Plateau des Claparèdes en danger Centrale solaire de Buoux

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Le problème

NON à l’implantation d’une centrale solaire sur le plateau des Claparèdes, soit le déboisement d'environ 12 ha de pâturage forestier au profit de l’agrivoltaïsme et la pose sur 7,4 ha d’un équipement industriel photovoltaïque.

Le projet

ENERCOOP prévoit d'installer 8 808 panneaux photovoltaïques montés sur 1101 pieux et 367 structures mobiles, dites trackers, réparties sur 7,4 hectares de la parcelle D752 de 28 ha, propriété de la SCEA Morard, sur le plateau des Claparèdes, lieu-dit Les Picatiers. La puissance crête prévue est de 5,8 mégawatts, soit, selon ENERCOOP, l'équivalent de la consommation d'électricité d’environ 2 000 ménages. La construction de la centrale impliquera la destruction d’environ 12 ha d’un milieu naturel de forêt et prairies sèches. Le sol sera terrassé puis la roche broyée afin d’aligner les pieux.

Cette usine à électricité qui occupera au total 8 fois la surface du parking du principal hypermarché d’Apt sera entourée d'une clôture non franchissable en bordure du GR9. L'exploitant agricole, la SCEA Morard, chevrier-fromager de Buoux sera tenu d’y faire paître ses chèvres à l’ombre des structures métalliques. Il bénéficiera du financement partiel d’un bâtiment de 640 m2 avec salle de traite, alimentée en eau par un forage sur le plateau. 

Le projet est une insulte à une nature jusque-là encore préservée :

Ce lieu est unique par sa biodiversité et son histoire. Les Picatiers cumulent les protections : Parc naturel régional du Luberon (PNRL), Géoparc mondial UNESCO, zone de transition de la réserve de biosphère Lure-Luberon, ZNIEFF de type 2. C’est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, reconnue pour la cohérence de ses milieux. On y relève notamment trois plantes protégées : l'Anthémis de Gérard, la Laîche précoce et le Jonc de Rechinger. Il jouxte enfin plusieurs édifices protégés au titre des monuments historiques et des sites archéologiques.

Ce lieu est fragile, dans un territoire sensible. Outre la destruction d’un milieu naturel, la centrale photovoltaïque en fonctionnement présente le risque, même faible, d’un incendie difficilement maîtrisable. La pollution résultant d’un sinistre entraînerait la pollution pour des décennies de la nappe phréatique sous-jacente du plateau dont dépendent des habitations d’Apt, de Buoux et de Bonnieux pour leur ressource en eau.

Pendant 40 ans la majeure partie des profits résultant la production d’électricité (~470 000€ annuel, soit 87% du profit) ira à une structure financière privée extérieure au Pays d’Apt, pour une moindre part à la SCEA Morard (~50 000€, soit 9% du profit) et à la commune de Buoux (~10 000€, soit 2% du profit) alors que les nuisances (bruits, pollution visuelle, travaux de maintenance, surcharge de surveillance pour les pompiers, …) et la perte du milieu naturel sera pour tous les riverains et la faune du Pays d’Apt.

Si ce projet obtient les dérogations environnementales et l’autorisation préfectorale pour être réalisé, alors d’autres financiers de l’énergie utiliseront ce précédent pour sacrifier de nouveaux milieux voisins de chez vous dans nos communes du Parc National Régional du Luberon.


Soutenons la protection de notre environnement. Signez et n’hésitez pas à partager. D’avance merci.

NB: ce projet est le second à émerger sur le plateau des Claparèdes, et le 5éme dans le Luberon. Juste à côté de chez nous, dans le périmètre de la montagne de Lure, plus de 47 projets ont émergé. Face à ce développement effréné qui arrive dans le Luberon, un collectif s'est créé. Rendez-vous sur  www.amilub.org pour suivre son action

Les décisionnaires

Eric PIERRAT
Eric PIERRAT
Sous-préfet d'Apt
Thierry Suquet
Thierry Suquet
Préfet de Vaucluse

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