque Français pourrait simplement changer de véhicule, lorsqu'une réglementation ou une hausse des coûts rend son véhicule actuel plus difficile à utiliser.
La transition écologique doit être compatible avec la réalité économique des ménages.
- 5. LE PROBLÈME NE S'ARRÊTE PAS À LA POMPE
Le carburant est devenu le symbole d’un problème plus large : le coût réel de la vie et la difficulté croissante à équilibrer son budget sans être en mode « survie ». Nous ne prétendons pas que tous les prix augmentent actuellement, ni que toutes les dépenses ont évolué de la même manière ; les statistiques officielles montrent au contraire une situation contrastée. Mais elles montrent également une réalité que chacun peut constater dans son budget : certaines dépenses essentielles ou difficiles à éviter ont fortement augmenté au cours des dernières années et, surtout, les hausses passées n’ont pas disparu.
Des hausses très importantes sur le long terme
Les séries de l’Insee permettent de mesurer l’évolution des prix sur plusieurs décennies.
Exemple en 25 ans, entre 2000 et 2025 :
- l’indice des prix de l’alimentation a augmenté d’environ 74 %
- l’ensemble logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a grimpé d’environ 97 %
- le prix de l’électricité a augmenté d’environ 111 %
- les services de transport ont augmenté d’environ 64 %
- le prix d’un repas au restaurant d’environ 78 %.
Ces chiffres ne signifient pas que chacune de ces dépenses a augmenté chaque année mais ils montrent le niveau auquel les prix sont arrivés après vingt-cinq ans d’évolution. Et sur la période plus récente, le mouvement reste très visible... En seulement 10 ans, entre 2015 et 2025 :
- les prix de l’alimentation ont augmenté d'environ 35 %
- ceux de l'ensemble logement-eau-gaz-électricité-combustibles d'environ 31 %
- ceux de l'électricité d'environ 47 %
- ceux des services de transport d'environ 26 %
- le coût de l'entretien et de la réparation des véhicules particuliers a également fortement progressé : l'indice Insee est passé d'environ 100 en 2015 à 142,84 en décembre 2025, soit près de 43 % de hausse
Le logement reste le premier poste de dépense
En 2024, selon le Compte du logement, le logement (loyer, charges, etc) représentait 27,8 % de la dépense de consommation finale des ménages, devant l’alimentation (15,6 %) et les transports (12,7 %). Entre 2023 et 2024, les loyers avaient augmenté de 2,1 %, l’électricité de 18,4 % et le gaz de 13,4 %. Ces évolutions étaient notamment liées à la sortie progressive du bouclier tarifaire et aux conséquences de la crise énergétique...
L’électricité : une hausse spectaculaire sur vingt-cinq ans
Selon l'indice des prix de l'Insee, le niveau des prix de l'électricité est passé d'un indice de 69,5 en 2000 à 146,8 en 2025, soit une hausse d'environ 111 %. Entre 2015 et 2025, la hausse est d'environ 47 %. La crise énergétique de 2022 explique une partie importante de l'accélération récente. De plus, la hausse des prix du gaz et des combustibles fossiles a fortement affecté le marché européen de l'électricité. En France, la faible disponibilité du parc nucléaire en 2022 a également contribué à la situation.
Les pouvoirs publics ont donc mis en place un bouclier tarifaire pour limiter le choc : la hausse des tarifs réglementés de l'électricité avait notamment été limitée à 4 % TTC en 2022, puis à 15 % en moyenne en 2023 pour les consommateurs concernés. Nous ne contestons pas l'existence de ces mesures mais nous constatons qu'elles ont permis de limiter une partie du choc, sans effacer les hausses de prix qui se sont installées dans le temps.
