
NOS ENFANTS NE DOIVENT PAS ÊTRE LES VICTIMES DE CONFLITS D’ADULTES
Le problème
PÉTITION DES PARENTS NOS ENFANTS NE DOIVENT PAS ÊTRE LES VICTIMES DE CONFLITS D’ADULTES
Nous, parents, refusons de rester silencieux. Nous sommes les parents d’enfants accueillis à l’EEAP de Cahors : établissement d'accueil pour enfants et adultes polyhandicapés faisant partie de l'APAJH 46. Des enfants extraordinaires, fragiles, différents, qui ont besoin plus que quiconque de stabilité, de bienveillance, de compétences et de professionnels qui les connaissent profondément. Depuis plusieurs années, nous assistons avec inquiétude à une succession de départs de professionnels au sein de l’établissement. Et pourtant, au milieu de ces changements, une équipe est restée. Une équipe qui connaît nos enfants. Une équipe qui connaît leurs habitudes, leurs réactions, leurs peurs, leurs progrès, leurs petits bonheurs. Une équipe qui a accompagné certains de nos enfants pendant près de vingt ans. Une équipe avec laquelle nous avons construit une relation de confiance. Cette confiance ne s’est pas construite en quelques semaines. Elle s’est construite au fil des années, au fil des soins, des repas, des activités, des crises, des progrès, des journées difficiles et des petites victoires. Aujourd’hui, cette équipe est mise en cause
Nous avons appris qu’un signalement concernant l’équipe éducative et de soins a été effectué auprès de l’ARS par la direction. Mais nous savons également qu’un signalement concernant la direction aurait été effectué auparavant par l’équipe éducative et de soins au cours de l’année scolaire 2025-2026, et qu’un rapport aurait été établi. Nous, parents, n’avons pas connaissance de ce rapport. Nous nous retrouvons donc face à une situation extrêmement préoccupante, dans laquelle des accusations sont portées, des décisions semblent se prendre, mais où les familles, pourtant directement concernées, manquent d’informations. Nous demandons simplement la vérité. Pas une vérité arrangée. Pas une vérité dictée par un camp ou par un autre. Des faits. Des éléments vérifiables. De la transparence.
Parce que nous connaissons nos enfants. Oui, nous ne sommes pas présents dans l’établissement toute la journée. Mais nous sommes leurs parents.
Nous savons lorsqu’ils vont bien. Nous savons lorsqu’ils sont perturbés. Nous savons lorsqu’ils changent. Nous savons reconnaître leurs réactions, leurs habitudes et leurs besoins. Et nous savons aussi reconnaître lorsque quelque chose ne va pas. De nombreux professionnels extérieurs interviennent régulièrement auprès de nos enfants : kinésithérapeutes, ostéopathes, éducateurs spécialisés, musicothérapeutes, professionnels de la danse et bien d’autres. Tous ces regards professionnels comptent.
Alors, si des faits graves concernant l’accompagnement de nos enfants sont reprochés à certains professionnels, nous demandons que ces faits soient établis objectivement et examinés avec toute la rigueur nécessaire.
Nous ne voulons pas que nos enfants deviennent les otages d'un conflit. C’est notre principale inquiétude. Car derrière les conflits institutionnels, derrière les désaccords entre adultes, derrière les décisions administratives et les rapports, il y a nos enfants. Des enfants qui ne peuvent pas toujours parler. Des enfants qui ne peuvent pas toujours expliquer ce qu’ils ressentent. Des enfants qui ont besoin de repères et de personnes qu’ils connaissent. Leur stabilité ne peut pas être une variable d’ajustement. Nous ne pouvons pas accepter que des professionnels qui ont construit pendant des années une relation de confiance avec nos enfants soient écartés sans que nous, parents, puissions comprendre pourquoi et être entendus.
Et nous ne pouvons pas davantage accepter que la situation actuelle fragilise l’avenir même de la structure. Cette structure, c’est aussi la nôtre. C’est le lieu où nos enfants sont accueillis. C’est le lieu qui permet à certaines familles de continuer à travailler, de souffler quelques heures, de vivre tout simplement. Car il faut le dire : pour beaucoup d’entre nous, trouver une structure capable d’accueillir nos enfants est déjà un parcours du combattant. Et lorsque l’on a enfin trouvé une équipe en qui notre enfant a confiance, lorsque l’on a enfin trouvé des professionnels qui le comprennent et qui savent l’accompagner, cette confiance est précieuse. Elle est fragile. Elle ne peut pas être reconstruite du jour au lendemain.
