

Pour protéger le Castor et ses habitats face au chantier de l’A412
Le problème
À l’attention de Madame la Présidente de de l'Assemblée nationale et de Mesdames et Messieurs les Députés,
L’autorisation environnementale signée le 28 août 2026 par le Préfet de la Haute-Savoie ouvre la voie à la réalisation de l’autoroute A412, une liaison autoroutière de 16,5 km entre Machilly et Thonon-les-Bains, concédée à la société AMEDEA, filiale du groupe Eiffage.
Ce projet routier privé, menace directement l'un des derniers réservoirs de biodiversité du Bas-Chablais.
Parmi les impacts les plus alarmants figure la dégradation des zones humides et des cours d’eau abritant le Castor d'Europe (Castor fiber).
Le Castor d'Europe, une espèce strictement protégée en France en en Europe. La loi française (arrêté du 23 avril 2007) et les conditions prévues par le Code de l'environnement interdit formellement la destruction des individus, mais aussi la dégradation ou l'altération de leurs habitats. Le Castor d'Europe bénéficie également d'une protection européenne et internationale (Convention de Berne et la Directive Habitats). Le chantier de l’A412 en cours apparaît incompatible avec les exigences de protection du Castor d’Europe, en portant atteinte à des habitats qu’il fréquente et en fragmentant plusieurs cours d’eau essentiels à son cycle de vie.
Le castor allié du changement climatique. Au sortir d’un été caniculaire, d’une sécheresse historique ou les hydrosystèmes atteignent des niveaux de vulnérabilité extrêmes, le castor est l’animal qui par définition retient l’eau dans les sols, recharge les nappes et soutient les débits des cours d’eau grâce à ses barrages. Des effets qui permettent aussi de créer des zones 3 fois plus résistantes au feu, et 13 fois plus abondantes en termes de biodiversité.
Comment comprendre dans cette temporalité climatique sinistre, que l’on puisse piétiner la réglementation et l’animal qui depuis plusieurs millions d’années participent à créer de l’habitabilité sur nos territoires ?
Au-delà du cas emblématique du castor, ce projet sacrifie au total 180 hectares d'espaces naturels, dont 56 hectares de zones humides agissant comme des puits de carbone indispensables face aux crises climatiques et sécheresses répétées.
Alors qu'une large coalition d'acteurs locaux et après des mois de luttes (associations agréées, agriculteurs, riverains et communes frontalières) a déposé des recours juridiques et demande l'arrêt des abattages en cours, le chantier continue.
Nous demandons à l’Assemblée nationale :
-d’'interpeller le Gouvernement sur l'incompatibilité de l'autorisation environnementale délivrée avec les engagements nationaux et européens de protection de la biodiversité sauvage, notamment concernant le castor d'Europe.
- et de demander que les travaux susceptibles d’entraîner des atteintes irréversibles aux habitats naturels soient réévalués dans l’attente de l’issue des procédures juridictionnelles en cours.
Préserver le castor aujourd'hui, c’est préserver l’habitabilité pour demain.

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Le problème
À l’attention de Madame la Présidente de de l'Assemblée nationale et de Mesdames et Messieurs les Députés,
L’autorisation environnementale signée le 28 août 2026 par le Préfet de la Haute-Savoie ouvre la voie à la réalisation de l’autoroute A412, une liaison autoroutière de 16,5 km entre Machilly et Thonon-les-Bains, concédée à la société AMEDEA, filiale du groupe Eiffage.
Ce projet routier privé, menace directement l'un des derniers réservoirs de biodiversité du Bas-Chablais.
Parmi les impacts les plus alarmants figure la dégradation des zones humides et des cours d’eau abritant le Castor d'Europe (Castor fiber).
Le Castor d'Europe, une espèce strictement protégée en France en en Europe. La loi française (arrêté du 23 avril 2007) et les conditions prévues par le Code de l'environnement interdit formellement la destruction des individus, mais aussi la dégradation ou l'altération de leurs habitats. Le Castor d'Europe bénéficie également d'une protection européenne et internationale (Convention de Berne et la Directive Habitats). Le chantier de l’A412 en cours apparaît incompatible avec les exigences de protection du Castor d’Europe, en portant atteinte à des habitats qu’il fréquente et en fragmentant plusieurs cours d’eau essentiels à son cycle de vie.
Le castor allié du changement climatique. Au sortir d’un été caniculaire, d’une sécheresse historique ou les hydrosystèmes atteignent des niveaux de vulnérabilité extrêmes, le castor est l’animal qui par définition retient l’eau dans les sols, recharge les nappes et soutient les débits des cours d’eau grâce à ses barrages. Des effets qui permettent aussi de créer des zones 3 fois plus résistantes au feu, et 13 fois plus abondantes en termes de biodiversité.
Comment comprendre dans cette temporalité climatique sinistre, que l’on puisse piétiner la réglementation et l’animal qui depuis plusieurs millions d’années participent à créer de l’habitabilité sur nos territoires ?
Au-delà du cas emblématique du castor, ce projet sacrifie au total 180 hectares d'espaces naturels, dont 56 hectares de zones humides agissant comme des puits de carbone indispensables face aux crises climatiques et sécheresses répétées.
Alors qu'une large coalition d'acteurs locaux et après des mois de luttes (associations agréées, agriculteurs, riverains et communes frontalières) a déposé des recours juridiques et demande l'arrêt des abattages en cours, le chantier continue.
Nous demandons à l’Assemblée nationale :
-d’'interpeller le Gouvernement sur l'incompatibilité de l'autorisation environnementale délivrée avec les engagements nationaux et européens de protection de la biodiversité sauvage, notamment concernant le castor d'Europe.
- et de demander que les travaux susceptibles d’entraîner des atteintes irréversibles aux habitats naturels soient réévalués dans l’attente de l’issue des procédures juridictionnelles en cours.
Préserver le castor aujourd'hui, c’est préserver l’habitabilité pour demain.

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Pétition lancée le 30 septembre 2026