Petition updateDes milliers de Corses contre la destruction des maisons Peretti à Coti Chjavari

Nous ne lâchons rien après l'arrêt devant la cour de cassation : il faut sauver les maisons Peretti

Xavier CULIOLIAjaccio, France
Mar 15, 2026

Bonjour à toutes et à tous. Vous l'avez peut-être appris par la presse, mais la Cour de cassation a donné raison aux associations plaignantes et a donc rendu exécutoire la condamnation des Peretti à détruire leurs maisons.

Par ailleurs, ils devraient payer les astreintes, dont le montant risque fort de s'élever à un demi-million d'euros, qui iront remplir les poches du GARDE et d’U Levante.

Nous avons découvert que dans cette zone, seul le permis de construire légal qui avait été octroyé aux Peretti a été attaqué par les associations. Mieux près d'une cinquantaine d'autres ont été réalisés dans cette zone remarquable après le vote du Padduc alors que c'était légalement impossible. Les associations ont donc persécuté les Peretti pendant quatorze ans fermant les yeux sur toutes les violations de la loi pourtant réalisés dans le voisinage. Dans toute cette affaire il n'y a qu'injustice légale et parfois illégale qui mêle acharnement haineux, dysfonctionnement administratif, lâcheté et parfois incompétence.

Pour ce qui concerne ce dernier point, le conseil des Peretti doit rencontrer le juge de l'application pour tenter de négocier la somme. Contrairement aux mensonges proférés par les associations, la famille Peretti est proche de la ruine. Julien, le chef de famille, maintient le domaine en l'état en multipliant les chantiers, puisque son métier est l'élévation de murs en pierres sèches. Quant à son frère Jean Côme, lui aussi touché par le verdict, il est un petit retraité et ne voit pas très bien comment payer les sommes astronomiques qui risquent de lui être demandées.

Il va de soi que nous qui nous sommes battus pendant deux ans pour défendre les maisons ancestrales des Peretti, nous n'accepterons pas que les maisons soient touchées. Il faut savoir qu'en cas de plainte au civil, c'est aux plaignants de faire détruire. Il va donc falloir que les associations trouvent une entreprise pour accomplir cette mise à mort. Nous savons qu'en Corse, il n'y aura pas d'entrepreneur qui acceptera un tel déshonneur.

Mais si, par malheur, les associations parvenaient à dépasser cet obstacle, nous appellerions tout aussitôt à un rassemblement plus vaste encore que celui que nous avions réussi en décembre 2003, quand près de deux mille personnes étaient venues pour défendre les Peretti. Nous le ferons pacifiquement, tout au moins pour ce qui nous concerne. Et nous doutons que les autorités représentant l'État prennent le risque d'un nouvel Aléria, alors même que le monde prend feu, que les difficultés se multiplient au niveau national et que le local, lui-même, devient inflammable.

Quoi qu'il en soit, soyez assurés que nous mènerons notre combat juste jusqu'au bout et sans fléchir. Nous comptons lancer une nouvelle offensive après les élections. Le domaine d'A Saparella doit continuer à vivre.

Encore merci à toutes et à tous et nous comptons encore et toujours sur votre énergie et votre solidarité pour défendre cette Corse que nous aimons, cette Corse authentique, alors que jamais la spéculation immobilière n'a été aussi virulente.

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