Depuis le lancement de la pétition contre l'aménagement d'un terrain synthétique en lieu et place du stade en herbe Chabrat, nous avions obtenu que le maire charge le comité biodiversité de documenter plus en profondeur le sujet.
Les travaux du comité ont donné les résultats suivants :
1- évidemment un revêtement synthétique est un facteur négatif pour la biodiversité
2- Les clubs de foot et de touch-rugby ont présenté leurs besoins et leurs plans de développement de la pratique sportive
3- La documentation via des articles et la consultation de nombreuses entreprises par quelques membres du comité a montré qu'augmenter la disponibilité du terrain, sans recourir à des solutions synthétiques, était possible mais avait ses limites (on peut gagner +50% de disponibilité, pas plus).
4- il est vite apparu que derrière l'argument de la disponibilité, se cachait l'objectif de réduire les coûts d'entretien. Déjà très faibles, puisque le terrain est très peu entretenu, un terrain synthétique permettrait de les réduire encore. En le remplaçant tous les 10-15 ans, le coût total (investissement + entretien) est légèrement plus élevé pour un terrain synthétique que pour un terrain en herbe entretenu et optimisé. Mais le maire y voit l'opportunité de réduire la part "fonctionnement" du budget qui lui donne du fil à retordre.
Contrairement à l'engagement qu'il avait pris en Conseil municipal, M. le maire n'a pas mis le sujet du terrain synthétique à l'ordre du jour du Conseil municipal du 27 juin 2024. Interrogé par nos soins, il a concédé repousser sa décision à septembre. Mais qu'aurons-nous de plus en septembre ? Rien puisque le comité biodiversité n'est plus convoqué et ne travaille donc plus à approfondir les voies alternatives esquissées. Notons que parallèlement, une pétition en faveur du terrain synthétique a été opportunément lancée le 09 juin et que le budget pour le terrain synthétique a été maintenu lors de la séance du 27 juin.
Sa stratégie est d'opposer sportifs et partisans de la nature, de la santé et de la limitation de la dissémination plastique. Nous ne souscrivons pas à ce schéma manichéen. Il cherche à sentir le sens du vent et se prépare à décider seul, dans son coin, en ayant écarté d'emblée la solution consistant à optimiser la disponibilité du terrain naturel par un meilleur entretien.
C'est pourquoi je fais appel à vous pour (re)diffuser notre pétition à ceux qui n'en ont pas encore pris connaissance et relancer ceux qui ont rencontré des difficultés à la signer (hélas oui, le process n'est pas complètement trivial et nombreux sont ceux qui ont laissé tomber...).
Seul le nombre peut l'empêcher ;
Ne laissons pas le plastique polluer notre quotidien et notre avenir ;
Ne laissons pas le maire se soustraire de l'équation en construisant une opposition entre sportifs et écologistes : d'autres voies sont possibles, il suffit de les travailler ensemble.
Merci