Le gaz et le chauffage : une dépense que l'on ne peut pas toujours réduire
Le gaz illustre encore davantage cette difficulté. Les prix du gaz sont très sensibles aux marchés internationaux et aux tensions géopolitiques. En juillet 2026, les prix du gaz étaient encore 17,7 % plus élevés qu'un an auparavant selon l'Insee. Les prix de l'ensemble de l'énergie augmentaient alors de 12,6 % sur un an... Pour un ménage qui chauffe son logement au gaz, il ne s'agit pas d'une dépense de confort facilement supprimable. On peut évidemment réduire sa consommation, améliorer l'isolation ou modifier son système de chauffage lorsque cela est financièrement possible, mais ces solutions nécessitent elles-mêmes des investissements que tous les ménages ne peuvent pas réaliser immédiatement !
Des hausses de prix aussi pour l’alimentation
L'alimentation est un autre poste essentiel de nos dépenses quotidiennes. Entre 2000 et 2025, l'indice des prix de l'alimentation et des boissons non alcoolisées a progressé d'environ 74 %. Entre 2015 et 2025, la hausse est d'environ 35 %. Et la période 2022-2023 a été particulièrement marquante... En 2022, les prix de l'alimentation ont augmenté de 6,8 % en moyenne annuelle. En 2023, la hausse s'est poursuivie fortement.
L'Insee a notamment observé que l'inflation avait d'abord été tirée par l'énergie, avant de se transmettre progressivement aux autres produits, notamment à l'alimentation ! En avril 2023, les prix alimentaires étaient environ 20 % plus élevés qu'en janvier 2021.
Cependant, en 2025, l'augmentation annuelle des prix alimentaires avait fortement ralenti à +1,1 %. Mais là encore, rien de bien positif pour nos portes-monnaies, puisque ralentir la hausse ne signifie pas effacer les hausses précédentes ! Une baguette, un litre de lait, de l'huile, de la viande ou des produits d'hygiène peuvent ne plus augmenter aussi rapidement qu'en 2022-2023, mais ils n'en restent pas moins à un prix supérieur à celui qu'ils avaient avant ces hausses. Une inflation qui ralentit peut continuer à être ressentie comme une pression au quotidien.
Ralentissement de l'inflation ne signifie pas retour aux anciens prix
Cette distinction est essentielle, car lorsque l'inflation passe de 6 % à 2 %, cela ne signifie pas que les prix ont diminué de 4 %. Cela signifie simplement qu'ils augmentent moins vite. En août 2026, l'Insee mesurait une inflation de 2,4 %. Mais derrière ce chiffre, les évolutions étaient très différentes (données de juillet 2026) :
- alimentation : +1,0 % ;
- énergie : +12,6 % ;
- produits pétroliers : +20,7 % ;
- gazole : +24,1 % ;
- gaz : +17,7 % ;
- services : +2,2 % ;
- services de santé : +0,2 % ;
- loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères : +1,9 % ;
- assurances : +2,3 % ;
- services de garde d'enfants et autres services de protection sociale : +2,8 % ;
- produits manufacturés : -0,7 %.
Certaines dépenses essentielles augmentent fortement, tandis que les autres ne baissent pas suffisamment pour compenser ces hausses. C'est cette réalité globale que nous demandons aux pouvoirs publics de regarder. Nous demandons que l'on regarde ce que coûte réellement la vie quotidienne d'une famille aujourd'hui, poste par poste, et que l'on compare cette évolution à celle des salaires et des revenus...
À la fin du mois, après avoir payé le logement, l'énergie, l'alimentation, les déplacements et le carburant, l’entretien de la voiture, les assurances, les soins et les dépenses liées aux enfants, que nous reste-t-il réellement pour vivre ?
- 6. EN 2018, LES FRANÇAIS S'ÉTAIENT DÉJÀ MOBILISÉS...
Il y a bientôt huit ans, la France a connu une mobilisation citoyenne d'une ampleur exceptionnelle. Le mouvement des « Gilets jaunes » s'est développé à partir de l'été et de l'automne 2018 autour de la hausse du prix des carburants et de la fiscalité qui les frappait. Les réseaux sociaux, notamment Facebook, ont joué un rôle majeur dans la diffusion des appels. Le mouvement ne disposait pas, à son origine, d'une direction nationale unique. Des citoyens ordinaires ont créé des groupes, des événements et des appels locaux qui se sont ensuite diffusés à travers le pays. À l'automne 2018, le prix du gazole avait atteint des niveaux qui nous paraissent aujourd'hui étonnamment bas. Le prix moyen à la pompe se situait alors autour de 1,50 € par litre selon les séries et les dates retenues.