Nous avons déjà trop peu de solutions. Nos enfants ont besoin de structures adaptées. Nos familles ont besoin de solutions de répit. Nous avons besoin de pouvoir travailler, de pouvoir nous reposer, de pouvoir accompagner nos autres enfants, de pouvoir simplement reprendre notre souffle. Aujourd’hui, nous avons le sentiment que tout cela est fragilisé. Et nous refusons de rester spectateurs. Nous demandons des garanties. Nous demandons :
→ La transparence sur les signalements et les procédures en cours, dans le respect des obligations de confidentialité.
→ Une évaluation objective et indépendante des faits reprochés aux professionnels.
→ Que la parole des parents soit entendue et prise en considération.
→ Que l’intérêt, la sécurité, la dignité et le bien-être de nos enfants soient placés au-dessus de tout conflit institutionnel.
→ La garantie de la continuité de leur accompagnement.
→ Le maintien d’un environnement stable et sécurisant pour nos enfants.
NOUS DEMANDONS LA DÉMISSION DE LA DIRECTRICE ET LA DISSOLUTION DU BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Au regard de la situation actuelle, de la perte de confiance exprimée par de nombreuses familles et de la profonde inquiétude que suscite la gestion de cette crise, nous demandons que la directrice ainsi que le bureau du conseil d'administration prennent leurs responsabilités et présentent leur démission. Cette demande n’est pas dirigée contre des personnes par principe. Elle traduit une perte de confiance et notre volonté de voir s’ouvrir une nouvelle étape, fondée sur le dialogue, la transparence, l’apaisement et surtout sur la priorité absolue donnée à nos enfants. Nous souhaitons qu’une nouvelle gouvernance puisse restaurer la confiance entre les familles, les professionnels et les instances dirigeantes, dans l’intérêt de tous et avant tout dans celui de nos enfants.
Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons simplement que nos enfants soient considérés pour ce qu’ils sont : des êtres humains, avec des besoins, des émotions, des droits et une dignité. Nous demandons que leurs familles soient respectées. Nous demandons que les professionnels qui les accompagnent soient entendus. Nous demandons que les décisions qui concernent leur quotidien et leur avenir soient prises avec sérieux, transparence et responsabilité. Aujourd’hui, nous devons nous unir. Nous ne devons pas nous laisser diviser. Nous ne devons pas nous laisser opposer les uns aux autres. Nous devons rester vigilants. Et surtout, nous devons rester mobilisés. Car demain, il sera peut-être trop tard pour constater les conséquences de décisions que nous aurions laissé prendre sans réagir. Nous ne voulons pas attendre que nos enfants perdent leurs repères pour nous demander ce que nous aurions pu faire. Nous voulons agir maintenant.
Pour nos enfants. Pas pour alimenter un conflit. Pour défendre leur stabilité. Pas pour protéger des intérêts particuliers. Pour préserver leur avenir. NOUS, PARENTS, DISONS STOP AU SILENCE. Nous demandons à être entendus. Nous demandons des réponses. Nous demandons de la transparence. Nous demandons des garanties. Et nous demandons que nos enfants restent au cœur de toutes les décisions. Parce qu’ils n’ont pas choisi leur handicap. Parce qu’ils ne doivent pas subir les conséquences des conflits des adultes. Parce qu’ils ont besoin de stabilité, de respect et de professionnels qui les connaissent. Parce que derrière chaque enfant accueilli à l’EEAP, il y a une famille qui se bat chaque jour. Et parce que nos enfants méritent que nous nous battions pour eux.
NOUS SIGNONS CETTE PÉTITION POUR NOS ENFANTS. Pour qu’ils soient protégés. Pour qu’ils soient respectés. Pour que leur accompagnement soit préservé. Pour que leur équipe soit entendue. Pour que leur structure continue d’exister. Pour que leur avenir ne soit jamais sacrifié au nom de conflits qui ne sont pas les leurs. ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DES PARENTS. Pour nos enfants. Pour leur équipe. Pour leur structure. Pour leur avenir.

