Pétition en faveur d’une redistribution équitable des aides de l’Etat

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Le problème

L’agriculture, ce n’est pas que des vaches et des céréales ! Vive la diversité !

Au sortir de cet été 2026, toutes les composantes de l’agriculture française ont été fortement impactées par les canicules, la sécheresse et les incendies. Le gouvernement a annoncé le 4 septembre son plan “CASI” (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies) d’un milliard d'euros. Ces annonces grandiloquentes masquent une réalité toute autre que nous, maraîchères et maraîchers en production diversifiée, dénonçons aujourd’hui. 

Les aides agricoles en France, qu’elles soient exceptionnelles comme le plan CASI ou structurelles comme la PAC, restent des aides surfaciques, c’est à dire calculées sur le nombre d'hectares de l’exploitation et non sur l’emploi et la valeur ajoutée que génère une structure. 

Quand les aides représentent en moyenne 40 000 € pour une exploitation céréalière, 17 000 € par an et par actif agricole, nous ne touchons en moyenne sur nos structures en maraîchage diversifié que 1 900 €. Un tel delta n’est plus acceptable. 

Pourtant nous avons les mêmes besoins d’adaptation au dérèglement climatique, peut-être même plus car nos structures font très peu appel à la mécanisation, et nécessitent beaucoup de manutention humaine.

A l’heure où on nous parle de l'importance de la sauvegarde de la souveraineté alimentaire française, nous craignons qu’une fois de plus, les annonces du gouvernement, aillent paradoxalement à l’agriculture d’exportation, au détriment de nos filières hyper locales. 

Au moment où l’on s’interroge sur la qualité de l’eau qui n’a jamais été aussi précaire, sur la biodiversité qui disparaît de manière inquiétante, nous avons le sentiment que notre métier qui apporte des solutions sur ces questions est encore l’oublié de cet énième déversement d’argent public en faveur des agriculteurs. 

En Loire-Atlantique nous représentons pourtant 285 fermes, alimentant marchés, amap et épiceries locales. Nous participons activement au regain des bourgs ruraux par nos présence sur les marchés. Notre fierté réside aussi dans ce lien étroit tissé avec nos territoires et nos clients.

Pourtant la lassitude gagne nombre d’entre nous. L’incapacité à se verser un salaire décent tous les mois, notamment quand intervient un aléa naturel, pèse sur notre détermination. D’autant plus quand le sentiment de déclassement agricole et d’injustice vis-à-vis des aides est trop prégnant comme actuellement. 

Aussi par cette pétition, nous maraîchères et maraîchers en production diversifiée, consommatrices et consommateurs et élu-es locaux, nous demandons : 

Une réelle prise en compte de la situation d’urgence dans laquelle se trouve la profession et la mise en place de réponses adéquates tant sur les trésoreries que sur l’adaptation au dérèglement climatique
Une répartition par actif plus équilibrée des aides structurelles comme la PAC intégrant les aménités environnementales ainsi que la notion de souveraineté alimentaire pour les structures en vente directe

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Maxim HUPELLanceur de pétition

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