Le 17 novembre 2018, le ministère de l'Intérieur a recensé environ 282 000 manifestants au moment du pic de participation et environ 2 000 manifestations. Le mouvement ne s'est pas limité à une journée, des rassemblements et actions ont continué pendant plusieurs mois, notamment lors de mobilisations hebdomadaires. La mobilisation a progressivement dépassé la seule question du carburant pour englober le pouvoir d'achat, la fiscalité, les services publics, les inégalités et le sentiment d'être insuffisamment entendu par les institutions.
La colère portait également sur le sentiment d'une accumulation de dépenses, de taxes et de décisions publiques vécues comme injustes ou déconnectées du quotidien. C'est précisément cette distinction que nous voulons retenir aujourd'hui.
Le prix des carburants peut être le déclencheur d'une mobilisation. Le véritable sujet est la capacité à vivre dignement. Cela a-t-il changé aujourd’hui ? La situation s’est-elle améliorée, ou empirée en 8 ans ?
En décembre 2018, face à la colère grandissante d’une grande majorité de français, le Gouvernement a annoncé et fait adopter plusieurs mesures d'urgence économiques et sociales. Parmi elles figuraient :
- l'annulation de la hausse prévue des taxes sur les carburants ;
- une revalorisation importante de la prime d'activité ;
- la défiscalisation et la désocialisation de certaines heures supplémentaires ;
- des mesures concernant certaines pensions et prestations ;
- la possibilité pour les entreprises de verser une prime exceptionnelle de pouvoir d'achat.
Le coût des mesures d'urgence de fin 2018 et de début 2019 a été évalué à plusieurs milliards d'euros ; une analyse de l'Assemblée nationale évoquait environ 9 milliards d'euros pour l'ensemble des administrations publiques, tandis que les mesures nouvelles annoncées après le projet de budget initial représentaient près de 11 milliards d'euros. Le Gouvernement indiquait notamment que la revalorisation exceptionnelle de la prime d'activité pouvait augmenter le revenu disponible d'un salarié au niveau du SMIC d'environ 100 € par mois.
Cela démontre quelque chose d'important : une mobilisation citoyenne peut produire des réponses politiques. Nous avons besoin de nouvelles réponses et qu'elles soient durables.
La mobilisation de 2018 a progressivement diminué après plusieurs mois. Elle a été confrontée à plusieurs difficultés (absence de structure nationale unique, multiplication des revendications, les divisions internes, la récupération ou la tentative de récupération par différents acteurs politiques, la fatigue des participants, les violences commises lors de certaines manifestations, les affrontements avec les forces de l'ordre…) Le mouvement a également connu des épisodes de violences graves. Le 17 novembre 2018, le ministère de l'Intérieur recensait un décès et 229 blessés. Des rapports et décisions ultérieurs ont aussi documenté des blessures graves liées notamment à l'utilisation de certaines armes de force lors des manifestations. Le Conseil de l'Europe a également demandé à la France de mieux protéger les droits de l'homme dans le contexte du maintien de l'ordre pendant les manifestations des Gilets jaunes.
Si nous voulons nous mobiliser aujourd'hui, nous devons apprendre de ce qui s'est passé hier :
- Nous ne voulons pas de violence.
- Nous ne voulons pas de dégradation.
- Nous ne voulons pas d'affrontements.
- Nous ne voulons pas de personnes blessées.
- Nous ne voulons pas qu'une revendication citoyenne soit récupérée par un parti politique.
- Nous ne voulons pas que des citoyens soient opposés les uns aux autres.
Nous voulons utiliser les moyens démocratiques qui existent : s'informer, signer, témoigner, partager, boycotter volontairement, interpeller les élus, se rassembler et manifester dans le respect de nos droits et de la loi.
