Neuigkeit zur PetitionAppel aux élu.e.s de la République françaiseAppels aux élu.e.s de la République française
Muriel BLACHÈRENîmes, Frankreich
22.03.2018
Jugée à huis clos par un tribunal militaire, Ahed Tamimi a été condamnée ce mercredi 21 mars au soir à 8 mois de prison. Elle sera donc libre cet été, car la cour prend en compte le temps qu'elle a déjà passé en détention provisoire. Cette peine est assortie d'une amende de 5 000 shekels, soit environ 1 200 euros. Huit charges ont été abandonnées, Ahed Tamimi n'a plaidé que pour 4 sur les 12 charges retenues à l'origine contre elle, notamment agression, incitation et obstruction à la mission des soldats. Dans un communiqué, le comité de soutien de l’ado palestinienne, âgée de 16 ans au moment des faits, y voit une forme de victoire. L’accusation a accepté d’abandonner huit des douze chefs d’inculpation. Les plus graves, à l’instar de celui d’«assaut aggravé», pour lesquels elle risquait une peine de prison de plusieurs années. En échange, Ahed Tamimi reconnaît avoir giflé un soldat, fait «obstruction à leur mission» et appelé à des manifestations. Ahed Tamimi est devenue après son incarcération un symbole mondial, soutenue par l’écrasante majorité des associations de défense des droits de l’homme ainsi que de nombreux pays et institutions, dont l’Union européenne, qui ont appelé à sa libération. La décision des autorités israéliennes, après une première audience ouverte au public et aux journalistes, de la juger à huis clos avait été aussi sévèrement condamnée. Selon le collectif «Free Tamimi», la jeune palestinienne a choisi de garder le silence durant toute la procédure. Continuons à faire signer notre pétition pour qu'aucun enfant ne reste dans les prisons israélienne. Selon l’ONG palestinienne Addameer, 274 mineurs palestiniens ont été arrêtés depuis le début de l’année 2018, et attendent à leur tour d’être jugés par un tribunal militaire israélien, où le taux de condamnation dépasse les 99%.
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