#PayeTonArtiste, pour vivre de son métier !

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« Félicitations, nous avons l’immense plaisir de vous informer que votre groupe de musique a été sélectionné pour participer à notre événement culturel qui se déroulera le mois prochain.

Le budget dont nous disposons étant limité, nous ne pourrons malheureusement pas vous rémunérer mais nous sommes ravis de vous offrir une importante visibilité et restons persuadés que les retombées seront à la hauteur de vos attentes. » 

Fiction ? Sûrement pas… Cette proposition, combien sommes-nous à l’avoir entendue ?  Beaucoup…mais un artiste qui monte sur scène gagne toujours en visibilité, alors il ne sera jamais nécessaire de le rémunérer ?

Souvent, la rémunération des artistes n'est tout simplement pas prévue par les organisateurs d’événements, comme si c’était normal.

Pourtant, qui aurait l’idée de proposer aux personnes chargées de la vente des billets, à la sécurité ou encore au régisseur de travailler gratuitement ?!

Inspirés par l'initiative #PayeTonAuteur lancée par La Charte des auteurs et illustrateurs de jeunesse, le mouvement #PayeTonArtiste porte une vraie ambition, celle d'une juste rémunération des artistes indépendants.

Le mouvement #PayeTonArtiste s’inscrit dans une démarche constructive : pas question de désigner des coupables, mais plutôt de parler des solutions.

Nous pensons que la place accordée aux artistes dans notre société relève d’une responsabilité collective qui implique aussi bien les lieux de diffusion que le public et les artistes eux-mêmes. Cette affaire concerne tout le monde.

L’idée est simple : artiste, c’est aussi un métier ; il est donc parfaitement légitime que le travail dans ce domaine soit rémunéré dans le respect des conventions sociales et de la réglementation.

La visibilité qui est toujours mise en avant par les organisateurs n'a pas vraiment de sens, être sur scène c'est le métier d'un artiste.

Les artistes sont des travailleurs isolés, ils suivent une formation longue et faite de beaucoup de travail : en moyenne pour un musicien, il faut environ 12 ans de pratique d’un instrument pour atteindre un niveau professionnel.

Parce que le talent ne suffit pas, un artiste travaille beaucoup : un danseur, par exemple, s’entraîne au moins 20 heures par semaine, en plus de ses représentations, de sa diffusion, de la conception de ses outils de communication, de l’administration de sa compagnie, etc.

Un artiste cherche à jouer, c’est sa raison d’être : dans la musique, il participe en général à au moins 3 formations musicales. Connaissez-vous beaucoup de salariés qui travaillent dans 3 boites à la fois ?

Les artistes travaillent beaucoup mais gagnent… peu ! D'après une étude récente sur le secteur des musiques actuelles en Pays de La Loire, 70% des musiciens professionnels ont un revenu inférieur au salaire annuel net médian en France.

Vous trouvez que c’est une situation enviable ?

C’est pour cela que les artistes eux-mêmes doivent refuser le travail non déclaré voire même gratuit, rémunéré en pintes de bières et autres propositions farfelues.

La protection sociale n’est pas une option, c’est une composante essentielle de notre modèle, du « vivre ensemble », d’exercer son métier sans subir une précarité permanente.

A l’ère du tout-gratuit, le public aussi a un rôle à jouer : accepter de participer même modestement au financement des spectacles permet de boucler un budget souvent serré mais réaliste.

L’économie du spectacle est singulière : en ce sens , nous nous réjouissons de voir des experts recommander dans un récent rapport le rapprochement de la Culture et de l’Economie Sociale et Solidaire qui, par son approche éthique et responsable, propose des solutions innovantes adaptées à la spécificité des métiers de la création.

En d’autres termes, il s’agit de ne plus considérer la rémunération des artistes comme la variable d'ajustement qui permet de boucler le budget d’un événement. Les artistes n’ont pas vocation à travailler pour une rémunération inexistante ou rarement supérieures aux minimas sociaux.

Des solutions existent, à l’instar du dispositif mis en place par le GIP Cafés-Culture initié par des organisations professionnelles comme le collectif Culture Bar-Bars.

Des lieux de diffusion s’engagent et parviennent à trouver un modèle économique viable sans compromis sur la rémunération des artistes.

C’est la condition sine qua non si nous voulons continuer à faire vivre un monde de création et de culture.

Que serait un monde sans concerts, sans danseurs, sans magiciens, sans comédiens, sans plasticiens, sans clowns, sans humoristes ?

Pour une reconnaissance du métier d’artiste,

Pour que leur travail soit justement rémunéré,

Pour leur donner les moyens de répéter et créer,

Pour rejoindre un mouvement collectif et constructif,

Pour que demain nos enfants puissent eux-mêmes devenir artiste et en vivre normalement, dignement,

Ou, tout simplement, pour dire aux artistes que vous les aimez et que la société a besoin d’eux,

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