Nous comprenons aussi la résignation des français et la démotivation à se mobiliser à nouveau : beaucoup de citoyens ont aujourd'hui le sentiment que manifester ne sert plus à rien et ce sentiment n'est pas imaginaire. Le Baromètre de la confiance politique, du CEVIPOF, montre depuis plusieurs années une défiance profonde envers les institutions politiques. En 2026, seuls 22 % des Français interrogés déclaraient avoir confiance dans la politique. La confiance envers les partis politiques était encore plus faible, à 15 %. La confiance dans l'Assemblée nationale était de 20 %.
Parallèlement, une enquête du CEVIPOF consacrée à la démocratie participative montre un paradoxe important : malgré la défiance envers les institutions, 80 % des personnes interrogées restent attachées à la démocratie et 67 % considèrent les assemblées citoyennes comme une bonne chose.
Cela signifie que le problème n'est pas un rejet de la démocratie mais qu’il s'agit d'une demande de démocratie plus concrète, plus directe et plus proche des citoyens...
… Nous voulons être pris au sérieux.
___
✅🏛️🤝 NOS DEMANDES CONCRÈTES À L’ÉTAT :
NOTRE DEMANDE N°1 : UN BOUCLIER DURABLE ET TRANSPARENT CONTRE LES CRISES ÉNERGÉTIQUES
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement d'étudier et de mettre en place un mécanisme permanent, permettant d'amortir automatiquement les hausses exceptionnelles du prix des carburants mais aussi des énergies (électricité, gaz). Ce mécanisme devrait :
- être déclenché selon des critères publics et vérifiables ;
- être temporaire mais automatiquement activable lors d'une crise ou hausse majeure ;
- être financé et évalué de manière transparente ;
- permettre de faire apparaître plus clairement la part du prix correspondant au pétrole, au raffinage, au transport, à la distribution, aux taxes et aux autres composantes ;
- prévoir un mécanisme de contrôle lorsque les cours internationaux diminuent afin que ces baisses soient effectivement répercutées à la pompe pour la question des carburants ;
- réévaluer significativement les conditions d’attribution et le montant des Chèques Énergies ;
- bénéficier prioritairement aux ménages qui dépendent de leur véhicule quotidiennement et prendre en compte la distance domicile-travail (pour la hausse des carburants) ;
- bénéficier prioritairement aux personnes aux revenus modestes et précaires (pour le coût des énergies) (personnes âgées, retraités, étudiants, famille monoparentale, personne en recherche d’emploi, bénéficiaire du RSA, salariés à temps partiels ou en contrat de travail précaire (CDD courts, saisonniers sans prime de fin de contrat, intérimaires, etc…) (liste non exhaustive...)) ;
Nous demandons également que les pouvoirs publics publient régulièrement une comparaison avec les principaux pays européens. Nous voulons savoir pourquoi nous payons ce que nous payons.
NOTRE DEMANDE N°2 : PROTÉGER LE POUVOIR D'ACHAT SANS DEMANDER AUX CITOYENS DE S'ENDETTER POUR S'ADAPTER
Nous demandons la mise en place d'une politique durable de protection du pouvoir d'achat portant en priorité sur les dépenses indispensables :
- carburants et énergies ;
- mais aussi : logement ;
- alimentation ;
- eau ;
- santé ;
- dépenses liées aux enfants ;
- assurances ;
- mobilité ;
- dépenses nécessaires pour travailler.