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Le problème
PÉTITION DES PARENTS NOS ENFANTS NE DOIVENT PAS ÊTRE LES VICTIMES DE CONFLITS D’ADULTES
Nous, parents, refusons de rester silencieux. Nous sommes les parents d’enfants accueillis à l’EEAP de Cahors : établissement d'accueil pour enfants et adultes polyhandicapés faisant partie de l'APAJH 46. Des enfants extraordinaires, fragiles, différents, qui ont besoin plus que quiconque de stabilité, de bienveillance, de compétences et de professionnels qui les connaissent profondément. Depuis plusieurs années, nous assistons avec inquiétude à une succession de départs de professionnels au sein de l’établissement. Et pourtant, au milieu de ces changements, une équipe est restée. Une équipe qui connaît nos enfants. Une équipe qui connaît leurs habitudes, leurs réactions, leurs peurs, leurs progrès, leurs petits bonheurs. Une équipe qui a accompagné certains de nos enfants pendant près de vingt ans. Une équipe avec laquelle nous avons construit une relation de confiance. Cette confiance ne s’est pas construite en quelques semaines. Elle s’est construite au fil des années, au fil des soins, des repas, des activités, des crises, des progrès, des journées difficiles et des petites victoires. Aujourd’hui, cette équipe est mise en cause
Nous avons appris qu’un signalement concernant l’équipe éducative et de soins a été effectué auprès de l’ARS par la direction. Mais nous savons également qu’un signalement concernant la direction aurait été effectué auparavant par l’équipe éducative et de soins au cours de l’année scolaire 2025-2026, et qu’un rapport aurait été établi. Nous, parents, n’avons pas connaissance de ce rapport. Nous nous retrouvons donc face à une situation extrêmement préoccupante, dans laquelle des accusations sont portées, des décisions semblent se prendre, mais où les familles, pourtant directement concernées, manquent d’informations. Nous demandons simplement la vérité. Pas une vérité arrangée. Pas une vérité dictée par un camp ou par un autre. Des faits. Des éléments vérifiables. De la transparence.
Parce que nous connaissons nos enfants. Oui, nous ne sommes pas présents dans l’établissement toute la journée. Mais nous sommes leurs parents.
Nous savons lorsqu’ils vont bien. Nous savons lorsqu’ils sont perturbés. Nous savons lorsqu’ils changent. Nous savons reconnaître leurs réactions, leurs habitudes et leurs besoins. Et nous savons aussi reconnaître lorsque quelque chose ne va pas. De nombreux professionnels extérieurs interviennent régulièrement auprès de nos enfants : kinésithérapeutes, ostéopathes, éducateurs spécialisés, musicothérapeutes, professionnels de la danse et bien d’autres. Tous ces regards professionnels comptent.
Alors, si des faits graves concernant l’accompagnement de nos enfants sont reprochés à certains professionnels, nous demandons que ces faits soient établis objectivement et examinés avec toute la rigueur nécessaire.
Nous ne voulons pas que nos enfants deviennent les otages d'un conflit. C’est notre principale inquiétude. Car derrière les conflits institutionnels, derrière les désaccords entre adultes, derrière les décisions administratives et les rapports, il y a nos enfants. Des enfants qui ne peuvent pas toujours parler. Des enfants qui ne peuvent pas toujours expliquer ce qu’ils ressentent. Des enfants qui ont besoin de repères et de personnes qu’ils connaissent. Leur stabilité ne peut pas être une variable d’ajustement. Nous ne pouvons pas accepter que des professionnels qui ont construit pendant des années une relation de confiance avec nos enfants soient écartés sans que nous, parents, puissions comprendre pourquoi et être entendus.
Et nous ne pouvons pas davantage accepter que la situation actuelle fragilise l’avenir même de la structure. Cette structure, c’est aussi la nôtre. C’est le lieu où nos enfants sont accueillis. C’est le lieu qui permet à certaines familles de continuer à travailler, de souffler quelques heures, de vivre tout simplement. Car il faut le dire : pour beaucoup d’entre nous, trouver une structure capable d’accueillir nos enfants est déjà un parcours du combattant. Et lorsque l’on a enfin trouvé une équipe en qui notre enfant a confiance, lorsque l’on a enfin trouvé des professionnels qui le comprennent et qui savent l’accompagner, cette confiance est précieuse. Elle est fragile. Elle ne peut pas être reconstruite du jour au lendemain.
