

Non à 60% de surtaxe à Merlimont
Le problème
Madame le Maire de Merlimont,
Mesdames, Messieurs, les élus du conseil municipal,
Contexte : entre incohérence et contradiction, l’aveu d’un désamour
Après avoir acté en 2023 la stabilité de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, réaffirmé cette position dans le compte rendu de la réunion estivale du mois de juillet, le conseil municipal à l’unanimité a voté dans la précipitation fin septembre et sans aucune concertation avec les administrés l’application de la surtaxe maximale de 60% pour les résidences secondaires dès l’année 2024.
Une ambition affirmée par voie de presse : obliger les propriétaires de résidences secondaires à vendre leur bien ou à le louer à l’année, bref à ne plus en disposer et transformer notre station balnéaire, sa vocation première, en résidence dortoir, y compris lors des vacances.
Une incompréhension quand les communes voisines (Cucq, Le Touquet ou Berck) n’ont pas imposé de surtaxe alors que les deux dernières envisagent sérieusement de traiter leur front de mer par esthétisme quand Merlimont passe son tour alors que les assauts réguliers des marées tempétueuses nous inquiètent tous.
Un vote mais des problématiques et des interrogations qui mènent à la discorde
Une problématique sociale :
o Rupture de l’équité fiscale et donc de l’égalité devant l’impôt entre les citoyens de Merlimont : plus de 80% des impôts locaux payés par les résidents secondaires. Cette surtaxe devient une taxe de non-habitation.
o Des difficultés de paiement pour des personnes qui ont mis toute une vie à acquérir leur appartement ou leur petite maison, qui en ont parfois hérité où Merlimont est leur seule bouée d’oxygène. Merlimont n’est pas le paradis des exilés fiscaux.
Une problématique pour les propriétaires
o Le bâti de Merlimont est ancien et les normes actuelles le classent majoritairement en passoire thermique. Comment louer des biens à l’année sans investir massivement ? Ces biens sont inadaptés au changement d’usage. Le surcoût d’achat de 30% des biens immobiliers sur le littoral annule de facto toute rentabilité locative annuelle comparée à des villes bien plus abordables financièrement.
Des interrogations pour nos commerçants
o Que deviendront les commerces de restauration, de loisir, immobiliers etc. … avec un changement de typologie des habitants dont la vocation première n’est pas de passer ses vacances à Merlimont sauf à ce que la mairie les y oblige pour combler les pertes irrémédiables des commerçants ?
Des hausses d’impôts fonciers à prévoir y compris pour les résidents permanents : une telle hausse de la population permanente nécessite des équipements municipaux (école, crèche, salle de sport, nouveau réfectoire et personnel associé). La seule surtaxe ne suffira pas et les impôts locaux de tous continueront à grimper.
Enfin une problématique de représentativité au sein du conseil municipal qui n’est pas représentatif des 70% des propriétaires (3600 résidences secondaires sur 5200 résidences) : il est facile dès lors de voter une taxe alors que l’on sait pertinemment que l’on en sera exonéré.
Notre exigence inconditionnelle
Devant les problématiques et interrogations soulevées, nous exigeons le retrait immédiatement de cette surtaxe abusive, injuste, inutile, contreproductive et punitive par un vote en conseil municipal et appelons chacun des élus en son âme et conscience à bien prendre en compte la rupture sociétale, certes à l’échelle de notre commune, que le vote de septembre va engendrer.
Nos propositions
Mettre en place dans le cadre de la démocratie participative au sein de notre conseil municipal la présence de représentants de notre collectif au sein de chaque commission pour simple avis consultatif bien évidemment.
Rappel que d’autres alternatives à la surtaxe des résidences secondaires peuvent être utilisées plus efficacement
o L’octroi d’une prime municipale et ou de la communauté de communes aux propriétaires souhaitant mettre leurs biens en location pour une durée de 3 ans par la signature d’une convention tripartite (certaines communes l’expérimentent)
o La mise en place d’un permis de louer pour éviter toute dérive de marchands de sommeil.
o L’accompagnement des propriétaires désirant mettre leur bien en location par un interlocuteur des services municipaux de l’urbanisme facilitant leurs démarches administratives.
o La modulation de la taxe de séjour.
o Prendre l’exemple récent de la ville du Touquet qui a choisi de ne pas mettre de surtaxe mais de mettre en place un dispositif pour lutter contre la fraude en attribuant un numéro de location et une éventuelle modification du lieu d’usage.
Si malgré cette pétition et les arguments exposés, vous décidiez de maintenir cette surtaxe, notre collectif prendra ses responsabilités en trouvant d’autres leviers d’actions toujours dans le respect de la démocratie et de la pluralité de ses membres et sera en capacité de peser aux prochaines échéances électorales municipales dans le seul but de défendre l’intérêt général des habitants de Merlimont.