Nous demandons également que les politiques de transition écologique et énergétique prennent en compte la capacité réelle des ménages à financer les changements demandés. La transition vers le véhicule électrique peut être nécessaire mais elle ne peut pas reposer sur l'idée que chaque ménage peut simplement acheter une voiture neuve. Nous demandons donc que les politiques publiques privilégient également :
- le développement d'une véritable offre de véhicules électriques abordables, y compris d'occasion ;
- des solutions de mobilité plus accessibles dans les territoires ruraux et périurbains ;
- aide plus conséquente pour l’achat de carburant pour les secteurs professionnels essentiels (secteur médical, médico-social, social, transport, etc... (liste non exhaustive) lors des hausses drastiques des prix ;
- des aides réellement accessibles aux foyers modestes pour l’achat de véhicules d’occasion afin de se déplacer décemment, pour le quotidien et pour mieux maintenir l'emploi ou y accéder ;
- le maintien et le développement de solutions (aide aux réparations, soutien à la création et au développement des garages solidaires) pour les personnes qui ne peuvent pas changer immédiatement de véhicule ;
- des alternatives crédibles à la voiture lorsque cela est réellement possible.
Nous ne pourrons pas et nous ne voulons pas choisir entre travailler et pouvoir payer notre carburant. Nous ne voulons pas choisir la survie comme étant notre quotidien...
NOTRE DEMANDE N°3 : DES RÉPONSES PUBLIQUES ET MESURABLES AVANT L'HIVER
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement de répondre publiquement aux revendications de cette pétition et des portes-paroles des mobilisations avant l'hiver 2026-2027. Nous ne demandons pas une promesse et nous demandons une réponse précise.
Pour chaque mesure proposée visant à apporter des solutions concrètes, nous demandons : son coût ; son financement ; sa durée ; sa date de mise en œuvre ; son efficacité attendue et les critères permettant de vérifier son efficacité.
Nous demandons également que cette réponse soit rendue publique et facilement accessible aux citoyens. Nous ne prétendons pas que l'État peut contrôler le prix mondial du pétrole. Nous ne prétendons pas que l'électricité, le gaz, l'alimentation, le logement ou les carburants suivent tous la même évolution. Nous ne prétendons pas avoir toutes les solutions. Nous demandons que les citoyens puissent comprendre les décisions qui affectent leur vie et obtenir des réponses concrètes lorsqu'elles deviennent financièrement beaucoup trop difficiles à supporter.
___
Rappel :
Comment participer à ces mobilisations ? ⬇️
🟡 Je soutiens facilement : LE GILET JAUNE DANS LA VOITURE
Je reprends les codes de 2018 pour diffuser simplement une idée de mécontentement et d’inquiétude avec comme point de départ la hausse du prix des carburants. Le symbole se diffuse vite, facilement et mobilise les citoyens. J’affiche un gilet jaune visible dans ma voiture. Ce symbole est pacifique et marque les esprits.
= coût du soutien : gratuit et simple, code visuel impactant et reconnu de tous et toutes
🟢 Je partage sur les réseaux : JE SIGNE CETTE PÉTITION ET LES AUTRES PÉTITIONS CONCERNANT CES REVENDICATIONS
Tout va vite sur Internet, je signe et partage donc cette pétition pour faire grimper considérablement le chiffre des signatures. Je fais savoir que je souhaite que les pouvoirs publics apportent des réponses concrètes, mesurables et durables. Je signe en mon nom ou anonymement et je reste libre de mes opinions politiques. Je soutiens une mobilisation pacifique, citoyenne et transpartisane. Je partage autour de moi et j’en parle pour que d’autres la signent aussi.
= coût du soutien : totalement gratuit, simple et très rapide
🟠 Je participe par une action simple : LE WEEK-END SANS PLEIN
Si je le peux, je réserve l’achat de carburant pour la semaine. Le week-end, ou que le samedi si cela est trop compliqué pour moi, je me mobilise et je m’organise pour ne pas passer en station-service afin de ne pas acheter de carburant. J’entreprends légalement et pacifiquement ce boycott selon l’arrêt de 2020 de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : j’appelle également les autres citoyens à user de cette modalité d'expression politique et protestataire, simple et facilement réalisable, durant deux jours par semaine. C’est une action collective pacifique et légale. Je refuse ainsi d’acheter du carburant durant une ou deux journées consécutives, sans bloquer qui que ce soit, ni viser d’entreprise spécifique.
Cette mobilisation nationale peut avoir plus d’impact qu’on ne le pense.