Nous avons déjà trop peu de solutions. Nos enfants ont besoin de structures adaptées. Nos familles ont besoin de solutions de répit. Nous avons besoin de pouvoir travailler, de pouvoir nous reposer, de pouvoir accompagner nos autres enfants, de pouvoir simplement reprendre notre souffle. Aujourd’hui, nous avons le sentiment que tout cela est fragilisé. Et nous refusons de rester spectateurs. Nous demandons des garanties. Nous demandons :
→ La transparence sur les signalements et les procédures en cours, dans le respect des obligations de confidentialité.
→ Une évaluation objective et indépendante des faits reprochés aux professionnels.
→ Que la parole des parents soit entendue et prise en considération.
→ Que l’intérêt, la sécurité, la dignité et le bien-être de nos enfants soient placés au-dessus de tout conflit institutionnel.
→ La garantie de la continuité de leur accompagnement.
→ Le maintien d’un environnement stable et sécurisant pour nos enfants.
NOUS DEMANDONS LA DÉMISSION DE LA DIRECTRICE ET LA DISSOLUTION DU BUREAU DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Au regard de la situation actuelle, de la perte de confiance exprimée par de nombreuses familles et de la profonde inquiétude que suscite la gestion de cette crise, nous demandons que la directrice ainsi que le bureau du conseil d'administration prennent leurs responsabilités et présentent leur démission. Cette demande n’est pas dirigée contre des personnes par principe. Elle traduit une perte de confiance et notre volonté de voir s’ouvrir une nouvelle étape, fondée sur le dialogue, la transparence, l’apaisement et surtout sur la priorité absolue donnée à nos enfants. Nous souhaitons qu’une nouvelle gouvernance puisse restaurer la confiance entre les familles, les professionnels et les instances dirigeantes, dans l’intérêt de tous et avant tout dans celui de nos enfants.
Nous ne demandons pas l’impossible. Nous demandons simplement que nos enfants soient considérés pour ce qu’ils sont : des êtres humains, avec des besoins, des émotions, des droits et une dignité. Nous demandons que leurs familles soient respectées. Nous demandons que les professionnels qui les accompagnent soient entendus. Nous demandons que les décisions qui concernent leur quotidien et leur avenir soient prises avec sérieux, transparence et responsabilité. Aujourd’hui, nous devons nous unir. Nous ne devons pas nous laisser diviser. Nous ne devons pas nous laisser opposer les uns aux autres. Nous devons rester vigilants. Et surtout, nous devons rester mobilisés. Car demain, il sera peut-être trop tard pour constater les conséquences de décisions que nous aurions laissé prendre sans réagir. Nous ne voulons pas attendre que nos enfants perdent leurs repères pour nous demander ce que nous aurions pu faire. Nous voulons agir maintenant.
Pour nos enfants. Pas pour alimenter un conflit. Pour défendre leur stabilité. Pas pour protéger des intérêts particuliers. Pour préserver leur avenir. NOUS, PARENTS, DISONS STOP AU SILENCE. Nous demandons à être entendus. Nous demandons des réponses. Nous demandons de la transparence. Nous demandons des garanties. Et nous demandons que nos enfants restent au cœur de toutes les décisions. Parce qu’ils n’ont pas choisi leur handicap. Parce qu’ils ne doivent pas subir les conséquences des conflits des adultes. Parce qu’ils ont besoin de stabilité, de respect et de professionnels qui les connaissent. Parce que derrière chaque enfant accueilli à l’EEAP, il y a une famille qui se bat chaque jour. Et parce que nos enfants méritent que nous nous battions pour eux.
NOUS SIGNONS CETTE PÉTITION POUR NOS ENFANTS. Pour qu’ils soient protégés. Pour qu’ils soient respectés. Pour que leur accompagnement soit préservé. Pour que leur équipe soit entendue. Pour que leur structure continue d’exister. Pour que leur avenir ne soit jamais sacrifié au nom de conflits qui ne sont pas les leurs. ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DES PARENTS. Pour nos enfants. Pour leur équipe. Pour leur structure. Pour leur avenir.

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Pétition lancée le 24 septembre 2026