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Le problème
Madame le Maire de Merlimont,
Mesdames, Messieurs, les élus du conseil municipal,
Contexte : entre incohérence et contradiction, l’aveu d’un désamour
Après avoir acté en 2023 la stabilité de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, réaffirmé cette position dans le compte rendu de la réunion estivale du mois de juillet, le conseil municipal à l’unanimité a voté dans la précipitation fin septembre et sans aucune concertation avec les administrés l’application de la surtaxe maximale de 60% pour les résidences secondaires dès l’année 2024.
Une ambition affirmée par voie de presse : obliger les propriétaires de résidences secondaires à vendre leur bien ou à le louer à l’année, bref à ne plus en disposer et transformer notre station balnéaire, sa vocation première, en résidence dortoir, y compris lors des vacances.
Une incompréhension quand les communes voisines (Cucq, Le Touquet ou Berck) n’ont pas imposé de surtaxe alors que les deux dernières envisagent sérieusement de traiter leur front de mer par esthétisme quand Merlimont passe son tour alors que les assauts réguliers des marées tempétueuses nous inquiètent tous.
Un vote mais des problématiques et des interrogations qui mènent à la discorde
Une problématique sociale :
o Rupture de l’équité fiscale et donc de l’égalité devant l’impôt entre les citoyens de Merlimont : plus de 80% des impôts locaux payés par les résidents secondaires. Cette surtaxe devient une taxe de non-habitation.
o Des difficultés de paiement pour des personnes qui ont mis toute une vie à acquérir leur appartement ou leur petite maison, qui en ont parfois hérité où Merlimont est leur seule bouée d’oxygène. Merlimont n’est pas le paradis des exilés fiscaux.
Une problématique pour les propriétaires
o Le bâti de Merlimont est ancien et les normes actuelles le classent majoritairement en passoire thermique. Comment louer des biens à l’année sans investir massivement ? Ces biens sont inadaptés au changement d’usage. Le surcoût d’achat de 30% des biens immobiliers sur le littoral annule de facto toute rentabilité locative annuelle comparée à des villes bien plus abordables financièrement.
Des interrogations pour nos commerçants
o Que deviendront les commerces de restauration, de loisir, immobiliers etc. … avec un changement de typologie des habitants dont la vocation première n’est pas de passer ses vacances à Merlimont sauf à ce que la mairie les y oblige pour combler les pertes irrémédiables des commerçants ?
Des hausses d’impôts fonciers à prévoir y compris pour les résidents permanents : une telle hausse de la population permanente nécessite des équipements municipaux (école, crèche, salle de sport, nouveau réfectoire et personnel associé). La seule surtaxe ne suffira pas et les impôts locaux de tous continueront à grimper.
Enfin une problématique de représentativité au sein du conseil municipal qui n’est pas représentatif des 70% des propriétaires (3600 résidences secondaires sur 5200 résidences) : il est facile dès lors de voter une taxe alors que l’on sait pertinemment que l’on en sera exonéré.
Notre exigence inconditionnelle
Devant les problématiques et interrogations soulevées, nous exigeons le retrait immédiatement de cette surtaxe abusive, injuste, inutile, contreproductive et punitive par un vote en conseil municipal et appelons chacun des élus en son âme et conscience à bien prendre en compte la rupture sociétale, certes à l’échelle de notre commune, que le vote de septembre va engendrer.
Nos propositions
Mettre en place dans le cadre de la démocratie participative au sein de notre conseil municipal la présence de représentants de notre collectif au sein de chaque commission pour simple avis consultatif bien évidemment.
Rappel que d’autres alternatives à la surtaxe des résidences secondaires peuvent être utilisées plus efficacement
o L’octroi d’une prime municipale et ou de la communauté de communes aux propriétaires souhaitant mettre leurs biens en location pour une durée de 3 ans par la signature d’une convention tripartite (certaines communes l’expérimentent)
o La mise en place d’un permis de louer pour éviter toute dérive de marchands de sommeil.
o L’accompagnement des propriétaires désirant mettre leur bien en location par un interlocuteur des services municipaux de l’urbanisme facilitant leurs démarches administratives.
o La modulation de la taxe de séjour.
o Prendre l’exemple récent de la ville du Touquet qui a choisi de ne pas mettre de surtaxe mais de mettre en place un dispositif pour lutter contre la fraude en attribuant un numéro de location et une éventuelle modification du lieu d’usage.
Si malgré cette pétition et les arguments exposés, vous décidiez de maintenir cette surtaxe, notre collectif prendra ses responsabilités en trouvant d’autres leviers d’actions toujours dans le respect de la démocratie et de la pluralité de ses membres et sera en capacité de peser aux prochaines échéances électorales municipales dans le seul but de défendre l’intérêt général des habitants de Merlimont.
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Pétition lancée le 1 novembre 2023