🔴 Je manifeste : RASSEMBLEMENT NATIONAL LE SAMEDI 17 OCTOBRE – RECONDUCTION CHAQUE SAMEDI JUSQU’À LA MISE EN PLACE DE CHANGEMENTS CONCRETS
Lorsque des rassemblements ou manifestations sont organisés dans le respect du cadre légal, je peux choisir d'y participer. La date du samedi 17 octobre semble se mettre en place un peu partout en France. La reconduction est essentielle pour espérer obtenir des réponses. Je suis l’avancée des déclarations en préfecture des manifestations. Je refuse de dégrader l’image de cette mobilisation : pas de blocage illégal de route, pas de pénétration dans des propriétés privées, pas de participation à des manifestations non-déclarées. Les demandes auprès du préfet ou du maire sont faites entre 3 jours minimum et 15 jours maximum avant ladite manifestation. Je m’assure de sa déclaration en amont et je manifeste si je le souhaite. C’est une liberté fondamentale.
N’oublions pas :
- la pression politique : un gouvernement écoute plus facilement une foule immense qu'un petit groupe
- la visibilité médiatique : les journaux et la télévision parlent davantage des grands rassemblements
- le courage collectif : la présence des autres rassure et donne envie de s'engager sans peur
- l’effet d'entraînement : voir du monde dans la rue motive les indécis à rejoindre le mouvement
Je soutiens.
Je mets mon gilet jaune.
Je refuse l’achat de carburant dès ce week-end et tout les week-ends à venir.
Je signe et je partage cette pétition.
Je fais entendre ma voix.
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SOURCES ET LIENS :
INSEE — Inflation d’août 2026
https://www.insee.fr/fr/statistiques/9039020
INSEE — Les dépenses de carburant pèsent davantage sur le budget des ménages ruraux — 8 septembre 2026
https://www.insee.fr/fr/statistiques/9037833
INSEE — Les salaires dans le secteur privé en 2024
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8657156
INSEE — Dépenses de logement des ménages en 2024
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8612568?sommaire=8612596
INSEE — Indice des prix à la consommation — séries chronologiques
https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001759970
SDES — 40 millions de voitures en circulation en France au 1er janvier 2026
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/40-millions-de-voitures-en-circulation-en-france-au-1er-janvier-2026
SDES — Prix des produits pétroliers
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/prix-des-produits-petroliers
Ministère de la Transition écologique — Prix des produits pétroliers
https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/prix-produits-petroliers
Ministère de la Transition écologique — Mesures d’accompagnement des acteurs des transports face à la hausse des prix des carburants
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/mesures-daccompagnement-acteurs-transports-face-hausse-prix-du-carburants
Sénat — Travaux et informations relatifs à la situation énergétique et à l’évolution du cours du pétrole en 2026
https://www.senat.fr/
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères — Situation au Moyen-Orient
https://www.diplomatie.gouv.fr/
Ministère des Armées — Situation au Moyen-Orient et opérations militaires de 2026
https://www.defense.gouv.fr/
Assemblée nationale — Travaux parlementaires relatifs aux manifestations et aux Gilets jaunes
https://www.assemblee-nationale.fr/
Vie-publique — Le mouvement des Gilets jaunes et les mesures économiques et sociales de 2018
https://www.vie-publique.fr/
Légifrance — Code de la sécurité intérieure — Manifestations sur la voie publique
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006177163/
Légifrance — Code pénal — Article 431-9
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006418506/
Service de l’État — Déclaration préalable d’une manifestation sur la voie publique
https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/declaration-de-manifestation-sur-la-voie-publique-drome
Gouvernement espagnol — La Moncloa — Mesures relatives aux prix des carburants
https://www.lamoncloa.gob.es/
Gouvernement fédéral allemand — Informations officielles sur la fiscalité énergétique et les carburants
https://www.bundesregierung.de/
Gouvernement des Pays-Bas — Informations officielles sur les droits d’accise et les carburants
https://www.government.nl/
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Pétition lancée le 10 septembre 2026